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AFRIQUE

Boko Haram : Les experts en sécurité épaulent les autorités du Tchad et du Cameroun


Alwihda Info | Par Alwihda Info - 22 Juillet 2015 modifié le 22 Juillet 2015 - 14:41

Depuis les attentats, les autorités à travers le chef de l'Etat, le Premier ministre ou les ministres ont incessamment appelé à la collaboration des citoyens face à cette menace nouvelle d'attentat kamikaze, en territoire tchadien.


Les forces de l'ordre sur les lieux de l'attentat kamikaze du 11 juillet dernier, à la porte sud du marché central de N'Djamena. Alwihda Info/D.W.W.
Les forces de l'ordre sur les lieux de l'attentat kamikaze du 11 juillet dernier, à la porte sud du marché central de N'Djamena. Alwihda Info/D.W.W.
"L’heure est sérieusement grave pour ne pas verser dans les discours et des pantalonnades, depuis l’intervention de notre pays au nord du Mali, le Tchad a été inscrit sur la liste noire des groupes terroristes qui écument dans le sahel", alertait dès juin 2014, un ex-chef de Brigade Anti-criminalité, ancien membre de la commission d’enquêtes sur les crimes et ex-chef du Centre des opérations de la police de l’ONU à Haïti, Abbas Kayangar, mettant en garde que le Tchad pourrait être une prochaine cible de Boko Haram, groupe reconverti en l'Etat Islamique en Afrique de l'Ouest. Un signal en guise d'avertissement qui n'a pourtant pas interpellé les services de renseignements tchadiens, aujourd'hui sur le qui-vive depuis les premiers attentats de N'Djamena, le 15 juin dernier. La menace de Boko Haram pensant sur le Tchad n'a-t-elle pas été suffisamment prise au sérieux ? Les services de renseignements ignoraient-ils que la cellule du 8ème arrondissement était installée depuis plus de huit mois, comme l'a révélé l'un des chef du réseau démantelé, Bana Fanaye, durant sa détention ? Les terroristes ont certainement profité de l'excès de quiétude du Tchad, du fait de son imposante et écrasante intervention militaire contre Boko Haram, pour s'infiltrer et s'implanter en plein coeur de la capitale tchadienne.

Pourtant, "le Tchad doit d’abord compter sur ses propres moyens, mobiliser ses forces, sensibiliser toutes les couches de la population et songer à taire les dissensions en ouvrant une porte a un véritable dialogue national inclusif. Le terrorisme se nourrit des ressentiments des personnes qui se sentent exclus de la société, si les gouvernants refusent de partager équitablement les richesses de notre pays, d’offrir des emplois à tous et d’asseoir une véritable justice pour tous les citoyens, alors Boko Haram aura le Tchad comme terreau fertile pour ses ambitions nuisibles", soulignait douze mois plus tôt, Abbas Kayangar, expert en sécurité, ajoutant que "la vigilance doit-être de mise, ceux qui risquent de subir les foudres de cette section violente sont les paisibles citoyens, les usagers de la route, les marchands et leurs clients dans les marchés, les écoliers."

Abbas Kayangar qui a suivi attentivement à travers les médias le déroulement et les circonstances des attentats au Tchad depuis le 15 juin, mais surtout de l'opération anti-terroriste qui a permis le démantèlement d'un réseau de Boko Haram au Tchad, s'est indigné en critiquant l'amateurisme et l'amalgame de la police tchadienne, passant à la loupe une série de moyens à la mesure du sécuritaire, conseillant sur la manière de repérer un terroriste, mais avant tout, en proposant une grande réforme des services de sécurité à travers une lettre ouverte adressé au ministre de l'Administration du Territoire et de la Sécurité Publique.

Depuis les attentats, les autorités à travers le chef de l'Etat, le Premier ministre ou les ministres ont incessamment appelé à la collaboration des citoyens face à cette menace nouvelle d'attentat kamikaze, en territoire tchadien.

Aujourd'hui, les écrits de l'expert en sécurité sont soigneusement pris en considération. L'ex-chef du Centre des opérations de la police de l’ONU à Haïti, a attiré l'attention du Tchad, du Cameroun mais aussi d'experts américains en matière de sécurité. Sa lettre ouverte aurait été lue par le ministre en question, remise au Premier ministre et au Président de la République, Idriss Déby Itno. Du côté du Cameroun, le commandant du BIR (Bataillion d'Intervention Rapide) s'est rapproché d'Abbas kayangar en vue d'une collaboration sur le plan sécuritaire. 


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