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AFRIQUE

Alain-Claude Bilie By Nze : «La candidature unique de l’opposition est inique »


Alwihda Info | Par - 23 Août 2016 modifié le 23 Août 2016 - 11:23

Le ministre gabonais de la Communication et porte-parole du gouvernement reste optimiste pour le candidat de la majorité présidentielle, le président sortant Ali Bongo Ondimba, en vue du scrutin du 27 août 2016. Alwihda a recueilli pour ses lecteurs, les grandes lignes de sa conférence de presse du 19 août dernier à Libreville.


"Ali propose la paix et la stabilité, il propose le vrai changement."
"Ali propose la paix et la stabilité, il propose le vrai changement."
Monsieur le ministre, quelle appréciation faites-vous de la candidature unique de l’opposition ?
A quelques jours du scrutin, il apparait très clairement qu’un certain nombre de lignes bougent. L’opposition entend se rassembler mais cela n’a trompé personne tant les fissures sont apparentes, car nous avons avant tout assisté à des personnalités qui se sont ralliés à grand renfort d’allongement de chèques et autres distributions de postes, manifestant un rejet total de discussion des projets, donc un rejet de la prise en compte des populations. C’est un véritable déni de démocratie car, ceux qui comme l’Union Nationale avaient décidé d’un représentant n’ont plus de candidat et de fait leur parti est voué à disparaître. C’est une candidature inique plutôt qu’unique.
Un candidat tel que Casimir Oye Mba qui déclarait hier encore que personne, pas même le Pape ne lui ferait retirer sa candidature, abandonne aujourd’hui sa résolution contre une promesse de remboursement de ses frais de campagne et laisse ses militants orphelins. Ou bien est-ce parce qu’il considère Jean Ping comme étant au-dessus du Pape ? Guy Nzouba Ndama n’est quant à lui qu’un rallié de dernière minute, cela ne fait que trois mois qu’il est dans l’opposition, et il abandonne après une semaine de campagne et vient soutenir un candidat dangereux pour le pays, qui prône la violence et la division. Il est su maintenant que cet accord politique provient d’arrangements financiers, ils n’ont à aucun moment discuté programme ou projets, ce qui importe donc c’est le partage du gâteau comme le dit Mr. Marc Ona Essangui. Mais diriger un pays ce n’est pas se partager un gâteau ! Diriger un pays c’est le faire avancer, en améliorer les infrastructures, le système social, la santé et faciliter l’accès à l’emploi !
Nous assistons à une coalition d’anciens membres du bureau politique d’Omar, et c’est cet ancien système que le Président Ali Bongo combat, en mettant tout en œuvre pour contrecarrer un retour à cette ère des privilèges indus.
Le candidat choisi par l’opposition est pour nous une imposture et représente un grand risque pour le Gabon. Il est cité chaque jour dans de nouvelles affaires, renie son propre fils, je ne sais pas quel Gabonais pourrait lui faire confiance. Son parcours est une constellation d’échecs, il ne pourra pas gagner. Je ne suis pas certain que les partisans de l’UN voudront voter pour Ping.

Sur le terrain, l’on a observé une certaine dynamique de la campagne du candidat Ali Bongo. Qu’en dites-vous ?
Ali Bongo poursuit sa tournée dans le pays, au contact des populations locales et vient rencontrer ceux qui souffrent, afin de continuer à apporter des solutions concrètes au chômage et à l’accès à la santé. Ali propose la paix et la stabilité, il propose le vrai changement. Nous appelons donc les Gabonais à faire le bon choix le 27, à voter pour la stabilité proposée par Ali, et à voter contre les privilèges et la violence.

Que dites-vous au sujet des faux procès-verbaux des élections qui circulent sur les réseaux sociaux ?
Ce sont bien évidemment des faux, les personnes mal intentionnées qui les ont fabriqués sont dans une volonté de manipulation de l’opinion publique et veulent discréditer le système électoral gabonais. Mais ce système électoral a été validé par toute la classe politique gabonaise. De plus, la CENAP (Commission électorale nationale permanente, ndlr) est une entité au sein de laquelle cohabitent de manière équitable majorité et opposition. Enfin, le système biométrique a également été validé par la classe politique au sens large. Il s’agit donc là d’une manipulation grossière qui ne trompera personne.

En votre qualité de ministre de la Communication, les affichages de la campagne à Libreville observent-ils l’équité souhaitée ?
Nous savions depuis longtemps déjà qu’Ali Bongo serait notre candidat, nous avons donc pris les dispositions nécessaires à la réservation et l’achat d’espaces d’affichage dans la ville. L’opposition cherche à jouer les victimes mais n’a tout simplement pas été assez prévoyante. Certains espaces sont privés et ont été réservés et payés à l’avance, d’autres sont publics et régis par des règlements.


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