Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
AFRIQUE

Bassin du Congo : Denis Sassou N’Guesso appelle à la responsabilité pour le succès du Fonds Bleu


Alwihda Info | Par Claude Dinard Vimond - 9 Mars 2017 modifié le 9 Mars 2017 - 16:51

« … notre engagement dans cette formidable entreprise naissante n’aura de sens que s’il est abnégation et dépassement de chacun. » Ce vœu a été exprimé par le président Denis Sassou N’Guesso, après la signature du mémorandum d’accord pour la création du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, ce 9 mars 2017, à Oyo, au nord du pays, en présence du président togolais, Faure Gnassingbé Eyadema.


Denis Sassou N'Guesso
Denis Sassou N'Guesso
Après 4 mois, l’idée du Fonds Bleu qui a germé à l’occasion de la COP 22 à Marrakech devient une réalité. Les 12 pays concernés par le Bassin du Congo ont signé le mémorandum d’accord pour la création du Fonds Bleu.

Ce mémorandum d’accord qui s’articule autour de 13 articules est établi pour une durée illimitée et entre en vigueur dès la date de sa signature. Le document précise que,chaque état membre peut, dans l’exercice de sa souveraineté, se retirer du Fonds conformément aux dispositions des textes réglementaires.

Selon la même source, les domaines d’intervention de « l’économie bleue » concerne notamment toutes les étendues d’eau et les rivages, qu’il s’agisse des océans et des mers, des côtes, des lacs, des cours d’eau et des nappes souterraines, en prenant en compte la dimension lutte contre la pauvreté des populations riveraines, en vue notamment d’améliorer les voies de navigation par un entretien régulier, et améliorer les ports secondaires.

Après la signature de ce mémorandum, l’optimisme a été de mise ; experts et ministres appréciant à leur juste la portée d’un tel acte allant dans le sens de la préservation de l’environnement et la promotion des mécanismes de développement durable et innovant autour du grand réservoir d’eau que constitue le Bassin du Congo.

Un pari gagné

Pour le ministre d’Etat congolais à l’agriculture et à la pêche, Henri Djombo, c’est un pari gagné car souligne-t-il « les projets mettent souvent plus ou moins de temps pour leur mise en œuvre. Mais celui du Fonds Bleu a connu une accélération grâce à Denis Sassou N’Guesso. » Il n’a pas manqué de lancer un appel aux pays signataires pour mettre en place d’autres mécanismes pour que le Fonds bleu puisse porter ses fruits.

De son côté, le ministre gabonais de l’économie, de la planification et programme de développement, Régis Immongault, s’est dit plus que satisfait car « une initiative de Denis Sassou N’Guesso prise quelques mois à Marrakech a connu une accélération dans sa mise en œuvre » a-t-il noté avant d'appeler à une mutualisation des moyens pour trouver des financements adéquats à ce Fonds Bleu. Et pour le coordonnateur du comité scientifique de la COP 22, Karim Anegay, le Fonds Bleu est un projet intégrateur dépassant les contingences nationales hydrographiques.

Le Fonds Bleu étant porté sur les fonts baptismaux, ce qui reste c’est l’adhésion de tous pour sa mise en œuvre.
D’où l’appel lancé par Denis Sassou N’Guesso à l’endroit des partenaires, des gouvernements des pays signataires, des donateurs et contributeurs espérés et souhaités afin que par leurs apports et efforts qu’ils puissent donner corps, âme et vie au Fonds et aux projets qu’il portera demain. « L’abnégation, la solidarité et la fraternité, voilà l’appel de la responsabilité. L’appel de la raison », a conclu le chef de l’Etat congolais.