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AFRIQUE

Cameroun/Huile de palme: L’assainissement suit son cours


Alwihda Info | Par - 4 Mai 2017 modifié le 6 Mai 2017 - 15:23

Une mission du Comité de régulation de la filière des oléagineux, constitué des représentants des ministères du Commerce, de l’Agriculture et du Développement rural, de l’Industrie, des Mines et du Développement technologique, de la Chambre d’Agriculture et du secteur privé des segments de la production et de la transformation, a effectué une descente sur le terrain du 24 au 02 mai 2017 dans les régions du Littoral, du Sud-ouest, de l’Ouest et du Centre.


Sous la conduite du Dr Emmanuel Nkoulou Ada, cette mission avait pour but d’apprécier de façon globale la filière, à l’effet de s’assurer de son niveau d’assainissement et des capacités réelles de la production et de la transformation des unités, s’agissant des industries de première et de deuxième transformation. En effet, il fallait s’assurer, non seulement que les produits locaux respectent les normes en vigueur en la matière, mais également du contrôle des importations sur les marchés locaux. Une véritable opportunité pour les membres, de poursuivre le test sur la nouvelle grille d’évaluation des capacités installées réelles, adoptée pendant la campagne 2016.
Au cours de la descente, l’on a procédé à un inventaire des stocks de matières premières et des produits finis, y compris la stéarine et l’huile de palmiste, à l’appréciation de l’impact de la commercialisation des huiles d’origine frauduleuse et non conformes sur la production locale. Au terme de la mission, il ressort que les unités de première et de deuxième transformation sont suffisamment en production. Ce qui augure d’un avenir radieux, en ce qui concerne l’approvisionnement des marchés en huiles végétales, pour une meilleure satisfaction du consommateur. La disponibilité de la matière première qui est l’huile de palme brute ne pose donc aucun problème en cette période de haute production.
Clé de répartition
Il faut rappeler que de 16 000 tonnes en janvier 2017, la production nationale industrielle d’huile de palme est passée à 18 000 tonnes en avril 2017. Les prévisions pour le mois de mai en cours tablent sur plus de 20 000 tonnes, à côté de la production villageoise dont les chiffres ne sont pas maitrisés (environ 60 000 tonnes par an). Entre temps, plus de 20 000 tonnes d’huile ont été importées entre janvier et avril 2017 afin de relever l’offre aux industriels du pays. Par ailleurs, l’achat de la matière première, en l’occurrence l’huile de palme brute, se fait par le biais du Comité de régulation. Ainsi, la mise à disposition effective à travers une clé de répartition permet de gérer la période d’exception.
Il faut également être membre du Comité pour acheter l’huile en quantité industrielle et avoir fait l’objet d’une évaluation technique qui donne une idée exacte de la capacité à mettre sur le marché un produit fini de qualité. Pour sa part, l’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (Asroc) accompagne entre autres le ministère du Commerce, à encadrer les entreprises de la filière des oléagineux, elles qui pratiquent désormais la fortification alimentaire. Et d’après les différents contrôles effectués sur le terrain, les dosages sont respectés dans le souci d’une meilleure protection des consommateurs. Au Cameroun, la filière des oléagineux est la 3ème en termes d’équilibre de la balance commerciale après les industries brassicoles et celles de l’énergie.