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AFRIQUE

Cameroun: 2 kamikazes se font exploser dans le nord, au moins 14 civils tués


Alwihda Info | Par AFP - 13 Juillet 2017 modifié le 13 Juillet 2017 - 12:39

Deux kamikazes se sont introduits dans un lieu très fréquenté où il y "des restaurants, des call-box (cabines téléphonique de fortune), des buvettes" et se sont fait exploser "vers 22h30" (21H30 GMT), a-t-il expliqué.


Passants dans une rue de Waza dans l'extrême-nord du Cameroun, le 17 février 2015 / © AFP/Archives / Reinnier KAZE
Passants dans une rue de Waza dans l'extrême-nord du Cameroun, le 17 février 2015 / © AFP/Archives / Reinnier KAZE
Au moins 14 civils ont été tués et une trentaine blessés dans la nuit de mercredi à jeudi dans un double attentat à Waza, dans l'extrême-nord du Cameroun, où les attaques attribuées aux jihadistes nigérians de Boko Haram sont fréquentes, a-t-on appris de sources concordantes.

Le bilan du double attentat "est important: 16 morts (14 civils et 2 kamikazes) et une trentaine de blessés", a affirmé sous couvert d'anonymat un responsable administratif de Waza, ville de transit située entre Maroua et Kousseri, à la frontière du Nigeria, joint par téléphone depuis Yaoundé. 

Deux kamikazes se sont introduits dans un lieu très fréquenté où il y "des restaurants, des call-box (cabines téléphonique de fortune), des buvettes" et se sont fait exploser "vers 22h30" (21H30 GMT), a-t-il expliqué. 

"La situation de certains blessés est assez grave", a-t-il ajouté, en précisant que la plupart d'entre eux avaient été transférés dans la ville de Mora (extrême-nord). 

"La ville est bouclée (par les forces de défenses). Personne n'entre, personne ne sort", a-t-il poursuivi. 

Le double attentat et le bilan a été confirmé à l'AFP par une source sécuritaire de la région. 

La menace des violences attribuées au groupe jihadiste Boko Haram dans le nord du Cameroun contribue à enclaver la région. Autrefois très fréquentée par des touristes, Waza et son parc national n'attire plus.

En 2014, 10 ouvriers chinois avaient été enlevés dans la ville lors d'une attaque attribuée à Boko Haram. Ils avaient été libérés au bout de près de cinq mois de captivité.