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EDITORIAL

Burkina: "Le printemps noir" servira t-il d'exemple aux présidents à vie?


Alwihda Info | Par Adil Abou - 31 Octobre 2014 modifié le 31 Octobre 2014 - 01:08

"Le printemps noir c'est à dire, le continent noir doit se débarrasser de ces dictateurs africains qui se maquillent en républicains"


Le renversement du président à vie Blaise Compaoré, ce jeudi, est un message fort à tous ceux qui s'accrochent au pourvoir et refusent de partager les valeurs de la démocratie et les droits de l'homme.

"Le pouvoir c'est pour la jeunesse et tous les présidents qui ont plus de 20 ans doivent quitter le pouvoir", a averti un jeune manifestant à France 24. "C'est le printemps noir... le printemps noir c'est à dire, le continent noir doit se débarrasser de ces dictateurs africains qui se maquillent en républicains", a renchéri un autre manifestant.

L'événement burkinabé est un message limpide à tous ceux qui n'ont aucun respect pour leurs peuples et croient pouvoir continuer à manipuler la constitution et les élections pour se maintenir à vie au pouvoir. Les peuples burkinabé comme celui du Sénégal, ou de la Guinée pour ne citer que ceux là, ont donné un bon exemple de prise de conscience à leurs frères de l'Afrique francophone où la dictature semble être institutionnalisée. Djibouti, Gabon, Cameroun, Guinée équatoriale, Togo, Mauritanie... ces dictateurs maquillés en républicains doivent comprendre que le moment est venu pour se décider et éviter le risque d'un dérapage violent dans leurs pays. La jeunesse "technologique" est difficilement manipulable. Le monde observe douleurs et stupeurs la manipulation des institutions de l'état par les présidents à vie. Il faut une autre Afrique avec une image réellement démocratique basée sur le vrai multipartisme, engagée sur la voie des élections libres et véritablement transparentes, en s'inspirant des exemples de l'Afrique du Sud, du Sénégal, du Ghana...

En respectant leurs peuples, les candidats à la présidence à vie éviteraient l'effusion de sang. Malheureusement, ils ne comprennent que la violence, sinon le sort des Gadhafi, Ben Ali, Moubarak, Bacahr Al-Assad..., aurait servi de leçon.


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