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POINT DE VUE

A Quand l’enregistrement sur la liste électorale des centrafricains de l’étranger


Alwihda Info | Par Salomon Kotro - 3 Août 2015 modifié le 3 Août 2015 - 21:24


Le processus électoral est enclenché  fort longtemps depuis l’avènement de la cheffe de l’Etat de transition  Catherine Samba Panza à la tête  du pays  qui avait comme mission  entre autre d’organiser les élections a travers le suffrage universel  afin de passer la main au régime issu de la volonté populaire et démocratique. A cet effet,  le forum de Bangui,  avait  décidé le maintient des autorités de la transition jusqu’aux élections. Ainsi le gouvernement a fixé  la date des élections  le  4 octobre pour le referendum, le 18 octobre pour les élections présidentielles et législatives et le deuxième  tour le 22 novembre 2015.  Suite au calendrier établi par l’Agence Nationale des Elections (ANE), timidement, les populations de Bangui se sont  enrôlées sur la liste électorale. Mais c’en est- il  de l’enregistrement sur la liste électorale  sur  toute l’étendue du territoire ? Aucune information officielle n’est connue sur le déroulement de l’inscription sur la liste des populations. Si au pays la population s’est inscrite  à  quand les centrafricains de l’étranger vont-ils s’inscrire la liste électorale ?  

A ce jour aucune représentation diplomatique n’a procédé par le biais du service de dénombrement mis en place par l’Agence Nationale des élections  pour autoriser les  centrafricains de l’étranger de s’inscrire afin de participer au choix des futures dirigeants. A deux mois des échéances comment  cela en  sera possible pour les centrafricains de l’étranger de voter.

Les élections certes, ne sont pas la solution a la crise  centrafricaine, mais elles matérialisent la participation effective du peuple au choix des dirigeants du pays et elles sont aussi la consécration d’un processus d’adhésion du peuple a l’idéal politique et du vivre ensemble. 

La République centrafricaine a connu une crise  sans précédent, faisons de sorte que ces élections à venir soient un outil de réconciliation, de l’acceptation de la différence. La montée de la haine progressive  et la violence dans le pays  doivent amener les autorités de transition à apporter des réponses et à mettre en place des dispositifs pour éviter  au pays le risque d’embrasement. Ces élections doivent être ouvertes et inclusives a tous pour parer a toutes éventualités. Une crise postélectoral,  va sombrer le pays déjà fragile dans la guerre civile, de déchirures et de fractures sociales voire même la remise en cause des instituions. 

Faisons de la république centrafricaine un pays qui sait surprendre, un pays de rêve ou il fait bon vivre.

Les centrafricains ou que vous soyez, prenez votre destin en main, dressez-vous, prenez la parole, dites ce que vous avez sur le cœur, dites ce que voulez pour votre pays, dites le haut, dites le fort, dites le maintenant. 

Dans les moments si dure de l’histoire de notre pays que nous traversons nous demandons aux autorités de la transition d’avoir une conception élevée de la politique et la conscience républicaine a toujours chercher  à résoudre les conflits et ne pas chercher les conflits. Ne soyons pas les causes de problèmes de notre pays mais soyons  des femmes et des hommes de solutions.
                                                        
Salomon  KOTRO