Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
ACTUALITES

Ainaché Ismaïl Omar Guelleh, le dauphin dépressif de Djibouti


Alwihda Info | Par Mouvement patriotique "IOG doit partir" - 26 Octobre 2016 modifié le 26 Octobre 2016 - 07:18


En décembre 2011, le tyran Ismaïl Omar Guelleh a accordé une interview à son porte-voix appointé « Jeune Afrique » dans laquelle il s’engageait à ne pas se représenter en 2016 et que le mandat en cours serait son dernier. « En 2016, je m’en irai. Cette fois, je peux vous le jurer », a été d'ailleurs la phrase mise en exergue par ce journal. Nous avons sélectionné ce court extrait de l'interview :
"JA : Réélu pour cinq ans, donc jusqu’en 2016, pour un ultime mandat, avez-vous juré. Peut-on vous croire ?
IOG : Absolument. Je ne changerai pas d’avis cette fois. Ce dernier mandat, je ne le voulais pas. C’est un mandat forcé, le peuple ayant estimé que la relève n’était pas prête.
JA : Vous allez donc profiter de ce quinquennat pour préparer une succession.
IOG : Oui, je vais essayer, en toute discrétion, avec l’aide de personnalités choisies pour leur sagesse, leur patriotisme et leur désintéressement, d’identifier celui qui pourra le mieux remplir cette lourde tâche. Je crois avoir appris aux Djiboutiens comment vivre ensemble et comment défendre un pays qui était en quelque sorte né pour mourir. Il faudra continuer sur cette voie. Mais je serai prudent, car, dès qu’une personne sera perçue comme mon successeur, je sais qu’elle deviendra une cible.
JA : Avez-vous déjà une idée en tête ?
IOG : Oui, à peu près. Mais je ne vous la dirai évidemment pas. Le profil apparaîtra peu à peu. ».
Nous passons sur le manquement de la parole donnée car chez IOG la promesse est précaire et la parole donnée n'a jamais été respectée. Ce personnage est un menteur invétéré et il utilise le mensonge comme moyen de manipulation. Ce fieffé menteur ignore la signification de « donner sa parole » ou respecter ses engagements.
« En vérité, le mentir est un mauvais vice. Nous ne sommes hommes, et ne nous tenons les uns aux autres que par la parole » disait à juste titre le célèbre auteur des « Essais », Montaigne. Un langage que le despote Guelleh ne peut apprécier. Et ce pour la simple raison que mentir est une seconde nature pour lui. En fait, IOG a toujours agi en trompeur.
En fait, nous avons choisi cet extrait de l'interview non pas pour illustrer la caméléonisation du penser politique de ce personnage insincère et hypocrite qu'est le despote Guelleh mais plutôt pour souligner la préparation d'une dévolution monarchique soulevée par ce dernier. Il convient de noter que c'est la première fois (et la seule à notre connaissance) que le roitelet de Djibouti aborde ouvertement la question de sa succession et celle de son éventuel dauphin. Qui est le mystérieux dauphin dont Guelleh fait mention dans cette interview ? Et quand est-ce qu'il lui succéderait ?
Pour répondre à ces interrogations, il faut lire entre les lignes de cette interview. IOG argue d'emblée que s'il n'a pas encore cédé son fauteuil présidentiel c'est parce que « la relève n'était prête ». En attendant, il préparerait son dauphin dans la plus grande « discrétion » car il ne souhaite pas que son protégé ne soit « la cible » des ennemis de la dictature familiale.
Est-il nécessaire de souligner qu'à Haramous, le pouvoir est une affaire de famille. Compte tenu de ce fait, s'il y a succession elle ne serait que dynastique ou héréditaire. Il faut savoir que dans toute dictature qui se respecte, le pouvoir se transmet de père en fils. Nous sommes d'avis que chez le couple présidentiel il n'y a pas lieu de déroger à cette règle d'or. Et qui est le seul l'héritier mâle de Haramous, « celui qui pourra le mieux remplir cette lourde tâche » pour reprendre les mots du roitelet Guelleh ? Rappelons que le tyran IOG a fait à Khadra Haid trois enfants : Fatouma-Awo, l'aînée qui naît en 1983, suivie de Haîbado qui, elle, a vu le jour en 1984 ; le benjamin de la fratrie s'appelle Ainaché et vient au monde en 1987. Pas besoin de vous faire un dessin quant à l'identité du dauphin, vous l’aurez compris il s'agit du dénommé Ainaché Ismaïl Omar. Comme le père a hérité le fauteuil présidentiel de son oncle Gouled, ce dernier n’avait pas eu un héritier, il est logique qu’il le transmet à son tour à sa progéniture. Ainaché Ismail Omar Guelleh, voilà le dauphin de Haramous !
S'il est de notoriété publique que le népotisme est inhérent à la dictature, chez les IOG/Khadra cette tendance néfaste est érigée en mode de gouvernance. La famille avant tout, tel est leur credo. Le pouvoir et les privilèges qui vont avec ne se partagent. C'est un principe auquel on ne transige pas à Haramous. L'alternance, soit. Mais, elle doit avoir lieu au sein de la famille. Une alternance dans la continuité quoi. Pour être plus précis, une succession de type patrilinéaire, autrement dit la transmission doit passer à la fois par la filiation paternelle et le lignage masculin. Et l'unique dauphin qui remplit ces critères de sélection est bien entendu le petit Ainaché Ismail Omar.
