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AFRIQUE

Cameroun /Droit d’auteur : le chant de l’assainissement


Alwihda Info | Par - 12 Août 2015 modifié le 12 Août 2015 - 17:22

Le comité de suivi installé par le secrétaire général des Services du Premier ministre, Louis Paul Motaze, a trois mois pour mettre de l’ordre dans le droit d’auteur de l’art musical au Cameroun.


Le musicien Patou Bass sur scène à Buea lors du cinquantenaire de la Réunification du Cameroun.
Le musicien Patou Bass sur scène à Buea lors du cinquantenaire de la Réunification du Cameroun.
Lorsqu’on connait le sérieux avec lequel Louis-Paul Motaze conduit certains dossiers sensibles au Cameroun, l’on est en droit d’attendre, dans un proche avenir, la fin de la cacophonie dans l’art musical au Cameroun. Et le temps presse : les membres du comité de suivi commis pour cette lourde mission installés le 11 août 2015, ont trois mois pour rendre leur copie. Leur mandat étant tout de même renouvelable, l’on espère qu’on n’aura pas droit à d’interminables prorogations, comme ce fut le cas avec le Comité de normalisation, concernant le football, un autre sujet à rebondissements qui fait couler beaucoup d’encre et de salive au pays de Roger Milla.
On ne le dira jamais assez : le Cameroun a mal à son droit d’auteur, et ce depuis des décennies. D’une époque à une autre, l’on est passé de la Socinada, à la Socam, en passant par la Cmc, la Sociladra, avec au bout du compte, des artistes musiciens qui s’étripent copieusement, sous l’œil amusé de certains acteurs qui tirent les ficelles dans l’ombre, et surtout en raison de l’incapacité de ces derniers à pouvoir s’organiser. Aux tripatouillages des listes d’ayants-droits s’est jointe la perception d’une façon indue des droits, le tout comme dans une jungle. «…La gestion du secteur fait l’objet d’une instabilité récurrente, au grand désarroi des artistes autant que des usagers de l’art musical, perdus au milieu des multiples sociétés de gestion collective du droit d’auteur de l’art musical », a alors décrié le ministre Louis Paul Motaze.
Une manne, des convoitises
La paume de discorde observée depuis des années porte essentiellement sur les répartitions et surtout, la mauvaise gestion des divers responsables des anciennes sociétés des droits d’auteur. Qu’à cela ne tienne, au terme des réformes engagées, il sera procédé, comme l’a si bien souligné le ministre Motaze, au relèvement du montant annuel de la redevance au titre du droit d’auteur. Cette manne qui attise les convoitises devrait passer de deux milliards de Fcfa actuellement, à six milliards de Fcfa à court terme, avec pour perspective, l’atteinte du montant de 10 milliards de Fcfa d’ici cinq ans.
Aujourd’hui, le Comité installé créé par un arrêté du Premier ministre le 8 juillet 2015 a à sa tête, deux professionnels du droit de haut niveau, à qui il a été recommandé de ne point faillir, compte tenu de la sensibilité de leur fonction : le magistrat de haut rang Michel Mahouve et le Pr Marcelin Nguélé Abada en sont respectivement président et premier vice-président. Cette équipe est par ailleurs composée de responsables des services du Premier ministre et des départements ministériels en charge de la culture, des finances, de la justice ou de l’administration territoriale. Une preuve que rien ne sera traité avec légèreté. L’on pourrait donc entonner une harmonieuse symphonie de l’art musical du Cameroun, dans une nouvelle partition acceptée par l’ensemble des artistes. Pour le grand bien des nombreux mélomanes et des amoureux de la culture.
Abraham NDJANA MODO



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