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AFRIQUE

Boko Haram : La communication de guerre du Tchad face au silence de mort de l'armée nigériane


Alwihda Info | Par Peregrino Brimah - 15 Juillet 2015 modifié le 15 Juillet 2015 - 21:50

Le gouvernement et l'armée tchadienne ont donné à la fois les informations positives et négatives, mais aussi exposé leur principal problème qui est le manque de coopération et de collaboration de leur homologue nigérian. Ceci est le comportement d'une armée responsable et d'un gouvernement loyal. Quelque chose manque encore au Nigeria.


L'armée tchadienne en pleine offensive contre Boko Haram. Alwihda Info
L'armée tchadienne en pleine offensive contre Boko Haram. Alwihda Info
Depuis le 17 mai dernier, il y n'a pas eu, une seul annonce publique d'un quelconque engagement militaire de l'avant par l'armée nigériane. L'armée nigériane a disparue et est silencieuse dans la guerre contre Boko Haram, notamment sur la communication de ses activités. Ce silence est mortel, tant la nécessité d'une action de sensibilisation du public est nécessaire.

L'armée du Nigeria a toujours été connue pour son silence tout au long des années Jonathan. Cela a conduit à un état de confusion, de désespoir des Nigérians, un manque de confiance et de coopération avec les habitants et le succès ultime de la terreur. La plupart du temps, l'armée était silencieuse, non pas parce qu'elle ne tenait pas le Nigeria informé sur les victoires ou les pertes, mais parce qu'elle était militairement silencieuse contre le terrorisme, terré dans les casernes, ou seulement stationné pour défendre les capitales du nord-est. Lorsque les villes nigérianes sont tombés entre les mains de Boko Haram et que les génocides ont été commis, l'armée n'a encore rien dit à ce sujet, et toutes les informations ont été obtenus par des ONG et les médias. L'armée a même nié le massacre de Baga, affirmant qu'il était seulement question de 150 personnes tués par Boko Haram, contre 2.500 morts.

Nous, nous souvenons que l'armée a obtenue ses tripes et sa langue, uniquement en période de campagne électoral. Ce fut lorsque nous avons entendu toutes ces annonces sur le compte Facebook "PRNigeria" du ministère de la Défense et sur la page Facebook d'informations de la Défense, parlant de victoires militaires à Sambisa, Konduga et Gwoza. En effet, pendant la guerre de six semaines, certains militaires qui voulaient s'engager en politique étaient en émoi avec des campagnes pro-Jonathan et fournissaient des efforts délibérés afin d'influencer ou de décaler les élections. En dépit de la trahison, il fût une période qui a apporté de la consolation aux Nigérians, car enfin nous avons entendu des choses sur notre guerre contre Boko Haram, que ce soit vrai ou faux, ou de la propagande, c'était une sorte de préavis.

Ce fût la période où le Tchad a été impliqué dans la guerre après avoir été "embauché" par l'armée nigériane. Les soldats tchadiens ont été non seulement un relai d'informations envers les tchadiens et les nigérians en fournissant des rapports quotidiens sur leur campagne militaire, mais ont également fournit des vidéos quotidiennes, montrant les villes conquises par Boko Haram, comment ces villes ont été prises à Boko Haram, jusqu'à ce que l'armée nigériane ait demandé au Tchad de faire marche arrière et de ne jamais prendre seule l'initiative des offensives.

Le gouvernement et l'armée tchadienne ont donné à la fois les informations positives et négatives, mais aussi exposé leur principal problème qui est le manque de coopération et de collaboration de leur homologue nigérian. Ceci est le comportement d'une armée responsable et d'un gouvernement loyal. Quelque chose manque encore au Nigeria.

Aujourd'hui, les chefs de services de sécurité nigérians sont asomés et trahis par les nouveaux dirigeants. L'armée fait régner un silence de mort face à la terreur de Boko Haram, le harcèlement des habitants et la révélation des informations nécessaires. Les nigérians continuent de mourir.

En recherchant une fois de plus sur la page Facebook de la Défense, tout ce qu'on voit est le lancement d'un livre par le porte-parole de l'Etat major de l'armée. Un livre intitulé, comme par hasard : "Les enjeux de la mobilisation et du soutien public à l'opération militaire au Nigéria". Un livre, nous l'espérons, qui continent des notes importantes pour nos chefs de service et même nos nouveaux dirigeants.

En dehors de ce livre "promo" et des annonces de collaborations avec nos voisins, l'armée n'a littéralement livré aucun iota d'information depuis le départ de Jonathan. Les annonces ont été complètements stoppés.

Nous devons remercier le président Buhari pour avoir sauvegarder garder le format militaire nigérian qui nous a tant coûté en vie, en dignité, et qui a failli provoquer le changement.


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