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AFRIQUE

Centrafrique : Christophe Gazam-Betty parle ouvertement !


Alwihda Info | Par LNC - 16 Août 2014 modifié le 16 Août 2014 - 15:24


Centrafrique : Christophe Gazam-Betty parle ouvertement !
Présent à Bangui depuis quelques jours, et contacté par LNC, l'ancien ministre d'Etat centrafricain s'est livré à un petit exercice de vérité.

Cité récemment par un media centrafricain comme étant un des soutiens passifs et donc devant rendre compte des exactions de la Séléka, il a opposé un démenti clair et net, en faisant même des révélations sur le passage au pouvoir en RCA de la coalition Séléka.

- LNC : Pourquoi n'étiez-vous pas à Brazzaville ?
- Christophe Gazam-Betty : Parce que c'était un "NON EVENEMENT".
"Il y a eu Libreville, N'Djamena, et maintenant Brazzaville. Tout ça ne donne rien, on n'avance pas.
Car il faut légiférer pour se mettre en harmonie avec les codes de la communauté internationales.
Les deux groupes criminels n'ont aucune pression, rien ne les contraint dans cet accord.
Tout cela n'a aucun sens si rien n'est mis en place judiciairement pour contraindre ces groupes criminels à respecter leurs signatures."

- LNC : Vous étiez un proche de Michel Djotodia et même son ministre vous pouviez agir non ?
- Christophe Gazam-Betty : "Les choses ne se sont pas passées comme prévu. Lorsque nous avions passé le PK12 pour prendre le pouvoir à Bangui, c'était pour changer les choses, pour une nouvelle donne politique, pas pour des crimes avec des voyous hors contrôle.
Je devais mettre en place une vraie structure politique pour le changement au pays. Cela n'a pas été possible. J'ai eu toutes les oppositions possibles de la part de Michel Djotodia.
D'ailleurs, on s'est fâché quand il avait eu l'idée saugrenue de rétablir l'impôt de capitation.
Et je lui ai dit, mais est-ce tu te rends compte de la connotation symbolique d'un tel acte ? Nos parents étaient chicoté pour cet impôt, et tu veux le rétablir ? Qui va payer, les pauvres gens sans moyens ?

Que reste-t'il du passage de la Séléka au pouvoir ? Avons-nous fait des choses ? Même pas, avions-nous au moins construit des puits dans des villages pour donner de l'eau potable ? Même pas.
Et au contraire, au crime de sang il faut y ajouter les crimes économiques."

- LNC : Que voulez-vous dire ?
- Christophe Gazam-Betty : Ecoutez, allez à cette adresse que je vous donne à Bussy St Georges en France (NDLR: Adresse occultée par LNC) et vous y verrez une maison flambant neuve appartenant à Djono ABA et financé à 100% par la société minière SOCO PLC INTL.
Djono ABA avait accordé d'importantes concessions minières à tout un tas de gens, où sont passés ce que l'on nomme les 'Super bonus' ?
Tout cela fut mise en place à travers une banque malienne.
Et que dire encore des agissements en sourdine de Crépin Mboli-Goumba ?
Pour cela que je dis, qu'en plus des crimes de sang, la Séléka s'est rendue coupable de crimes économiques.

- LNC : Comme vous êtes à bangui, avez-vous informé la présidente Catherine Samba-Panza de toutes ces dérives ?
- Christophe Gazam-Betty : Pas encore, j'ai son numéro de téléphone, mais je ne l'ai pas encore contactée.

- LNC : Avez-vous encore des contacts avec Michel Djotodia ?
- Christophe Gazam-Betty : Je n'ai aucun contact avec lui, on ne se parle plus depuis longtemps.

Propos recueillis par Magloire Lamine

© Août 2014 LNC


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