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AFRIQUE

56ème journée de la République du Congo : une évocation du gouvernement sur les choix à opérer dans le contexte actuel


Alwihda Info | Par Jonas Mvouanzi - 28 Novembre 2014 modifié le 28 Novembre 2014 - 17:13

« … les congolais doivent choisir ce qui est mieux et non ce que la conjoncture internationale leur demande de choisir… », ces mots ont été prononcés, ce 28 novembre 2014 à Brazzaville, par le ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice et des droits humains, Aimé Emmanuel Yoka, à l’occasion de la célébration de la 56 ème journée de la République, patronnée par le président Denis Sassou N’Guesso.


La tradition a été respectée, ce 28 novembre, par les congolais qui se sont rassemblés au palais du peuple pour commémorer, en présence du président Sassou N’Guesso accompagné de son épouse, la 58 ème journée de la République.

L’un des moments phare de ces retrouvailles a été l’évocation du gouvernement par l’entremise du ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice et des droits humains, Aimé Emmanuel Yoka, qui dans une verve teintée à la fois de mélancolie et d’espérance a jeté le pavé dans la marre en déclarant qu’en plus de 50 ans, les congolais n’ont pas pu fonder un état juste qui doit se mettre au service de la République.

D’où son constat : « la République et l’émotion ne sont pas conciliables. » C’est pour cette raison que, Aimé Emmanuel yoka, a invité les congolais à plus de responsabilité dans certains choix à opérer dans le contexte actuel , marqué par le débat sur les réformes constitutionnelles en Afrique dont le président Burkinabé, Blaise Compaoré, y a fait les frais, en voulant faire sauter de manière cavalière le verrou constitutionnel.

Dans son évocation, le ministre d’Etat a rappelé les grandes séquences qui sou- tendent tout processus décisionnel. Il a cité notamment la motivation, l’opportunité et la méthode. C’est pourquoi, il recommande à l’ensemble des congolais de faire prévaloir la notion de souveraineté dans les choix à faire. « … la conjoncture internationale ne doit pas nous guider sur ce que l’on doit faire, mais ce qui est fondamental pour nous c’est ce qui est mieux et non ce que l’on nous demande de choisir… », a-t-il indiqué.

Ainsi, le ministre congolais s’est-il étonné du tumulte « inaudible » sur le débat actuel de la constitution du 20 janvier 2002, alors que la volonté populaire doit s’exprimer, car selon lui « une constitution ne peut pas se cacher, elle est visible, transportable. Elle n’est pas l’emblème, le logo d’un parti et d’un département. »

Son invite à la classe politique et à tous les candidats à l’élection présidentielle de 2016, c’est de s’abstenir de tout comportement qui porterait préjudice à la paix et au consensus, toujours le consensus. Dans cette optique, il a mis à leur portée ce dicton populaire selon lequel : « on ne reconnait la valeur d’un bien qu’après l’avoir perdu » et de conclure avec les paroles de Napoléon : « le cœur d’un homme d’Etat se trouve dans sa tête. »

 


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