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REACTION

CAMEROUN : Mfou, Les populations locales appellent la présidence de la république à instruire la pré-notation du titre foncier que la société FIPCAM a obtenu de manière frauduleuse.


Alwihda Info | Par FOUAPONG Jonas - 15 Juillet 2016 modifié le 16 Juillet 2016 - 07:01

Le feu brûle entre la fabrique camerounaise de parquet abrégé FIPCAM et les populations locales de Mfou depuis qu’ils ont découvert le vol de leur titre foncier et la mutation frauduleuse qui en a suivi. Plusieurs questions se posent : Pourquoi la FIPCAM a-t-elle procédé à ce vol ? Quelles étaient les personnes impliquées dans ce vol ? Qui a planifié et exécuté la procédure de mutation frauduleuse ? Le terrain de la communauté a-t-il été prêté à FIPCAM comme l’a dit un sénateur lors de son interpellation devant le nonce apostolique?


Depuis quand force-t-on un banquier à prêter son argent à un voleur ?

Suite à un dossier de plusieurs pages dont votre serviteur a pu prendre connaissance auprès d’une ONG reconnue à travers le monde, certaines copies des correspondances des populations de Mfou qui vous sont retracées ici, ont permis de vous présenter les divers anomalies visibles dans le dossier d’achat du terrain appartenant à la communauté locale par la société FIPCAM donc la contenance fait plus de 23 hectares et de la mutation frauduleuse des deux titres fonciers y relatifs.

Dans une correspondance adressée au président de la république, les populations prient son excellence Paul Biya d’instruire la pré-notation de ces deux titres fonciers mutés et détenus de manière illégale par la société FIPCAM.

Les populations expliquent qu’elles sont arrivées à cette ultime sollicitation par ce que la société FIPCAM ne se soumet à aucune tentative de résolution officielle de ce différend qui l’oppose à la communauté locale. Au contraire certains de ses dirigeants procèdent plutôt par des menaces de mort, des enlèvements d’individus et des tentatives d’assassinats, tout cela fait d’ailleurs l’objet des procès en justice en ce moment.

En outre, les populations font connaitre qu’à la date du 09 décembre 2015, la commission interministérielle d’enquête composée du Ministère des Domaines du Cadastre et des Affaires Foncières, du Ministère de l’environnement, du Ministère des forêts et du Ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation, prescrite par le premier ministre, chef du gouvernement au sujet de cette l’affaire est descendue sur les lieux et a entendu les deux parties. Le directeur général de la FIPCAM, MULLER Stéphane s’est d’ailleurs illustré sauvagement en refusant de se déplacer pour les bureaux de la préfecture contraignant le préfet à demander aux membres de la commission d’enquête d’aller rencontrer Le directeur général à domicile. Malgré cela MULLER donna des instructions pour que le portail leurs soit fermé au nez.
Il a à nouveau fallu l’intervention du préfet pour que les membres de la commission d’enquête pénètrent dans les locaux de la FIPCAM après plusieurs heures sous le soleil. Même cela n’a pas suffi puisque le directeur général MULLER Stéphane et son staff dirigeant ont catégoriquement refusé de se faire auditionner. C’est une simple employée au nom de JOUNDA TSUATA Judith Rolande qui a reçu les enquêteurs et elle leurs a menti en leurs donnant des faux numéros de titre foncier et en disant que c’est la FIPCAM qui a établi les vrais faux titres fonciers en question en ayant certainement oublié que les archives existent dans les service du cadastre, ces titres fonciers qui ne correspondaient d’aucune manière aux vrais numéros des vrais titres fonciers établis légalement par les populations locales avant l’arrivé de la FIPCAM. Les dirigeants de FIPCAM ne se sont pas posés la question de savoir comment un terrain peut avoir deux titres fonciers, l’un établi dans les années 90 par les populations autochtones et l’autre établi par le soit disant acheteur cité FIPCAM établi dans les années 2004.

Ou est donc la vérité ?

La vérité est que les dirigeants de la FIPCAM avaient volés les deux titres fonciers établis par les populations autochtones et ils sont allés tromper les fonctionnaires du cadastre et des affaires foncières. Ils ont pu ainsi se faire établir frauduleusement une mutation de ces deux titres fonciers à leurs noms.
Depuis lors cette exploitation forestière s’est installé sur ce terrain frauduleusement acquis et a fait du profit, aujourd’hui son chiffre d’affaire déclaré tourne aux alentours de 8 à 9 milliards de fcfa, pendant que les populations ont perdu une partie importante de leur patrimoine culturel du fait que les tombes de leurs ancêtres ont été détruites, leurs plantations agricoles dévastées et leur chefferie traditionnelle démolie. Tout un pan du village a été délocalisé au profit de FIPCAM.

La communauté exacerbée par tant de malhonnêteté de la part des dirigeants de la FIPCAM aurait également demander au président de la république de procéder au déguerpissement de cette entreprise mafieuse pour qu’elle aille s’installer au choix dans un des villages des personnalités ou des employés pro MULLER ou encore à DJOUM,NDANGUENG,NANCY,MONDOVI ou MBALMAYO.

Mais pourquoi la société FIPCAM insiste tant à poursuivre son installation à NkolNguet alors que les populations locales n’en veulent pas ?

Depuis quand force-t-on un banquier à prêter son argent à un voleur ?

Chut,silence les autorités travaillent

FOUAPONG Jonas



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