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AFRIQUE

Bangui : Un tchadien brûlé vivant, un musulman lynché, un troisième sauvé par Sangaris


Alwihda Info | Par - 19 Janvier 2014 modifié le 19 Janvier 2014 - 14:04

Plusieurs jeunes du quartier Sango viennent de se révolter suite à la disparition d'un des leurs hier. Deux musulmans dont un tchadien viennent d'être lynchés à mort, l'un d'entre-eux brûlé, au niveau du rond point des Nations-Unis.


Le corps d'un musulman tchadien qui vient d'être brûlé au rond-point des Nations-Unis, quartier Sango, par des jeunes en colère. © Diaspora Media
Le corps d'un musulman tchadien qui vient d'être brûlé au rond-point des Nations-Unis, quartier Sango, par des jeunes en colère. © Diaspora Media
BANGUI (Alwihda Info) - A Bangui, les représailles n'en finissent pas. Plusieurs jeunes du quartier Sango viennent de se révolter suite à la disparition d'un des leurs hier. Deux musulmans dont un tchadien viennent d'être lynchés à mort, l'un d'entre-eux brûlé, au niveau du rond point des Nations-Unis. Les images nous parviennent de Diaspora Media.

A l'origine, un jeune taxi-man qui habite le quartier Sango aurait été pourchassé hier par deux musulmans vers le quartier PK5, dans la ruelle de l'Eglise Saint-Mathias. Depuis, il n'aurait pas été retrouvé.

Les forces françaises de l'opération Sangaris se sont déployés rapidement et ont pu empêcher le lynchage d'un troisième musulman. Ce dernier -blessé- est transporté à l’hôpital.

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Au quartier Lakouanga, les forces burundaises de la MISCA et les soldats français de l'opération Sangaris sont déployés depuis la fin de matinée, près du centre-ville où une foule de centaines de jeunes menace d'envahir et de brûler une mosquée.

Hier, au moins 23 civils musulmans, dont trois enfants, -parmi eux, plusieurs tchadiens- ont été tués et une cinquantaine blessés dans l'attaque de leur convoi près de Bouar par ces même miliciens "Anti-Balaka". L'ONG Save the Children est la seule à dénoncer ce massacre.

En refusant de désarmer toute la population -sans exception-, les forces françaises de l'opération Sangaris et les soldats africains de la MISCA ont commis une grave erreur. Un reportage "Spécial investigation" consacré à la Centrafrique et diffusé sur une chaîne française crée la polémique. A en croire les images, la France a bel et bien soutenue les miliciens "Anti-Balaka". Si pour certains ce n'était pas un secret, cela vient confirmer les multiples allégations de connivence entre l'opération Sangaris et la milice "Anti Balles Aka (47)".

Djamil Ahmat
Rédaction Alwihda Info En savoir plus sur cet auteur

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