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Revue de Presse

Boko Haram : La déclaration de guerre du Tchad et les réactions


Alwihda Info | Par Alwihda Info - 18 Mai 2014 modifié le 18 Mai 2014 - 15:42


Les réactions à la déclaration de guerre du Tchad, des pays de la sous-région et de l'Occident contre Boko Haram.


Des femmes manifestent pour les 200 écolières enlevés par Boko Haram.  Credit: REUTERS/Afolabi Sotunde
Des femmes manifestent pour les 200 écolières enlevés par Boko Haram. Credit: REUTERS/Afolabi Sotunde
« La gouvernance au Tchad n'existe pas »

Pour le News Day, « le Nigeria est corrompu et inefficace. Mais il n'est pas la seule mauvaise pomme dans le quartier. La Libye est près du chaos, la gouvernance au Tchad et au Mali n'existe pas, chrétiens et musulmans en République centrafricaine s'engagent dans le nettoyage ethnique, et le Sud-Soudan est déchiré par la violence ethnique. Une grande partie de cette violence a donné un nouvel élan pour les islamistes »

"Deux ans auparavant, Déby disait : « Mais attendez, il y a un vrai problème avec Boko Haram ! ». Et rien n'a été fait".

Pour Antoine Glaser, journaliste et écrivain français, spécialiste de l'Afrique, aujourd'hui lors d'une édition spéciale de RFI, « tout le monde oublie que le 30 avril 2012 - il y a deux ans - les mêmes chefs d’Etat n’étaient pas à Paris mais à Ndjamena. Ils se sont tous réunis autour du président Idriss Déby. C’était une grande réunion sur la sauvegarde du lac Tchad. Il y en a un - je crois que c’est Idriss Déby - qui a dit « Mais attendez, il y a un vrai problème avec Boko Haram ! ». Et rien n’a été fait. »

L'écrivain français ajoute que « ils avaient tous décidé à l’époque de mettre chacun un bataillon de 1 000 hommes. Il y avait toute une stratégie qui avait été élaborée. Aujourd'hui, on a l’impression vraiment que c’est « Retour vers le futur  ». On a l’impression qu’on remet toujours les mêmes dossiers sur la table. Boko Haram a été médiatisé par l’enlèvement des 200 lycéennes mais, très franchement, on ne va pas non plus découvrir Boko Haram… ».

« Au Tchad c’est un peu plus distant mais on peut penser que quelque chose va renaître autour du lac Tchad »

« L’intérêt pour le Nigeria c’est réellement de développer cette coopération militaire avec le Cameroun. Avec Niamey, il y a déjà des actions stratégiques qui ont été mises en place. Des cellules dormantes de Boko Haram ont été démantelées au Niger. Au Tchad c’est un peu plus distant mais on peut penser que quelque chose va renaître autour du lac Tchad, une sorte de communauté des pays du lac. Mais le pion le plus important, c’était réellement le Cameroun, surtout l’extrême nord du Cameroun, qui est le point de passage et la base de repli de Boko Haram », observe Amzat Boukari-Yabara, chercheur au Centre d’études africaines de l’EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales).

Le Tchad "se détourne de la Centrafrique"

L'Iranien Tasnim News Agency met l'accent sur les propos du Président tchadien qui parle d'une "guerre totale" contre Boko Haram tandis que pour Tchad Pages , le Tchad "se détourne de la Centrafrique", en accueillant la plateforme pour le « plan global de lutte contre Boko Haram »

« Le Tchad est le seul pays habilité à hausser le ton »

Pour notre confrère camerounais Alfred Madomko, journaliste indépendant, « le sommet de paris consacré à la sécurité est un panel de discussion Tchad-France, pour la simple raison que le Tchad est le seul pays habilité à hausser le ton et faire croire à l’Elysée que les africains peuvent espérer résoudre la crise Boko-haram par une force africaine… ».

Ali Bongo a appelé Idriss Déby

« Le gabonais Ali Bongo, aurait appelé le président tchadien IDRISS Deby, dans la matinée de samedi, pour lui livrer ses intentions de voir l’Afrique et surtout le Tchad en tête, de juguler ce phénomène sans l’aide occidentale », rapporte le journaliste Mahamat Ramadane.