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AFRIQUE

Centrafrique : Bozizé et la rébellion, une simple affaire d'argent


Alwihda Info | Par V.M - 21 Mars 2013 modifié le 21 Mars 2013 - 19:08


Centrafrique : Bozizé et la rébellion, une simple affaire d'argent
V.M

Quand, le 15 mars 2003, le Général Bozizé entrait en libérateur applaudi à Bangui, rien ne prévoyait à ce moment là quelle serait la suite.
Le pays était en ruine, en prise aux délires d'Ange-Félix Patassé aka « le Barbu National » ou « AFP».
Bozizé chassait du pouvoir ce même Patassé avec qui il tenta déjà un coup d'état manqué quelques années plus tôt.
Adulé par les FACA dont il fut le chef d'état major, tout allait bien pour lui à cette époque.
Sous le régime militaire du général André Kolingba, le général Bozizé soutenait l'opposition et fomenta déjà un coup d'État en 1982. RATE !
En mai 2001, il remettait ça, encore raté, les troupes libyennes qui assurent la sécurité du président surent le contrer.

Enfin le 15 Mars 2003, ce fut le triomphe.

MAIS....
Qui l'a aidé ? Qui l'a soutenu dans son entreprise ?

- Le Tchad, ou plus précisément son Président Idriss Deby, via le général Mahamat Ali Abdallah Nassour.

- La France qui bien benoîtement laissa faire.

- Mais aussi un certain Nourredine Adam, et d'autres rebelles, les mêmes constituant la majorité de la coalition Séléka actuelle.
Aussi, affirmer que ce ne sont que des 'étrangers' c'est un peu court.
Nourredine Adam par exemple n'est pas tchadien, mais un rounga centrafricain.

Et c'est là qu'il y a problème.
Bozizé en 2003 avait promis de rétribuer tous ces divers chefs de guerre qui l'avaient propulsé au pouvoir.
Les histoires de DDR et autres, ne sont que des écrans de fumée.
Le fond réel du problème est simplement financier.

François Bozizé avait promis, de verser comme compensation de leurs efforts, la somme de 15. 000. 000 FCFA à chacun.
Ce qu'il ne fit jamais.
D'ailleurs, lors de la réunion de paix à Libreville, ce volet financier fut très discrètement évoqué par les chefs Séléka.
Le président Ali Bongo, afin de réussir sa réunion, fit compensation financière aux exigences. Il a donné de l'argent à la Séléka.
Mais il était trop tard.
La colère et la rancune des rebelles se sentant floués par Bozizé ne feront que s'amplifier.

Voilà comment pour un simple problème de promesse financière non tenue, la Centrafrique se trouve en prise à une crise énorme dont elle en ignore les sources cachées.

© Mars 2013/LNC


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