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POLITIQUE

Anicet Georges Dologuélé : « la question du logement des centrafricains est pour nous fondamentale ».


Alwihda Info | Par Thierry SIMBI - 21 Janvier 2016 modifié le 21 Janvier 2016 - 20:58

Le candidat de l'Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) sait que l'accès à un logement décent est aujourd’hui un luxe pour la majorité de nos compatriotes. Le faible niveau des revenus, le coût élevé des matériaux de construction, l’absence de programmes de promotion immobilière et d’offre de logements sociaux, l’inexistence de financements adaptés, demeurent des obstacles qu’il souhaite lever.


La récente crise en RCA s’est caractérisée par de nombreuses violations des droits au logement, à la terre et à la propriété des populations. La destruction et le pillage de maisons dans de nombreuses zones, le pillage des cultures et des greniers ont entraîné des mouvements massifs de population. Près de 500 000 personnes sont encore déplacées en Centrafrique selon Médecins Sans Frontières. A cela s’ajoutaient près de 500 000 réfugiés centrafricains ayant fui au Cameroun, au Tchad et en République démocratique du Congo. C’est au total 20% de la population centrafricaine était déplacée à l’intérieur du pays ou réfugiée dans les pays voisins. Les déplacées à l’intérieur du pays ont la plupart du temps trouvé refuge dans des sites religieux, auprès de familles d’accueil, de logements loués ou abandonnés ou dans la brousse. Le pillage, l’incendie, la destruction et la dégradation des logements et des terres représentent actuellement de sérieux obstacles au retour des personnes déplacées, qui ont souvent perdu toutes leurs sources de revenus. L’occupation secondaire des maisons abandonnées et l’absence de documents et la vente illégale de maisons compliquent actuellement la situation.

Bien avant la crise que traverse actuellement la République Centrafricaine, le besoin structurel de logements était déjà une préoccupation, tant pour les populations que pour l’Etat. Par ailleurs, l’habitat anarchique ou informel est aujourd’hui la norme en RCA avec des constructions en marge de la légalité qui sont le résultat d’une urbanisation non maîtrisée et le pays a l’un des taux les plus élevés au monde de quartiers à habitat informel selon ONU-Habitat. L’absence d’un Plan Directeur rigoureux, un très faible accès à l’eau potable et à l’électricité et des problèmes majeurs d’assainissement et de traitement des déchets sont des problèmes structurels qui font craindre que le pays ne soit pas capable de répondre aux défis d’une urbanisation rapide. La détérioration des conditions de vie, le développement de quartiers informels, les évictions forcées, des logements et des terrains de moins en moins abordables, l’absence de sécurité juridique foncière, des difficultés d’accès aux moyens de subsistance et aux services de base, l’incapacité pour les personnes déplacées de rentrer chez elles et des discriminations contre les minorités dans les secteurs de l’immobilier et de l’accès aux terres sont aujourd’hui des facteurs majeurs d’instabilité susceptible d’entraver le retour à la paix.

Dologuélé souhaite répondre au besoin en logement des personnes déplacées notamment en lançant un vaste programme de logements à faible coût avec une valorisation des matériaux locaux (« Programme Sewa oko na da ti lo »). Il faudra aussi faciliter le retour des communautés déplacées et réfugiées au sein de leurs villages d’origines, et plus particulièrement en prêtant une attention toute particulière aux populations dans les situations les plus fragiles, à travers une assistance à la reconstruction de l’habitat traditionnel.
Le candidat de l'Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) sait que l'accès à un logement décent est aujourd’hui un luxe pour la majorité de nos compatriotes. Le faible niveau des revenus, le coût élevé des matériaux de construction, l’absence de programmes de promotion immobilière et d’offre de logements sociaux, l’inexistence de financements adaptés, demeurent des obstacles qu’il souhaite lever.
Pour répondre à ce défi, Anicet Georges Dologuélé veut prendre des mesures pour réduire les coûts des matériaux de construction, notamment par « la promotion des briques cuites stabilisées et des liants locaux, la réduction du prix du sac de ciment à travers l’ouverture effective de la cimenterie de Bangui et la création d’une nouvelle cimenterie à Bocaranga ». Cet ancien banquier a aussi pour objectif d’ouvrir « l'accès aux lignes de crédits et microcrédits pour aider l’émergence petites et moyennes entreprises de construction nationales ».
Plus largement, Anicet Georges Dologuélé souhaite sur l’ensemble de la durée de son mandat s’il est élu « repenser la politique de la ville en République Centrafricaine » et mettre en place un plan directeur qui déterminera l’aménagement, l’embellissement et d’extension des principales villes du pays.

Dologuélé qui a fait de l’amélioration des conditions de vie des Centrafricains propose ainsi des mesures concrètes et adaptée à la reconstruction de la République Centrafricaine.

Thierry SIMBI



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