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POLITIQUE

CENTRAFRIQUE: Motif de l'arrestation du Général Dhaffane le 29 juin 2013


Alwihda Info | Par Wakodro - 3 Juillet 2016 modifié le 3 Juillet 2016 - 09:08

Le samedi 29 juin 2013 entre 17 et 18 heures, trois ans jour pour jour, Mohamed-Moussa Dhaffane, alors Ministre d'Etat en charges des Forêts, a été mis aux arrêts, au Camp de Roux, pour s'être insurgé contre les exactions et la mal gouvernance de la Séléka et ses partenaires politiques au pouvoir.

Voici le mémorandum intégral qui a été rédigé par Dhaffane quelques jours plus tôt et remis à qui de droit avant son arrestation, lui et son petit frère Ahmed Dhaffane qui l'avait conduit ce jour-là à l'invitation du Chef de l'Etat de Transition de l'époque.


MEMORANDUM

A L’ATTENTION DU CHEF DE L’ETAT ET DES REPRESENTANTS DE SELEKA DANS LES INSTITUTIONS REPUBLICAINES DE LA TRANSITION

Considérant les aspirations légitimes à la sécurité, à la paix, au bien-être et au développement du Peuple centrafricain ;

Considérant l’engagement des Chefs d’Etat de la CEEAC à aider la République Centrafricaine à sortir de la crise qu’elle traverse ;

Considérant l’Accord politico-militaire stratégique ayant conduit au Changement politique du 24 mars 2013 ;

Considérant l’obligation de cohésion politique pour une transition apaisée ;

Vu les causes majeures d’exclusion, de mal gouvernance, de frustrations individuelles et/ou collectives ayant conduit au rejet total tant au niveau national qu’international du régime déchu ;

Vu la poursuite effrénée des exactions des éléments armés incontrôlés se réclamant à tort ou à raison de SELEKA aussi bien à Bangui qu’à l’intérieur du pays ;

Vu l’absence de concertation constatée dans les grandes orientations politiques de la Transition par la mise à l’écart des principaux acteurs de SELEKA ;

Vu la marginalisation de la plus importante frange des combattants et militaires de SELEKA ;

Vu la non prise en compte de plusieurs avertissements des autres leaders de SELEKA ;

Décidés à mettre fin aux souffrances et aux inquiétudes des populations civiles vulnérables par l’arrêt immédiat des braquages, des pillages et autres graves exactions non prévus dans le projet politique de SELEKA ;

Décidés à recadrer la Transition politique en vue d’une bonne organisation des futures échéances électorales ;

Nous, Cadres, Combattants et Sympathisants de SELEKA, demandons l’ouverture d’un dialogue inter SELEKA afin de dégager un consensus nécessaire à la sérénité de la transition.

Fait à Bangui, le 26 juin 2013

LES SIGNATAIRES



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