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AFRIQUE

Affaire Mohamed El Hini : un coup à l'honnêteté et la bravoure


Alwihda Info | Par OBSISLAM - 17 Février 2016 modifié le 17 Février 2016 - 18:03

Kamal Znidar - Jeudi 11 février 2016, un jour qui restera gravé dans l'histoire de la justice marocaine. Ce jour-là, Mustapha Ramid a remporté son injuste combat contre Mohamed El Hini : le limogeage de ce symbole de la bravoure et l'honnêteté a été approuvé par le roi.


Affaire Mohamed El Hini : un coup à l'honnêteté et la bravoure
Affaire Mohamed El Hini : un coup à l'honnêteté et la bravoure
Pour ceux qui ne connaissent pas encore Mohamed El Hini, cet homme est un juge qui a participé aux mouvements contestataires qu'a connu le Maroc en 2011… Il a milité pour une vraie indépendance de la justice et fait partie des fondateurs du "Club des magistrats".

2013, ce magistrat a donné raison aux diplômés chômeurs contre l'Etat. Dans son jugement final, il a ordonné au gouvernement actuel d'honorer un accord signé par Abbas El Fassi prévoyant l'embauche directe dans la fonction publique de 4200 diplômés chômeurs.

2015, ce juge va animer plusieurs conférences et écrire de nombreux articles qui seront publiés dans divers journaux. Dans ses interventions, qu'elles soient orales ou écrites, il a été très critique avec les décisions gouvernementales, et aussi celles du parlement.

Brave homme qu'il est, Mohamed El Hini est le genre de fonctionnaires qui est loin d'être la bienvenue dans le système marocain. Ce système ne veut pas de fonctionnaires qui disent NON aux ordres venant d'en haut et critiquent le fonctionnement des institutions de l'Etat.

Être fonctionnaire exemplaire au Maroc, c'est être marionnette du système gouvernemental. C'est être fonctionnaire sourd et aveugle qui ne fait qu'appliquer bêtement & aveuglement les consignes de la classe dominante.

Ne faisant pas partie de cette catégorie de fonctionnaires lâches et corrompus, Mohamed El Hini, c'est tout à fait normal qu'il soit sanctionné au début puis révoqué après avoir pris la décision de ne pas changer et rester fidèle à lui, sa bravoure et son honnêteté.

Ceci était le sort de Jaâfar Hassoun en 2010. Ce juge a été révoqué pour presque les mêmes raisons. On a cru que la situation va changer et que dans le Maroc d'après 2011, on n'entendra plus parler de ces dérives et ces injustices. Mais apparemment, on s'est trompé !

Le Maroc d'aujourd'hui n'est pas différent du Maroc d'hier. Les normes sont toujours les mêmes. Elle est toujours en vigueur cette règle : "Fonctionnaire, soumets-toi aux ordres venant d'en haut et ne dis rien sur les failles et les abus du pouvoir, sinon on te révoque".


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