Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
AFRIQUE

Cameroun : un trafiquant faunique arrêté à Ebolowa


Alwihda Info | Par - 11 Mars 2016 modifié le 11 Mars 2016 - 19:05

En provenance de Nyabissan, une localité située à proximité du parc national de Campo-Ma’an (région du Sud), l’homme de 35 ans a été appréhendé le 3 mars 2016 à Ebolowa pour trafic de trophées d'éléphants.


Le trafiquant avec son butin entre les mains.
Le trafiquant avec son butin entre les mains.
L'opération a été réalisée par la délégation régionale des Forêts et de la Faune du Sud, en collaboration avec la police judiciaire. Par ailleurs, The Last Great Ape Organisation (Laga) a fourni une assistance technique tout au long du processus. Selon des sources impliquées dans cette opération, quand il est arrivé à Ebolowa, le trafiquant transportait un sac gonflé contenant trois queues et des sabots d'éléphants frais.
C’est à la suite de la découverte de la vente récente par le suspect des pointes d'ivoire que le pot aux roses sera découvert. Une enquête préliminaire sur ses activités a révélé qu'il a été pendant longtemps un braconnier qui vendait de l'ivoire à des clients dont la plupart venaient de Yaoundé. Les investigations ont également révélé que la fréquence de ces ventes était d’une fois toutes les deux semaines, ce qui signifie que le suspect seul aurait tué environ 26 éléphants par an.
Profits croissants
Il est allégué qu'il travaille en complicité avec un gendarme, qui lui sert de couverture nécessaire et met à sa disposition, des informations sur le mouvement des agents de la faune en service de contrôle et en retour. Le trafiquant ravitaille le gendarme en viande de brousse et argent après chaque mission dans les forêts. Il a également été rapporté qu’il a souvent loué une arme à feu à raison de à 25 000 FCFA par mission de recherche et d'abattage des éléphants dans le parc national de Campo-Ma'an.
Des sources internes font état de ce que lorsqu'il ne peut pas trouver facilement des troupeaux d'éléphants du côté du Cameroun, il traverse alors la rivière du Ntem pour se retrouver du côté de la Guinée équatoriale où il est sûr de les rencontrer. L'homme qui est actuellement derrière les barreaux devrait être poursuivi pour abattage illégal d'une espèce faunique protégée et détention illégale de ses parties.
Conformément aux dispositions de la loi faunique de 1994, toute personne trouvée en possession des parties d'une espèce de faune protégée est réputée avoir tué l'animal et est passible d'une peine d'emprisonnement maximale de 3 ans et d'une amende maximale de 10 millions de FCFA.
Une calamité pour l’éléphant d’Afrique
On estime que 38 000 éléphants sont tués chaque année pour alimenter le commerce illégal de l'ivoire qui est en plein essor en Asie. La hausse du prix de l'ivoire avec des profits croissants attire beaucoup de criminels dans la sous-région Afrique centrale. Une étude récente a révélé que plus de 60% de la population d'éléphants de forêt a été décimée au cours des dix dernières années. Et si un seul braconnier peut tuer jusqu'à 26 éléphants par an, alors la situation se rapproche de calamité pour l'éléphant d'Afrique.
Ce sont des statistiques effrayantes pour le monde de la conservation et surtout pour les agents de la faune qui ont la responsabilité de stopper l'extinction de l'éléphant. Depuis le début de cette année, cela explique pourquoi le ministère des Forêts et de la Faune du Cameroun fournit une impulsion appropriée aux initiatives d'application de la loi sur la faune.


EDITORIAL | COMMUNIQUE | Informations | AFRIQUE | SCOOP | Spécial Mali | Santé | INTERVIEW | SPORTS | REACTION | MEDIAS | REPORTAGE | RELIGIONS | SERVICES | INSOLITE | ANALYSE | ARCHIVES | SCIENCE | LIVRE | Evènements