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AFRIQUE

Bangui : Plus d'une trentaine de musulmans tués depuis samedi


Alwihda Info | Par - 15 Janvier 2014 modifié le 15 Janvier 2014 - 09:38

Aucune condamnation de la part d'intellectuels centrafricains et responsables de partis politiques. En Centrafrique, l'heure est à la course aux postes ministériels pour le prochain gouvernement.


Des enfants jouent et traînent le corps d'un musulman, mutilé, brûlé et déchiqueté, à Bangui. Crédit photo : Sources
Des enfants jouent et traînent le corps d'un musulman, mutilé, brûlé et déchiqueté, à Bangui. Crédit photo : Sources
BANGUI (Alwihda Info) - Depuis samedi, plus d'une trentaine de musulmans ont été tués au quartier Miskine, dans la capitale centrafricaine. La plupart sont lynchés, brûlés ou découpés à la machette. Leurs boutiques et maisons sont saccagés.

Hier, un homme a admis avoir mangé la jambe d’un musulman car les miliciens de la Séléka avaient tué sa famille. Un acte isolé qui fait craindre le pire pour la relation entre les communautés chrétienne et musulmane dans le pays.

« J'ai suivi avec amertume et stupéfaction les scènes horribles de cannibalisme à Bangui dont l'auteur membre de la dite milice chrétienne Antibalaka a tenu à s'en féliciter. Cette milice criminelle nous a tout montré à la télévision: le lynchage, le massacre, l'incendie de mosquées et des maisons, la chasse à l'homme à Bangui... etc. mais aller jusqu'à se faire filmer et se glorifier devant la presse d'avoir mangé un être humain sous l'applaudissement de la foule!? voilà un crime d'un autre âge qui nous rappelle Jean Bedel Bokassa. Peut on alors croire au cannibalisme en Centrafrique ?  », affirme Adil Abou.

Aucune condamnation de la part de responsables de partis politiques

Aucune condamnation de la part d'intellectuels centrafricains et responsables de partis politiques. En Centrafrique, l'heure est à la course aux postes ministériels pour le prochain gouvernement. Un opposant centrafricain à Paris affirme déjà qu'on lui a proposé un ministère ou la direction d'un cabinet.

« Je ne suis pas déçu de voir les dits démocrates centrafricains s'abstenir de toute condamnation, mais ma déception est totale lorsque le média occidental minimise le fait. Et pourtant on nous parle des droits de l'homme », poursuit Adil Abou.

Le bureau des droits de l'homme de l'ONU a affirmé hier qu'un enquêteur spécialisé est susceptible d'être nommé lundi prochain. Le comité des droits de l'homme des Nations Unies tiendra une session extraordinaire pour débattre de la situation en Centrafrique lundi prochain.

Réapprendre à vivre ensemble

« Toutes les forces démocratiques ou supposées telles- et surtout les officiers engagés dans cette voie - doivent se mobiliser autour des valeurs de développement pour tous, des droits humains et de la paix. Les familles, les écoles, les universités, les artistes et les églises doivent aider nos deux communautés à reformer une image positive d'eux-mêmes. Chrétiens et musulmans doivent reconnaître, les uns comme les autres, que le bien et le mal ignorent les frontières religieuses et ethniques. Il est temps pour nous de nous sauver », affirme Maître Abdou Dangabo Moussa, avocat au barreau de Paris.

Le chef du Conseil national de transition (CNT), Alexandre-Ferdinand Nguendet ne condamne pas également ces massacres contre des musulmans. Ce dernier, préoccupé par la quête du pouvoir ce vendredi, se contente d'affirmer hier  lors d’une cérémonie officielle que : «C'en est fini des vols. C'en est fini du chaos. Le peuple centrafricain doit retrouver son honneur».

Les populations brûlent un véhicule intercepté par la MISCA. Le véhicule transporterait des armes et d'ex-Séléka. © Diaspora Media
Les populations brûlent un véhicule intercepté par la MISCA. Le véhicule transporterait des armes et d'ex-Séléka. © Diaspora Media

L'armée française intervient pour disperser des pillards. © Diaspora Media
L'armée française intervient pour disperser des pillards. © Diaspora Media

Une petite fille musulmane écorchée par les milices Anti-Balaka à Bangui. © Diaspora Media
Une petite fille musulmane écorchée par les milices Anti-Balaka à Bangui. © Diaspora Media


Lynchages de plusieurs musulmans avec des pierres et des machettes par des populations chrétiennes et Anti-Balaka. © Diaspora Media
Lynchages de plusieurs musulmans avec des pierres et des machettes par des populations chrétiennes et Anti-Balaka. © Diaspora Media


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12.Posté par bonheur le 19/01/2014 23:31 (depuis mobile) | Alerter
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cette equipe socialistes francais n'a pas une experience des crises et conflits ethnique africaine. il faudra songer a diviser le pays en 2 etats et entamer un long processus d'apaisement des coeurs pour conduire la reunification ds 10 a 20 ans car la haine a pris le pas sur la raison meme des religieux.

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