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Journal Alwihda

Al mushir Omar Hassan AlBachir, la CIP et les africains : une analyse d’Erick-Achille Nko’o écrivain et analyste politique.


Alwihda Info | Par Erick Achille Omar Nko'o - 25 Juin 2015 modifié le 25 Juin 2015 - 18:24

La cour pénale internationale est une organisation juridique internationale régie par le statut de Rome, mise en place en 1998 par les nations pionnières du monde pour réguler, juguler et juger de manière permanente les responsables des crimes internationaux les plus graves, à l’instar des crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, les génocides et les crimes d’agression. Dans un contexte où les conflits de toutes natures semblent avoir pris le dessus sur le respect de la dignité humaine, une organisation juridique supranationale de cette nature pourrait donc être ce paradigme judiciaire qui contribuerait à limiter l’impunité et à restaurer un tant soit peu, le respect de la vie humaine.


Al mushir Omar Hassan AlBachir, la CIP et les africains

Al mushir Omar Hassan AlBachir, la CIP et les africains


La cour pénale internationale est une organisation juridique internationale régie par le statut de Rome, mise en place en 1998 par les nations pionnières du monde pour réguler, juguler et juger de manière permanente les responsables des crimes internationaux les plus graves, à l’instar des crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, les génocides et les crimes d’agression. Dans un contexte où les conflits de toutes natures semblent avoir pris le dessus sur le respect de la dignité humaine, une organisation juridique supranationale de cette nature pourrait donc être ce paradigme judiciaire qui contribuerait à limiter l’impunité et à restaurer un tant soit peu, le respect de la vie humaine. Vue sous cet angle, la cour pénale internationale apparait comme une cime d’espérance pour les milliers de victimes des crimes génocidaires souvent orchestrés par les dirigeants-despotes des pays en voie de développement où il faut hardiment déplorer l’absence totale des droits de l’homme et des valeurs universelles de la démocratie. En tant qu’institution supranationale, elle est donc supposée de manière impartiale et indépendante s’intéresser à tous les cas qui tombent sous le coup de l’article 5 du statut de Rome sans distinction du gabarie de l’incriminé ; bien entendu à condition qu’il ait ratifié les accords de Rome.
Au regard du nombre de dossiers sur sa table, on constate sans ambages que l’Afrique est le continent le plus ciblé. On pourrait peut-être justifier cela par fait l’Afrique est longtemps restée le théâtre d’interminables conflits. Depuis les indépendances, la majeure partie de l’Afrique a souvent violemment été infestée par des graves conflits liés aux dysfonctionnements de l’Etat africain postcolonial et au partage de l’Afrique par la conférence de Berlin en 1885 qui a créé un certain nombre de problèmes notamment la naissance d’Etats artificiels. Ces conflits ont parfois conduit à des massacres de l’espèce humaine à l’instar du Rwanda, de la somalie, de l’Éthiopie et du Tchad sans laisser en marges d’autres types de violence orchestrés par des terroristes.
Or, il y a tout un faisceau de connecteurs logiques qui fait argué que la cour pénale internationale est dans le sciage du « un poids deux mesures » au regard des cas auxquels elle s’intéresse. Depuis son effectivité, elle ne s’intéresse qu’à l’Afrique. C’est ainsi qu’elle a en 2002 déclaré coupable l’ancien chef de la milice congolaise thomas Lubang. Quelques années plus tard, elle a lancé un mandat d’arrêt au président Almushir Albachir du soudan pour crimes contre l’humanité au Darfour. Puis un autre au président kenyan Uhuru Kenyatta. Ainsi qu’à d’autres figures politiques africaines. Pourtant, les crimes humanitaires les plus affreux ont été perpétrés par l’ancien président américain Georges w bush et son acolyte Tony Blair en Irak, par l’administration de Benyamin Netanyahou en Palestine, par Nicolas Sarkozy et ses acolytes en Lybie. Et aujourd’hui, l’Arabie saoudite commet des massacres humanitaires de tout genre au Yémen sous les applaudissements des chantres des droits de l’homme ; et sous le regard de la cour pénale internationale. Embrigadée sous les jougs des puissances impérialistes, la cour pénale internationale est de plus en plus critiquée par les africains et leurs dirigeants qui ont pris l’initiative de s’évader de cette emprise dont l’unique objectif est d’humilier l’Afrique et les africains. Bien plus, les pays membres de l’union africaine ont pris, il y a quelques temps, la résolution de créer une cour pénale africaine concurrente à la CPI. Une initiative saluée par beaucoup. Mais encore faut il que cette cour pénale africaine ne perde pas le caractère d’une juridiction indépendante loin des dysfonctionnements qu’on connait dans nos pays africains. En réalité, il faut dire non à l’impérialisme occidental tout en s’affirmant dans les valeurs cardinales de la démocratie ; au mieux de l’alternance au sommet de l’État.
Il est évident que l’absence de confiance et d’assurance qui existe entre l’Union Africaine et la cour pénale internationale ne facilite pas l’implémentation des accords de Rome. Au contraire, elle crée à raison une espèce d’alliance entre les africains dont le manque de solidarité et de courage face à l’invasion sauvage de l’occident en Libye est resté déplorable. Les africains regrettent de n’avoir pas fait bloc en faveur du peuple libyen. C’est dans cette logique qu’il faut comprendre l’attitude de l’Afrique du sud qui, bien qu’étant un pays suiviste-occidentaliste, n’a pas voulu coopérer avec la tyrano-machine juridique qu’est la CPI en livrant sur son sol le président Omar Albachir qui, quoiqu’on dise, est un digne fils africain ; même si d’autres parts, il faut déplorer sa longévité au pouvoir. Il n’y a pas de doute, l’alternance au sommet de l’État est un des signes d’une démocratie en essor.

Erick-Achille Nko’o
Tel : 24 32 73 474


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