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COMMUNIQUE

Centrafrique : Des grandes attentes du Forum de Bangui


Alwihda Info | Par DIMY DOUNGOUS - 28 Avril 2015 modifié le 28 Avril 2015 - 21:30

ASSOCIATION GUIRA DES CENTRAFRICAINS DE NANTES - Contribution pour la FORUM DE BANGUI


COMMUNIQUE DE PRESSE

Communiqué de Presse de l’ Association ‘’GUIRA’’
Des centrafricains de Nantes
France

Contribution pour le forum de Réconciliation Nationale

Les Centrafricains et les Panafricains de Nantes réunis autour de L’association GUIRA. Pour ce moment fatidique. Ce que nos compatriotes on vécue nous interpelle tous car nous sommes concerné et non le contraire comme pensent certains responsables actuels de la transition.

Les assises du forum de Bangui devraient mettre en évidence la complexité de structure et les différentes couches sociales qui constituent cette population. Certes, la Centrafrique traverse une crise économique, mais il existe la volonté des hommes motivés pour surmonter celle-ci. Les jeunes Centrafricaines devraient être présentes à ce forum y compris les groupes armés, ils doivent participer à la réconciliation nationale et à la reconstruction de la Centrafrique. Cette formidable dynamique devrait faire changer la volonté politique du gouvernement dans sa méthode de gestion ... Montrer à nos futurs dirigeants les vraies valeurs qui serviront à la Consolidation de la paix et la cohésion sociale, la stabilité économique et institutionnelle de notre pays. Notre objectif à tous est de bâtir un édifice commun pour permettre aux Centrafricains de prendre un nouveau départ vers un avenir concret.

Face aux défis qui se posent, nous devons apporter très modestement, mais concrètement, le moyen de modifier la trajectoire des ambitions. Qu’elles deviennent réalisables pour rendre notre nation prospère et reconnue.

Le forum de Bangui doit se parler que d’une seule et même voie : La PAIX. Il ne saurait y avoir de réconciliation national à Bangui tel que nous le souhaitons si certains d’entre nous persistent à croire que c’est par des armes qu’ils gouverneront notre Patrie avec la complicité de certaine groupe qui n’ont aucun état d’âme sur notre misère récurrente depuis notre « indépendance ».

Il est très important d’envisager le désarmement sur toute l’étendue du territoire centrafricain. Créer une coexistence constructive, bâtie sur la tolérance entre les différents peuples de notre pays. Le but est la paix et la prospérité. Une très grande avancée pour le devenir de tous les citoyens centrafricains d’aujourd’hui et de leur descendance. Le désarmement devrait privilégier l’intégration. Ce processus pourrait établir le regroupement lié à une activité urgente de programme de désarmement et de réintégration. Aujourd’hui, les armes sont toujours là. Il faut mettre en place une commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre. Toute personne détentrice, illégalement, d’une arme devra la remettre aux autorités sous un certain délai. Passé ce dernier, ces personnes risqueront une peine de prison. Ce désarmement nécessite un appui du gouvernement et un soutien politique fort et important pour la réconciliation. Dans le cas d’un échec, le pays retombera dans le conflit. La réintégration dans la société civile passe tout d’abord par la formation professionnelle adaptée pour chaque cas. La réinsertion au sein de la communauté est toujours négligée par les bailleurs de fonds et le gouvernement.

Trop de nos compatriotes ont perdu la vie ; certains sont handicapés éternellement et d’autres ont vu leurs biens détruits, les fruits de leurs épargnes et de leur dure labeur. Tout cela à cause de nos égoïsmes insensés ou du fait des intérêts qui nous échappent mais que nous soutenons par notre ignorance !

Plus aucune vie humaine ne doit être sacrifiée, en Centrafrique, sur l’autel de nos grotesques ambitions.
Pour cela, le désarmement doit être au centre de toutes nos préoccupations.

Nous devons d’abord nous désarmer mutuellement. Il ne s’agit pas seulement de déposer les armes physiques ou tout objet que nous utilisons pour détruire notre beau pays et ôter la vie à certains de nos compatriotes pour des intérêts qui nous sont extérieurs. Le désarmement est aussi mental et comportemental.

Face aux défis qui se posent, nous devons apporter très modestement, mais concrètement, le moyen de modifier la trajectoire des ambitions. Qu’elles deviennent réalisables pour rendre notre nation prospère et reconnue.

Chacun de nous doit réapprendre à aimer son compatriote en le considérant comme indispensable à notre épanouissement collectif !

Par notre modeste contribution, nous invitons chacun de nous à adopter un comportement responsable en éloignant de lui toute haine ou vengeance car nous sommes tous perdant dans cette folie du pouvoir pour notre seul confort personnel.

Fait à Nantes le 24 - 04 2015
Le président de L’association GUIRA
Dimy DOUNGOUS


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