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AFRIQUE

Cameroun : mise en eau partielle du barrage de Lom Pangar


Alwihda Info | Par - 24 Septembre 2015 modifié le 24 Septembre 2015 - 22:01

L’opération est désormais effective, au terme d’une campagne de sensibilisation relative aux mesures de sécurité à prendre par les populations riveraines.


La maquette de l'usine de pied du projet hydroélectrique.
La maquette de l'usine de pied du projet hydroélectrique.
Initialement prévue le 15 septembre, c’est plutôt ce 24 septembre 2015, qu’a eu lieu la mise en eau partielle du barrage hydroélectrique de Lom Pangar. Comme on le sait, cet événement était très attendu. Car c’est une étape capitale du projet, du fait de l’approvisionnement attendu de son réservoir, avec 3 milliards de m3 d’eau. Dans cette optique, il est question d’amorcer un accroissement substantiel de l’offre énergétique du Cameroun. Cela étant, le remplissage du barrage est susceptible de provoquer une montée des eaux pouvant avoir des impacts sur la sécurité des biens et des personnes, s’agissant de la cinquantaine de villages établis autour de la retenue. On peut redouter, entre autres, l’ennoiement des zones, des accidents pour les pêcheurs, la noyade des orpailleurs et même l’encerclement des biens et du bétail.
Pour cette mise en eau, le site du barrage a accueilli, sous la conduite des techniciens chinois et camerounais, une bonne brochette de personnalités parmi lesquelles, le ministre secrétaire général des Services du Premier ministre, Louis Paul Motaze, par ailleurs président du comité de pilotage du projet, le président du Conseil d’administration de Electricity Development Corporation (EDC), Victor Mengot Arrey, son directeur général, le Dr Théodore Nsangou et des experts de la Banque mondiale.
Fin des délestages
En effet, la mise en eau est définie comme le remplissage du réservoir, par la fermeture des pertuis (tunnels) de l’ouvrage de dérivation provisoire. Pour le cas d’espèce, on parle de mise en eau partielle, parce que le réservoir sera rempli à moitié, grâce au processus engagé, pour atteindre un volume d’eau estimé à 3 milliards de m3. Lorsque le réservoir sera complètement rempli l’année prochaine, la retenue aura alors ses 6 milliards de m3 sur une superficie de 540 km2. Et ce sera certainement la fin des délestages au Cameroun, surtout dans son réseau interconnecté de la partie méridionale.
Il faut rappeler que le projet hydroélectrique de Lom Pangar est d’une importance stratégique pour le Cameroun, alors que le pays connait une crise énergétique depuis une quinzaine d’années. Avec les 6 milliards de m3 de la retenue, l’on s’achemine vers une amélioration du débit du fleuve Sanaga, ce qui augmentera alors la capacité de production des barrages de Song Loulou et d’Edéa situé sur son bassin en aval. Dès la prochaine saison d’étiage, il sera produit 70 MW de puissance garantie pour ces deux installations.
En dehors de la retenue d’eau, le projet hydroélectrique de Lom Pangar comprend au pied du barrage, la réalisation d’une centrale hydroélectrique d’une capacité de 30 mégawatts.


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