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EDITORIAL

Cameroun : Les soldats ne désarment pas sur leurs revendications


Alwihda Info | Par - 10 Août 2015 modifié le 10 Août 2015 - 00:32

Au front depuis neuf mois contre le groupe terroriste Boko Haram, les éléments de l’armée marine camerounaise interpellent le chef suprême des armées, le président Paul Biya.


Cameroun : Les soldats ne désarment pas sur leurs revendications



« Nous, militaires de la marine, demandons au président Paul Biya, de part sa sagesse, de bien vouloir limogé le chef d’Etat major de la marine camerounaise, le contre amiral  MENDOUA JEAN, pour éviter une guerre interne qui risque se déclencher entre les marins qui sont abandonnés au front depuis plus de 09 mois maintenant ,sans relève et dorment à l’air libre, sans soin médical, dans une guerre qui avait été déclarée à Paris en France  par le président Paul Biya » ; ont souligné dans un message adressé dimanche  au correspondant de Alwihda info, les éléments de la marine camerounaise  en poste à Siram, près de Fotokol ; frontière Cameroun-Nigéria.
Les  mêmes sources précisent  que : « tactiquement, à  plus de quatre mois sur le terrain de combat, le soldat n’est  plus efficace ».Les vaillants militaires camerounais  de la marine nationale en détachement dans l’Extrême-Nord Cameroun disent avoir  déjà «  envie de revoir leur famille, leurs  proches et connaissances ». Les soldats, selon certains, disent « ne plus avoir le moral » et exhortent le président Biya, à ordonner leur « relève ».
De Siram à Hilé-halifa, en passant par Sakma,Ngouma et Bagaram, les éléments de la marine nationale en poste dans les cinq sites de commandement situés sur la ligne de front dans l’Extrême-Nord Cameroun ; ne désarment pas sur  leurs revendications.
 
Le 22 juillet 2015, dans une lettre ouverte adressée au chef de l’Etat camerounais, les combattants ont souligné : « l’urgence d’une relève  pour plus d’efficacité dans la guerre contre Boko Haram ». Les marins au front  ont par ailleurs  décrié la sous-alimentation et le manque de prise en charge sanitaire  par la hiérarchie militaire.
 
En réponse à  leur lettre ouverte adressée au président de la république Paul Biya, les soldats en détachement sur la ligne de front reconnaissent que : « la situation ici est un peu passable, puisque le 1er août dernier,  le haut commandement a dépêché  un colonel de la gendarmerie nationale  qui est venu nous annoncé  que d’ici le 15 août 2015, on sera relevé ».
 
Les mêmes sources précisent que, « depuis jeudi  soir, 06 août 2015,  la colère a encore gagné les cœurs  des soldats ». En effet, «  le capitaine de frégate Aben Djifor, chargé d’assurer le paiement des arriérés de trois mois de primes de risque  et d’alimentation dont le montant global s’élève à 150.000 fcfa ,nous a brandi que 30.000 fcfa » ; ont indiqué au correspondant de Alwihda info, les éléments de la marine nationale camerounaise. D’après les mêmes sources, non démenties par leur hiérarchie : « le capitaine de frégate Aben Djifor , commandant le détachement de la marine dans l’opération Logone  a été séquestré au poste de Siram jeudi soir, avant d’être libéré vendredi matin, au termes de plusieurs compromis ».
Depuis le déclenchement des combats entre l’armée camerounaise et les membres du groupe terroriste Boko Haram, seuls, les soldats de l’armée marine camerounaise se plaignent du mauvais traitement au front.
 

Ismael Lawal
Correspondant d'Alwihda Info à Yaoundé, Cameroun. +237 695884015 En savoir plus sur cet auteur

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