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COMMUNIQUE

Centrafrique : "Affaire AKIBATA", la Presse dénonce un décret "foncièrement illégal"


- 8 Juillet 2014 modifié le 8 Juillet 2014 - 16:02


REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Unité - Dignité - Travail
GROUPEMENT DES EDITEURS DE LA PRESSE PRIVEE ET INDEPENDANTE DE CENTRAFRIQUE (GEPPIC)
Discipline- Professionnalisme-Solidarité
COMMUNIQUE DE PRESSE N°10
 
Les Directeurs de Publication, Membres du Groupement des Editeurs de la Presse Privée et Indépendante de Centrafrique (GEPPIC), se sont réunis en Assemblée Générale extraordinaire le vendredi 04 juillet 2014 à la Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ) et ont débattu d’un ordre du jour dans lequel figure l’«Affaire AKIBATA».
A propos,  ils ont pris connaissance du décret N°14.215 du 24 juin 2014, rapportant partiellement les dispositions du décret n°14.169 du 20 mai 2014 entérinant la désignation et l’élection des Membres du Haut Conseil de Communication de Transition en ce qui concerne exclusivement Monsieur Patrick-Stéphane AKIBATA, Représentant des médias privés au HCCT.
 
Ce décret foncièrement illégal et qui trahit l’amateurisme politique et le manque de culture institutionnelle de ses auteurs a conduit les Membres du GEPPIC à faire les observations suivantes:
 
Premièrement: Le décret du 20 mai 2014 entérinant la désignation et l’élection des Membres du Haut Conseil de Communication de Transition n’est pas visé au niveau des timbres du décret du 24 juin 2014;
Deuxièmement: Le décret qui fait grief au Représentant des médias privés au HCCT est signé par le ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement et des relations avec les institutions par intérim et vraisemblablement auteur d’un «Rapport» transmis au gouvernement. Faut-il rappeler que la tradition et la pratique administrative centrafricaines n’autorisent pas un ministre intérimaire à proposer des nominations ou des sanctions administratives. Ce défaut de qualité enlève toute crédibilité au décret qui, du coup, est nul et vraiment de nul effet absolu, surtout qu’il s’agit d’une haute institution comme le Haut Conseil de Communication. Cet acte constitue un mépris de cette haute institution prévue par la loi fondamentale du pays;
 
Troisièmement: Le décret excluant le Représentant des médias privés du HCCT n’est pas motivé, en violation de la loi de 1979 qui exige la motivation de tout acte à caractère administratif qui fait grief (suspension, révocation ou radiation, poursuite). Le défaut de motivation est encore une entorse à la loi car M. Patrick-Stéphane AKIBATA exerce une fonction publique élective dont les procédures, prévues par la loi, ont été régulièrement suivies, et non une fonction publique nominative qui relève de la discrétion du chef d’Etat. Cette confusion du genre n’est possible que dans les «République bananières» du genre Gondwana dont nous parle le célèbre journaliste chroniqueur Man-Man de RFI;
 
Quatrièmement: La loi fondamentale centrafricaine a prévu expressément les cas de vacance pouvant conduire au remplacement d’un Membre du HCCT. Ce sont: le décès, la démission, ou l’empêchement définitif (cf. article 64 alinéa 2 de la Charte constitutionnelle de transition). Aucun des neuf (9) Membres du HCCT n’étant dans l’un de ces cas prévus par la loi, il est incompréhensible que ce soit celui qui a battu à la régulière le candidat d’un pouvoir clanique à la course pour le siège du HCCT qui fasse l’objet d’acharnement d’une famille en détresse.
Au vu de tout ce qui précède, le GEPPIC constate avec regret la légèreté avec laquelle le gouvernement a traité la vraie fausse «Affaire AKIBATA» au point de poser un acte dont le caractère foncièrement illégal ne résiste pas à la simple observation. Cet acte n’est-il pas révélateur de la manière dont les affaires du pays sont traitées?
Face à cette situation, le GEPPIC décide:
1-De s’associer à l’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) pour attaquer en justice le décret de la honte en se constituant partie civile;
2-D’observer une Journée sans journaux et un sit-in au Palais de la Justice le jour de la prestation de serment du HCCT amputé des médias privés; 
3-De ne plus couvrir ni diffuser les informations sur les activités des départements de la Justice, de la Communication, du HCCT amputé des médias privés et autres institutions de la République déjà identifiées;
4-De suspendre toute collaboration avec le HCCT taillé sur mesure et amputé des médias privés;
5-D’engager l’UJCA à traduire sieur Hilaire Guitongo devant le Conseil de discipline pour faute lourde;
6-D’user de tous les moyens légaux pour faire entendre la voix et la cause des médias priés centrafricains devant les instances nationales et internationales par rapport à la vraie fausse «Affaire AKIBATA» et d’autres situations touchant la presse;
 
7-Renouvelle sa confiance et son total soutien au confrère Patrick-Stéphane AKIBATA, unique représentant des médias privés au HCCT et victime expiatoire d’une politique à combattre.
 
Fait à Bangui, le 04 juillet 2014
L’ASSEMBLELE GENERALE
 
 
Ampliations:
-Institutions de la Transition;
-Ministre de la Justice;
-Ministre de la Communication;
-Ambassades;
-RSSGNU, Chef de la MINUSCA;
-Représentant MISCA;
-Partenaires au développement;
-Organisations internationales;
-Organisations nationales et internationales de défense des droits de l’homme;
-Organisations nationales et internationales de défense de la presse;
-Tous les médias publics et privés : ‘’POUR LARGE DIFFUSION’’
-Archives;
-Chrono.


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