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AFRIQUE

Centrafrique : Cet homme qui menace de couper le pays en deux


Alwihda Info | Par - 23 Décembre 2013 modifié le 23 Décembre 2013 - 10:09

"Dans un délai d'une semaine nous allons prendre la décision, tous les nordistes musulmans, de demander la sécession de la République centrafricaine en deux : le Nord et le Sud", précise-t-il lors d'une conférence de presse.


Le conseiller du Président Djotodia, ancien ministre du Tourisme et haut-gradé de l'ex-Séléka, Abakar Sabone
Le conseiller du Président Djotodia, ancien ministre du Tourisme et haut-gradé de l'ex-Séléka, Abakar Sabone
BANGUI (Centrafricaine) - Le conseiller du Président Djotodia, ancien ministre du Tourisme et haut-gradé de l'ex-Séléka, Abakar Sabone semble ne pas avoir pesé ses mots sur l'idée qu'il vient de souffler. Il donne un délai d'une semaine en menaçant de couper le pays en deux. Ce dernier veut faire sécession afin de protéger les musulmans de Centrafrique.

"Dans un délai d'une semaine nous allons prendre la décision, tous les nordistes musulmans,de demander la sécession de la République centrafricaine en deux : le Nord et le Sud", précise-t-il lors d'une conférence de presse.

Les médias n'auront pas raté cette annonce du haut-gradé de la Séléka qui s'est ouvertement emporté. Cependant, il n'est pas la seule figure du nouveau régime à contester et critiquer ouvertement l'intervention française ; Le ministre de l'Intérieur, Nourredine Adam a affirmé avant-hier que la France est désormais responsable des exactions sachant que les ex-Séléka ont été cantonnés. Le général Abdelkader Khalil a demandé hier à la France de revoir sa position. Pour lui, "la France a commis une erreur de calcul et il lui appartient de revoir sa stratégie le plus vite possible". Michel Djotodia critique également d'une manière indirecte l'opération française en affirmant -dans un communiqué de la Présidence centrafricaine parvenu à Alwihda avant-hier- que "malgré le déploiement français, la sécurité reste gravement menacée".

Les chrétiens et les musulmans pourront-ils réapprendre à vivre ensemble ? Le théologien et anthtropologue Jimi Zacka tente de répondre à cette question sur Alwihda. Pour lui, « dans ce contexte social tendu, comme le démontrent les faits sur le terrain, certains discours servent, aujourd’hui, de façon significative à stigmatiser, de part et d’autre, une frange des centrafricains, à mettre à mal la cohésion sociale. Les difficultés à vivre ensemble sont ainsi liées au rejet des uns et des autres et au refus de partager un espace commun ».



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