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AFRIQUE

Cameroun : la décentralisation au petit trot


Alwihda Info | Par - 17 Août 2015 modifié le 17 Août 2015 - 19:50

Même si le processus est en marche depuis quelques années, il existe de multiples correctifs qu’il convient de prendre en compte pour faire correspondre les compétences transférées aux attentes des populations.


La mairie de Tiko dans le région du Sud-Ouest.
La mairie de Tiko dans le région du Sud-Ouest.
Alors qu’elle est contenue dans la constitution depuis la révision constitutionnelle de 1996, la décentralisation tarde à se mettre véritablement en place au Cameroun. Si certaines administrations concèdent déjà des compétences aux collectivités territoriales décentralisées, certaines des 360 communes du pays sont encore victimes des dysfonctionnements administratifs. Pourtant, les compétences sont supposées être transférées dans leur totalité à la fin de cette année 2015. Mais, dans ce processus de décentralisation, il y a tout de même des départements ministériels qui trainent le pied, au grand dam des magistrats municipaux et des populations qui attendent.
En effet, à quelques mois de l’échéance, quatre départements ministériels ont encore du mal à transférer leurs compétences : il s’agit du ministère de l’Eau et de l’Energie, qui doit transférer l’électrification des zones nécessiteuses; du ministère de l’Habitat et du Développement urbain, avec le transfert de la réalisation des opérations d’aménagement ; quant au ministère de la Santé publique, l’on parle du contrôle sanitaire dans les établissements de fabrication et de conditionnement de produits alimentaires. Enfin, pour ce qui est du ministère des Arts et de la Culture, il s’agira de transférer la compétence sur l’organisation au niveau local, des concours littéraires et artistiques, et de la création et la gestion des centres socioculturels et des bibliothèques de lecture publique. Des domaines qui sont véritablement le ventre mou de l’action socio-culturelle du Cameroun, au regard de la carence d’espaces culturels observée dans les villes du pays. « Le constat que nous faisons est que le processus est en marche, mais il existe un certain nombre de correctifs qu’il convient nécessairement de prendre en compte pour faire correspondre les compétences transférées aux attentes, besoins et aspirations des communes et des populations à la base », a rappelé René Sadi, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. C’était au sortir du Conseil National de la Décentralisation qui a tenu le 30 juin 2015, sa première session ordinaire de l’année 2015. Cette instance est présidée par le Premier ministre, chef du gouvernement, Philémon Yang.
Pour sa part, Emile Andze Andze, maire de la commune de Yaoundé 1er et président de Communes et villes unies du Cameroun (Cvuc) estime que «le ventre mou du processus de décentralisation est le financement des compétences transférées », la contribution du budget de l’Etat au développement local se situant autour de 5% seulement. Dès lors, il revient aux différents intervenants dans le processus de décentralisation, de corriger les différentes insuffisances observées jusque-là, afin de procéder au déploiement d’un important processus insufflé par les pouvoirs publics, et que les populations à la base attendent avec beaucoup d’espoir, s’agissant de l’amélioration de leurs conditions de vie.



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