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POINT DE VUE

CENTRAFRIQUE : Les Centrafricains victimes d’une mafia internationale en bande très organisée et très déterminée


Alwihda Info | Par Bruno-Serge PIOZZA - 29 Juin 2014 modifié le 29 Juin 2014 - 13:37


La France principalement, la communauté internationale et les Présidents de la sous-région d’Afrique Centrale en générale payeront leurs erreurs en Centrafrique. Dans quelques mois où années, Il y aura un effet de domino dans la sous région qui sera la conséquence indiscutable de la mauvaise politique de coaching de ces Présidents de la sous-région de l’Afrique centrale et la France. Dans un conflit, il est vraiment nécessaire et important de prendre en compte les vœux où le souhait des peuples autochtones dans le dessein de trouver une solution rapide et efficace pour le retour effectif et durable de la paix entre les belligérants et les victimes qui sont la population civile. Le cas de notre pays nous laisse perplexe car c’est depuis bientôt deux ans que la population civile centrafricaine est martyrisée. Les rebelles Seleka et anti-balaka commettent des exactions, des braquages, viols d’une ampleur inouïe en Centrafrique avec la bénédiction des pays voisins et de la France. La conférence de l’OUA à Malabo a montré ses limites dans la résolution de la crise Centrafricaine et n’a accouché rien de concret en matière des décisions importantes qui pourront aider les Centrafricains dans le processus de la paix et de la réconciliation que le gouvernement de transition a entamé depuis quelques mois. Cette conférence montre très bien que le sort des Centrafricains est décidé par des personnes qui ne sont pas des Centrafricains et de surcroit n’ont pas toutes les bases ou variables fiables de la crise Centrafricaine et n’ont jamais mis pieds à Boda, Kaga-Bandoro, Bossangoa,Yaloké, Grimari et Bambari pour ne citer que ces quelques villes afin de connaitre la souffrance ou les difficultés dans laquelle cette population martyrisée prise en otage dans son propre pays et sur son propre territoire. C’est vraiment frustrant et aberrant qu’on traite la Présidente de la transition Centrafricaine Samba Panza comme une candidate au baccalauréat qui est repêchée et qui vient passer l’oral pour le rattrapage devant les membres de jury qui sont les Présidents Africains de la sous région et qu’on lui a demandé par la suite d’attendre le résultat dans le couloir. C’est vraiment inadmissible et inconcevable cette manipulation d’une méthode bestiale et de mauvais goût de traiter une représentante légale d’une nation souveraine. Il faut noter que c’est Madame Samba Panza qui représente les Centrafricains et qui de surcroit connait, maitrise la situation de son propre pays. Elle pouvait proposer des vrais solutions concrètes pour une sortie de crise dans son pays en adéquation avec ces Présidents de la sous région d’Afrique Centrale. La décision a été prise sans Madame Samba PANZA et les Centrafricains. Pour une seconde fois la communauté internationale, la France et les Présidents Africains de la sous région ont tout faux. Ils sont carrément à côté de la plaque. Je me pose la question de savoir quel est le rôle de SAMBA Panza à la tête de ce pays qui n’existe que de nom ? A quoi sert la Présidente Samba Panza désignée par les représentants de la nation ? A quoi sert le gouvernement de Samba Panza pour qu’une telle décision soit prise sans elle et sans le consentement des Centrafricains. Un dit-on africain, les linges sales se lavent en famille. Il n’est pas nécessaire que les problèmes Centrafricano-Centrafricains soient traités par une bande des personnes qui ne maitrisent pas la réalité Centrafricaine et le fond du conflit qui perdure dans ce pays utopique. Certes il y a une chose très importante que la France, La communauté internationale et les Président africains de la sous région doivent savoir pour trouver une solution rapide aux problèmes des centrafricains. Les Centrafricains veulent la paix et veulent trouver une solution rapide par un dialogue inclusif entre toutes les parties en conflit et la société civile. Ce n’est pas la nomination d’un premier ministre issu du nord de la Centrafrique qui va ramener la paix et la réconciliation nationale. La plaie est très profonde et il faut des vrais pansements pour éradiquer cette plaie. La haine, la vengeance, la méfiance entre les communautés ne sont pas des variables à négliger dans le processus de la paix et de la réconciliation nationale. C'est l’entêtement de la communauté internationale, de la France et d’Idriss Déby qui se croit Roi de l’Afrique Centrale qui a conduit où entraine cette désolation en Centrafrique et ils persistent et signent en pensant qu’ils sont toujours sur les bonnes voies. Combien de gouvernement d’union nationale a fait le feu Patassé ? Combien de gouvernement d’union nationale a fait l’ancien Président Bozizé ? Le résultat est là aujourd’hui plus de 9000 morts et des maisons brûlées et les familles séparées ou contraint à l’exil. Il va y avoir un transfert d’émotion car vous êtes encore au pouvoir et vous manipulez, décidez le sort des Centrafricains et de la Centrafrique sans les Centrafricains aujourd'hui mais c'est vraiment pour PLEURER DEMAIN ou FUIR EN EXIL COMME TOUS CHEFS D’ETATS AFRICAINS QUI ONT PERDU LE POUVOIR. Vous êtes entrain de creuser votre propre couloir d’une possible sortie du pouvoir et d’un long passage et obligatoire à la CPI. Le pouvoir n’est pas éternel et il en est de même pour un homme. Si quelqu’un n’a pas le pouvoir des peuples et se cramponne au pouvoir, sachiez très bien que le pouvoir des peuples est sacré et c’est la base même d’une vraie démocratie cela sous entend que tu n’as pas le pouvoir en sens propre du terme et ce serait dommage. Dans toute chose il y a un début et une fin car le pouvoir d’un homme n’est pas éternel mais celui du peuple l’est. La preuve là et on peut se demander où sont passés ces hommes du pouvoir qui se croyaient invincible et éternel ? Bokassa, Mobutu, Eyadema, Patassé, Kolingba, Houphoeut Boigny, Leopold Sédar Senghor, Ngarta Tombolbaye, Jonas Savimbi, Joseph Kabila, Marien Ngouabi pour ne citer que ceux là. La France et la communauté Internationale ne doivent pas s’entêter pour rien et suivent dogmatiquement Idiss Déby dans sa folie de grandeur. A François Hollande, la victoire rapide et efficace en Centrafrique sera la condition ciné qua non et la clé de sa réélection en 2017 sinon Adieu la Présidence Française. Dans ce cas de figure, Hollande doit travailler main dans la main avec les Centrafricains en vue de remédier rapidement à cette situation. La France et la communauté internationale doivent écarter totalement ces trois éléments (Idriss Déby, Denis Sassou Nguesso et les opposants Centrafricains) et travailler directement avec les acteurs clés de cette crise à savoir ( la population civile Centrafricaine, les anti-balaka et les de la Seleka) pour trouver une solution rapide et efficace à cette crise qui perdure et favoriser le retour de la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire. A aucun moment on ne peut pas demander à un pyromane de venir éteindre le feu qu’il a allumé. C’est vraiment aberrant et risqué pour les sapeurs pompiers. C’est l’avenir qui nous le dira. VIVE La République Centrafricaine

PAR BSP Bruno-Serge PIOZZA