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AFRIQUE

Centrafrique : Comment arrêter les massacres ?


Alwihda Info | Par Abbas Kayangar - 19 Septembre 2013 modifié le 19 Septembre 2013 - 18:48


Des jeunes combattants de la Séléka. Centrafrique. Crédit photo : Sources
Des jeunes combattants de la Séléka. Centrafrique. Crédit photo : Sources
Depuis la chute du dictateur François Bozizé, la RCA est retombée dans les escarcelles macabres des nombreux vautours de la politique centrafricaine. La voie vers la démocratisation a fait un véritable bond en arrière avec l’émergence des embuches et des velléités extrémistes, mettant en exergue des différents courants idéologiques, régionaux, confessionnels ou tout simplement des groupes d’intérêt interne ou externe au pays. La coalition Seleka a fait venir sur son sillage des mercenaires dont nombreux parmi eux sont d’obédience extrémiste ou tout simplement mafieuse. Tous les Zaraguinas qui écumaient les routes centrafricaines, le sud du Tchad et une partie du Cameroun ont vu un pain béni leur tombé du ciel. Au lieu de prendre les risques de voler et couper les routes, ils ont la chance de piller, violer et massacre sous la bannière de l’état centrafricain.

La minorité musulmane en Centrafrique est devenue du jour au lendemain, la cible des politiciens véreux et sans scrupules qui rêvent de véritables pogroms pour balayer toute personne de confession musulmane du pays, omettant sciemment de souligner que tous les citoyens Centrafricains, qu’ils soient musulmans ou chrétiens, sont victimes d’un système, d’un endoctrinement et manipulation politique. Les instigateurs de la division entre les Centrafricains, veulent que les musulmans tuent les chrétiens, vis-versa, et ce, pour mieux régner.

Tous les politiciens centrafricains, la société civile et la presse ont failli a leur mission, préférant d’adopter le jeu macabre visant à attiser la haine, l’exclusion, la chasse aux sorcières, etc. On oublie que les problèmes de la république centrafricaine sont plus profondes que les mystifications fourbes des politiciens On veut sacrifier tout simplement des paisibles citoyens pour leur origine et leur religion sur l’autel de la cupidité et de la xénophobie. Le pays est en réel danger d’implosion, la situation peut dégénérer en affrontements meurtriers entre les différentes couches de la population. Il est indéniable que ces nombreux politiciens, certains membres indélicats de la société civile et la presse tirent parti du profond climat de xénophobie existant au sein de la société centrafricaine qu’ils veulent transformer en un « véritable coupe-gorge ».

Le temps presse pour que la communauté internationale frappe du poing sur la table pour que la souffrance et le martyr des femmes, des enfants, des vieillards et de tous les Centrafricains cessent. Que les campagnes ouvertement tourné à l’invitation aux massacres cessent entre tous les fils de la Centrafrique. Il est aussi temps que les politiciens et la presse arrêtent de fanatiser des groupes extrémistes des différentes religions afin de préserver la paix et la cohésion sociale. Les violences qui ont depuis gagné les villages continuent de détruire des vies sans que l’opinion ne s’en émeuve

comme si la mort des civils Centrafricains n’est pas si importante que celle des civils en Syrie, en Egypte ou en Libye, on est entrain de laisser la Centrafrique sombrer vers une « somalisation ». Les politiciens doivent cesser d’instrumentaliser la désignation des boucs-émissaires pour consolider leur assise politique au détriment de l'unité nationale et de la stabilité du pays. En instrumentalisation la peur de l’autre, ces « politiciens » espèrent exacerber le ressentiment entre les différentes communautés qui font la grandeur de la nation centrafricaine, soulevant ainsi les chapes de plomb qui retenaient depuis des années les haines et les ressentiments qui couvaient entre les chrétiens, animistes et musulmans. Le peuple Centrafrique doit rester au-dessus de la mêlée et ne pas mordre à l’hameçon des politiciens. Il ne doit pas confondre musulmans extrémistes et musulmans vivant normalement au sein de la société centrafricaine. Il ne doit pas confondre chrétien extrémistes et chrétien fervent, louant et priant le Christ et non le diable incarné en politicien. Il est temps d’endiguer ces haines sans fondement pour l’avenir, la cohésion et la stabilité de la Centrafrique.

Abbas Kayangar


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