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POINT DE VUE

Centrafrique : De l'implacable degénérescence de la transition à un tohu-bohu politique disproportionné


Alwihda Info | Par Rodrigue Joseph Prudence MAYTE - 28 Octobre 2013 modifié le 28 Octobre 2013 - 19:19


La chute. Crédit photo : Jean-Baptiste Martin, sculpteur.
La chute. Crédit photo : Jean-Baptiste Martin, sculpteur.
La Centrafrique, un pays dans lequel les caractères s'entrechoquent,les volontés s'affrontent brutalement,où l'on ne compte plus les charges, les pièges et les embûches...Un monde politique dominé par les rapports de force (rébellions,coups d'états, mutineries...), par la violence physique(viols, braquages,tueries...),par la violence symbolique(verbale et visuelle, avec par exemple les quolibets,les interruptions, les trépignements et les imprécations de la politicaillerie centrafricaine),par un fourmillement de système baroque et insolite des hommes qui font l'actualité dans l'unique intention d'accéder à la magistrature suprême de l'état.

Depuis, la déposition de l'ancien locataire du palais de la renaissance,il ne fait aucun doute que le nombre effroyable des victimes,l'écrasement impitoyable de tous les contestataires des enturbannés et la brutalité des images qui circulent sur les plateaux des télévisions étrangères,démontrent à suffisance l'inertie y compris la complicité des politicards centrafricains de tout poil qui n'ont qu'une seule et même cible:la magistrature suprême de l'état.

Devant la cavalcade des rebondissements de la brume contemporaine,il serait souhaitable d'analyser et de scruter dans les moindres détails les méandres de la politicaillerie centrafricaine.Plusieurs évenements factuels denotent l'implication condenscendante de certains politicards véreux dans la degénérescence du pays.De l'avénement de la coalition séléka à l'accord factice de Libreville en passant par le coup de force du 24 Mars 2013, les coulisses de ces différents évenements s'apparentent à la face immergée de l'iceberg. Une fumisterie mi-figue,mi-raisin qui laisse un goût amère au travers de la gorge de tous les Centrafricains épris de paix.

Avec une léthargie gouvernementale,un défaitisme exacerbé de la gestion de la chose publique, la déconvenue s'accroît encore davantage.Surtout lorsqu'on décrypte les mains invisibles et déstabilisantes qui se cachent derrière cette chienlit organisée.Au demeurant,deux réalités cruelles ressortent de cette transition hasardeuse. D'une part,il y'a un manque hallucinant de vision des nouvelles autorités... D'autre part, une absence de cohérence et de lucidité que dégage le premier ministre. Pire encore, il assimile à tort et à travers sa responsabilité actuelle à une direction de compagne pour les prochaines échéances électorales.

Une attitude désopilante qui remet d'emblée en cause

sa légitimité auprès de tous les acteurs sociopolitiques impliqués dans le processus de la transition.Plus le rejet de la transition se développe, plus un autre danger croît,celui du politiquement correct des forcenés de la République.

Rodrigue Joseph Prudence MAYTE
Chroniqueur, Polémiste mayterodrigue@yahoo.fr Vitré,France