Aujourd’hui, le despote guelleh est vieillissant et malade, usé par près de quatre décennies de pouvoir absolu. Khadra Haid est bien consciente de la santé chancelante de son mari qui de toute évidence est plus près de la dernière ligne droite de la fin de son règne. C'est pourquoi, elle a décidé de s'octroyer la régence du dernier mandat de Guelleh, celui en cours. Et de faire de ce quinquennat celui de la préparation du dauphin de Haramous. Durant sa régence, Khadra aura toute latitude pour mettre sur orbite son fils Ainaché, un garçon resté dans l'ombre et quasiment inconnu du grand public. Cela fait déjà pas mal d'années que la reine-mère a confectionné le manteau de dauphin à son fils chéri. Désormais, Khadra Haid n'a qu'un seul but : accompagner son fils dans l'exercice de son dauphinat afin qu'il soit prêt à endosser le costume présidentiel lorsque la question de la succession se posera avec acuité. Ce jour-là, la régente décrétera que son mari est dans l'impossibilité juridique ou matérielle d'exercer ses prérogatives avant d’enclencher le processus de transfert du pouvoir qui couronnera in fine son fils.
En attendant que son fils Ainaché empoigne le sceptre paternel, Khadra va s’atteler à baliser le chemin du prince héritier, à accélérer sa formation au management de la tyrannie. Il faut dire que la régente de Haramous prend très à cœur son travail de préceptrice de celui qu'elle veut placer à la tête de notre pays. « Tu seras un tyran, mon fils ! », tel est le leitmotiv de la reine-mère Khadra Haid.
Une petite présentation du dauphin de Haramous s'impose.
Ainaché est le benjamin de la famille du couple présidentiel. Né en 1987, il a fait ses études primaires et secondaires à Djibouti. Élève moyen, il a réussi à décrocher son baccalauréat grâce au soutien d'un pléthore d'enseignants mis à sa disposition. Physiquement, Ainaché a pris les traits de sa mère. Il est de teint clair contrairement à Fatouma-Awo qui, elle, ressemble plutôt à une ivoirienne. Ainaché était un adolescent normal jusqu’à la classe de première du lycée, un jeune comme les autres qui aime jouer à la baballe sur le terrain synthétique de la caserne « Omar Aline », le QG de la garde dite républicaine dirigée par son oncle, le colonel-berger Mohamed Djama. Selon certains témoignages, notamment ceux d'un ancien intendant de haramous, c'est en classe de terminale que l’on observe un changement de comportement chez le jeune fils du couple présidentiel. Il devient subitement taciturne, asocial, et par moments irascible. Le jeune Ainaché serait atteint de dépression, un trouble mental. En tout cas, c'est l'explication avancée par la vox populi.
Lorsqu’il décroche son baccalauréat, il rejoint ses sœurs Fatouma-Awo et Habaido à Paris afin d’entreprendre des études universitaires. En effet, ses parents l’ont inscrit dans une école de commerce réputée de la capitale française. Les études, seule Haibao réussira à en faire jusqu'au master. Ses deux autres frangins n'arriveront pas à décrocher la moindre certification : Fatouma-Awo a passé le plus clair de son temps à faire la bringue et Ainaché n’a même pas réussi à valider le premier semestre de son cursus. Un échec retentissant pour ces deux cancres. Durant son court parisien, le mal qui rongeait le jeune Ainaché ne l'a pas quitté. Pour soigner ce mystérieux mal, l’officier Mohamed Robleh l’emmenait deux fois par semaine dans le cabinet d’un psychologue de renom. Ainaché souffrirait en fait de la psychopathie. Le spécialiste en psychopathologie Hare définit ce trouble en ces termes :« Forgé à partir des deux souches étymologiques grecques psukhê (signifiant âme) et pathos (signifiant maladie), le mot psychopathie désigne un trouble permanent de la personnalité essentiellement caractérisé par un sévère manque de considération pour autrui découlant d’une absence de sentiment de culpabilité, de remords et d’empathie envers les autres ». Ainaché a également développé une forme de paranoïa en s’imaginant qu’on lui veut du mal. Trouble de la personnalité paranoïaque. Ses parents qui refusaient de se rendre à l'évidence décident de rapatrier le jeune Ainaché à Djibouti. C’est ainsi que l’héritier arrête ses études très tôt et retourne au pays sans le moindre diplôme dans sa besace. Ainaché peut toutefois s’estimer heureux puisqu’il est plus diplômé son père qui, lui, n’a pas pu dépasser le niveau Cinquième du secondaire.
Une année après son retour à Djibouti, Ainaché est nommé par décret présidentiel conseiller diplomatique aux affaires religieuses. Une nomination qui s'est faite en catimini. C'est en qualité de ce titre qu'il accueille sur le tarmac de l'aéroport de Djbouti une sommité du monde musulman, le recteur des Lieux Saints. C’était sa première apparition publique. La rue djiboutienne n'a pas bien accueilli cette soudaine irruption dans la vie publique du fils du couple présidentiel et l'a clairement exprimé. A la suite de cette réprobation, la reine-mère Khadra Haid décide de changer de stratégie, plus de question d'exposer son fils chéri à la vindicte publique. Elle opte pour la technique de la dissimulation : officiellement, il n'est plus question que le jeune Ainaché se mêle de la politique alors qu'en réalité on le prépare plus que jamais à la succession de son père, à l'abri des regards indiscrets. Un stratagème qui ne trompe que les non-initiés. Le Djiboutien un tant soit peu observateur sait que la reine-mère Khadra Haid est en train d'échafauder une dévolution monarchique au profit de son fils Ainaché.


ACTUALITES | INTERNATIONAL | TCHAD | POLITIQUE | CULTURE | EXCLUSIF | Revue de Presse | English News | 中國