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AFRIQUE

Cameroun/Trafic d'ivoire : La lutte s’intensifie


Alwihda Info | Par - 16 Novembre 2016 modifié le 17 Novembre 2016 - 18:06

Un homme a été arrêté à Yaoundé le 7 novembre 2016 pour détention illégale de plus de 15 pièces d'ivoire, constituées des statuettes sculptées.


Crédit photo : Depositphotos
Crédit photo : Depositphotos
L’opération qui a abouti à l’arrestation du trafiquant faunique a été menée par des agents de la délégation régionale des Forêts et de la Faune de la région du Centre, en collaboration avec les policiers du commissariat du 10ème arrondissement de la ville de Yaoundé. L'homme qui vend des objets sculptés en ivoire entre autres, a été arrêté alors qu'il tentait de vendre l'ivoire dans un quartier populaire de la capitale camerounaise. Des témoins oculaires disent qu'il a régulièrement vendu des objets en ivoire et que c'était une mauvaise fortune pour lui, car cette fois-ci, il est tombé entre les mains des agents de la faune. Les mêmes récits affirment qu'il a régulièrement fourni des objets en ivoire par des sculpteurs qui achètent de l'ivoire brut et les sculpte en objets. Il a tenté de résister à l'arrestation, alors que les agents de la faune et les policiers se sont rués sur lui, pour trouver un sac en plastique contenant des objets en ivoire. Il s'agit de la troisième arrestation impliquant l'ivoire sculpté en l’espace d’une semaine. Trois jours plus tôt, un homme a été arrêté à Melong dans la région Littoral, pour le trafic d’espèces fauniques.
Par ailleurs, un autre trafiquant a été arrêté à Dschang dans la région de l'Ouest. Il a été trouvé en possession illégale de plusieurs objets sculptés en ivoire. Il possédait un magasin et les enquêtes ont démontré que c'était sa base, d'où il avait fait des affaires pendant une longue période.
Protection des espèces
Ces arrestations s'inscrivent dans le cadre de l'initiative gouvernementale d'application de la loi sur les espèces sauvages qui a été lancée en 2003, avec pour objectif principal de suivre, d'arrêter et de poursuivre tous ceux qui enfreignent la loi de 1994 sur la faune. Selon la loi, toute personne trouvée en possession d'une espèce sauvage protégée est considérée comme ayant tué ou capturé l'animal et est passible d'une peine d'emprisonnement allant jusqu'à 10 ans si elle est déclarée coupable. L'objectif de cette loi est de protéger les espèces gravement menacées d'extinction du fait du braconnage et de la vente de leurs parties. La mise en œuvre réussie de la loi est appuyée par une Ong internationale (Laga) chargée de l'application des lois sur la faune. C'est dans ce cadre que le gouvernement a mené avec succès, une centaine arrestations de contrevenants à la loi faunique, parmi eux plusieurs trafiquants d’ivoire.
La hausse du prix de l'ivoire sur le marché international stimule le braconnage des éléphants d’Afrique, pour satisfaire la demande sur ces marchés. Un rapport récemment publié estime qu'un éléphant est tué toutes les 15 minutes et ces dernières années, environ 30 000 éléphants ont été tués chaque année pour leur ivoire. Cette situation se détériore rapidement avec l'augmentation du trafic d'ivoire. Les gouvernements s'attaquent au problème en adoptant plusieurs mesures. Le gouvernement camerounais a brûlé six tonnes d'ivoire en avril de cette année, pour tenter d'envoyer un message fort à l'effet que la protection des éléphants du pays est une priorité absolue et qu’elle ne laisse pas aller les trafiquants.