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Bozizé à Paris : Réponse au Communiqué de Christian Patassé


Alwihda Info | Par Placide ZOUMANIGUI - 7 Août 2013 modifié le 7 Août 2013 - 05:52


Bozizé à Paris : Réponse au Communiqué de Christian Patassé
COMMUNIQUE DE PRESSE DE JEAN CHRISTIAN PATASSE Publié par Maurice Wilfried SEBIRO le 05 août 2013

Au moment où nous écrivons ces quelques lignes, le Général- Président BOZIZE serait accueilli en France et nous ne comprenons toujours pas l'attitude affichée de Paris à notre égard la première fois qu'il est venu en France remonte au troisième trimestre du mois de juillet et nous l'avons vu en compagnie de deux Présidents Africains. A-t-on envoyé cet homme vers ces deux dirigeants pour s'emparer du pouvoir et régler des comptes à ses opposants fantômes. Nous demandons au Premier Ministre TIANGAYE et N'DJOTODIA Président de Transition et le Président du suivi des accords de Libreville de prendre leurs responsabilités devant l'histoire des hommes et de Dieu car la France veut encore faire un coup d'état contre notre pays comme en 1979 pour réinstaller BOZIZE comme elle a déjà fait pour David DACKO. Il est affligeant de constater que celui qui organisât la marche de l'histoire diplomatique sur l'Ambassade de France et qui a fait brûler le drapeau tricolore, symbole de la République soit accueilli en France sans qu'une voix s'élève pour dénoncer cette triste nouvelle. Comment comprendre cet accueil insolite qui relève d'un complot en préparation pour justifier encore une énième fois une intervention de la France sur la Centrafrique.

Fait à Paris, le 04 Août 2O13. Jean-Christian PATASSE


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Réponse au Communiqué de Presse de monsieur Christian PATASSE.

Le contenu du communiqué de presse de Christian PATASSE, est vicieux en la forme et au fonds, si ce n’est que de la fantasmagorie, un dérivatif pour assouvir une haine qui a obnubilé son esprit.

Nous comprenons aisément que ce monsieur souffre d’une pathologie due à la nostalgie, qui s’est muée à la haine viscérale, aux critiques au vitriol dirigé contre la personne de BOZIZE. Déjà, en mois de mars-avril 2013, il voulait nous faire avaler l’une de ses bouffonneries, en appelant les centrafricains à lui envoyer toutes les preuves qu’ils détiendraient afin de lui permettre d’engager une poursuite contre sieur BOZIZE devant la Cour Pénale Internationale (CPI) mais en vain. En l’espèce, nous nous demandons s’il n’existe des centrafricains éclairés et rompus, pour qu’à chaque fois des personnes aussi mesquines, de coefficient intellectuel médiocre, puissent à chaque fois nous ennuyer par des vacuités et des inepties, juste pour assouvir sa vengeance et de nous faire avaler leurs avatars.

Peut être que notre raisonnement s’inscrit en faux, mais que toutefois nous sommes convaincus d’une chose.

Que Christian Patassé sache que le prétendu mandat d’arrêt international monté de toutes pièces, truffé de supercherie, d’ignominie, est nul et de nul effet, si ce n’est que devant une juridiction des prédateurs de séléka et de leur complices dont vous faites partie certainement.

Si monsieur Christian PATASSE se trouve en France, nous ne voyons pas d’inconvénient à ce qu’un autre citoyen jouissant de ses droits ne puisse fouler le sol français, à plus forte raison si ce dernier jouit également de la nationalité française.

Cher compatriote, lorsque vous appelez à la rescousse Djotodia que vous sublimez et adulez à grand renfort de superlatif, vous vous mettez en porte à faux.

En porte à faux, non seulement au principe sacro saint droit assorti de la légitimité, la légalité accompagnant la démocratie, mais que par suite, cette reconnaissance implicite du président de la transition dénote de la méconnaissance du bain de sang occasionné par Djotodia et sa suite, in fine, d’appuyer l’envahissement de notre espace territorial par des étrangers mercenaires aux velléités islamiques. Un acte rarissime et grave de félonie passible de poursuite.

Monsieur Christian, en appui de vos arguments vous mettez en exergue l’accord de Libreville et d’en appeler à l’intervention du président du comité de suivi de l’accord de Libreville. Mais si l’accord de Libreville y est, pourquoi assistons-nous aujourd’hui à cette boucherie au quotidien ? Les viols, les exactions à grande échelle, du pillage des biens publics et privés ? Pour ce qui nous concerne, l’accord de Libreville ne pourrait être valable que s’il emporte toutes les conséquences juridiques qui seraient bénéfiques aux centrafricains et centrafricaines à savoir : leurs libertés d’aller et venir, leurs bien être social, la garantie de leur sécurité. A contrario, l’accord de Libreville a perdu toutes ses substances et sa raison d’être s’il ne sert qu’aux intérêts et calcul politique. Parler aujourd’hui de l’accord de Libreville nous semble anachronique, s’il ne sert qu’à certains pour défavoriser d’autres.

Enfin, pour corroborer vos « arguties », vous essayer de raviver les tristes souvenirs de l’invasion de l’ambassade de France à Bangui et des conséquences subséquentes. Cela n’est pas seulement l’apanage des centrafricains. Ces une ferveur nationale, un sentiment patriotique qui a développé de fibres nationalistes. Il en est nullement le cas tel que vous stipulé, que c’est Monsieur BOZIZE qui aurait donné l’ordre.

Par ailleurs, de par votre développement, vous accusé la France de préparer une collusion en RCA s’en en apporter la moindre preuve authentique qui sous tendent vos prétentions. Ce qui est une atteinte grave à l’honorabilité et à la réputation de ce pays, respectueux de la démocratie et des droits de l’homme. Une telle diffamation est passible de poursuite.

Pour conclure, nous pensons que vous sortez, vous, Nelson Ndjadder et d’autres personnes de votre accabit, de la prestigieuse université Prosper Ndouba où la culture de la « nboubaphobie » c'est-à-dire : la haine viscérale, les mensonges, le culte de la jalousie constitue l’outil pédagogique du système.

Ressaisissez vous, remettez les pieds sur terre cher compatriote et suivez la voie de la raison.

Placide ZOUMANIGUI.


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