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AFRIQUE

Cameroun/Eséka : un trafiquant faunique aux arrêts


Alwihda Info | Par - 4 Mai 2016 modifié le 4 Mai 2016 - 20:57

Un homme de 33 ans a été appréhendé le 26 avril 2016 à Eséka pour trafic de carapaces de tortues marines, de crânes de chimpanzés et d’écailles de pangolins.


Le trafiquant risque  une amende pouvant aller jusqu'à 10 millions de francs et/ou d'une peine d'emprisonnement maximale de 3 ans.
Le trafiquant risque une amende pouvant aller jusqu'à 10 millions de francs et/ou d'une peine d'emprisonnement maximale de 3 ans.
L'arrestation a été réalisée par des agents de la délégation départementale des Forêts et de la Faune du département du Nyong et Kelle, en collaboration avec la brigade territoriale de gendarmerie d'Eséka et bénéficiant de l'assistance technique de The Last Great Ape-Laga. L'opération a été menée au quartier Eséka II, dans un bar situé non loin des locaux de la brigade de gendarmerie, alors que le suspect prenait une bière. L'homme qui avait été suivi dès sa descente de moto portait un grand sac qui laissait apercevoir une charge encombrante.
Aussitôt, l'équipe chargée de l'arrestation l'a approché : le sac a été ouvert et contenait 8 carapaces de tortues de mer, 3 crânes de chimpanzés et quelques kilogrammes d’écailles de pangolins. C’est alors que le trafiquant a été conduit au bureau de la faune pour des éclaircissements.
Stratégie de conservation
Cette autre arrestation rentre en droite ligne de la stratégie gouvernementale de conservation des espèces sauvages dans le pays et d'exorcisation du trafic d'espèces protégées, telles que les tortues de mer, les chimpanzés et pangolins protégés par la loi. Le commerce illégal des espèces menacées d'extinction comme les tortues de mer et les tortues ouvre rapidement la voie à leur extinction. Et l'un des moyens de le prévenir est l'application stricte de la législation qui prévoit une amende pouvant aller jusqu'à 10 millions de francs et/ou d'une peine d'emprisonnement maximale de 3 ans infligée aux contrevenants de la loi faunique.
Les tortues de mer sont répertoriées comme l'une des plus anciennes créatures de la terre. Les espèces présentes aujourd'hui s’estiment à environ 120 millions années de plus que les dinosaures qui ont disparu depuis longtemps. Elles se retrouvent dans toutes les eaux chaudes et tempérées du monde entier, mais leur survie est maintenant sous la menace du fait des saisies croissantes de carapaces de tortues qui indiquent qu'elles sont confrontées au braconnage intense.
Outre le trafic, deux autres menaces mettent en péril la survie des espèces. Le changement climatique joue un rôle important, car la température à laquelle l'œuf de tortue de mer incube détermine le sexe de la tortue. Alors que les températures mondiales continuent d'augmenter, les tortues de mer pourraient être confrontées à la réalité de l’existence des femelles seulement, qui naissent à des températures très élevées.
Il a été révélé que le changement climatique augmente les tempêtes violentes et la montée du niveau de la mer qui détruisent les sites de nidification des tortues de mer. Et pour davantage compliquer les choses, le braconnage de leurs œufs pour la nutrition constitue une autre menace sérieuse pour ses capacités de reproduction.


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