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AFRIQUE

Centrafrique : L’autopsie des récentes actualités


Alwihda Info | Par Rodrigue Joseph Prudence MAYTE - 26 Août 2013 modifié le 26 Août 2013 - 14:33


Incroyable mais vrai ! Après cinq (5) mois de coup de force, la Centrafrique prend toujours l’allure d’un pays fantôme. La junte au pouvoir peine encore à instaurer la sécurité sur toute l’étendue du territoire et le gouvernement laisse transparaître clairement un aveu d’impuissance sur les sujets brûlants du pays. En vérité, les récentes actualités de la Centrafrique démontrent à suffisance que la junte au pouvoir s’arc-boute toujours derrière un tâtonnement rampant alors que la transition se décompte en cascade et en cavalcade. A l’évidence, certaines informations vérifiées font état de la présence des bruits de bottes aux antipodes de Bangui. Même aux confins de la Centrafrique des mouvements prolifiques de résistance se créent dans l’unique but de conquérir ou de reconquérir le pouvoir de Bangui. Prétextant un désarmement préalablement établi dans certains quartiers ciblés de Bangui notamment Boy rabe, Gobongo, Boing, la junte au pouvoir procéda à un ratissage musclé de ces quartiers en vue de dénicher non seulement les caches d’armes mais d’en découdre également avec les supposés représentants de ces différentes fractions de résistance.

Une investigation méticuleuse que la junte mena avec une action militaire de grandes envergures faisant au passage des centaines de morts. Des témoignages probants attestent que les nouvelles autorités ont utilisé des moyens disproportionnés sur le terrain. Plusieurs maisons ont été détruites et les corps putréfiés jonchaient encore les bordures de la route. Là ou le bât blesse, les valseurs de la Centrafrique se sont placardés comme à l’accoutumée derrière leurs mutismes. A fortiori, l’environnement sociétal centrafricain semble subir un virus des valses-hésitations. En plus du désarmement orienté de la junte au pouvoir, il est préférable de décrier le manque de sérieux budgétaire du Gouvernement centrafricain envers les Fauves de Basket Ball toujours en compétition à l’extérieur. Comment la junte au pouvoir peut’ elle méconnaître ce sport qui a contribué un temps soi peu à la fierté nationale ? Plusieurs informations, qui ont connu l’ombre d’une démonstration convaincante, attestent que le Gouvernement a seulement données une somme anodine pour le déplacement des Fauves. Un investissement qui montrera très rapidement ses limites car les Fauves

feront à tour de bras des grèves en France pour manque de paiement des frais d’encouragements et d’alimentations.

Pendant que la junte au pouvoir utilise des moyens financiers et logistiques colossaux pour désarmer d’une manière abracadabrante la population en la tétanisant, le ministre en charge des sports qui arborait jadis un style de chevelure à l’instar de Bob Marley peine à trouver ne serait-ce que cinquante million de Francs (50 000 000)Cfa pour les Fauves. Heureusement qu’un digne fils du pays avait soutenu financièrement les Fauves sous réserve d’un remboursement par le Gouvernement centrafricain au prorata des dépenses qu’il avait engagées. Manifestement, plusieurs actions salvatrices ont été menées à l’endroit des Fauves par la gente masculine et féminine centrafricaine issue de la diaspora brazzavilloise, abidjanaise, française, américaines et autres. Même si les Basketteurs centrafricains ont reçu un appui financier récemment à Abidjan, certaines indiscrétions dénotent une ponction spontanée de cette modique somme par le circuit de transmission. Plusieurs sources appropriées évoquent une exploitation pécuniaire de certaines autorités par rapport au déplacement des Fauves de Basket Ball.

Au demeurant, il est important d’admettre qu’il existe actuellement un fourmillement de système au sein de la junte au pouvoir. L’éviction du Ministre Nourredine dans le Gouvernement fait couler en ce moment beaucoup d’ancre. Les supputations fusent de partout et certains analystes assimilent le limogeage de Nourredine à une guerre d’égo. D’autres estiment que le Ministre est juste victime du rouleau compresseur de la communauté internationale. Ils argumentent leurs analyses par le fait que Nourredine occupait un poste ministériel très stratégique et susceptible d’innombrables conflits inter centrafricains à l’avenir. A la base, le Ministre peut naturaliser et fournir des passeports à tout va aux étrangers… De surcroît son parcours pose un réel problème surtout lorsqu’on sait qu’il a roulé sa bosse un peu partout. Selon ces analystes, Monsieur Nourredine est un combattant intrépide capable de s’aventurier sur n’importe quel champ de bataille dans l’unique but de bâtir son compte en banque. Pour illustrer ces propos précédemment avancés, les analystes affirment que l’ancien ministre de la sécurité publique avait combattu

pendant un moment au Tchad. De facto, il traine un passé sordide pouvant mettre en péril la sécurité intérieur de toute la Centrafrique.

A ce titre, il ne peut administrer durablement ce poste ministériel hyper sensible. D’ailleurs les carnets d’adresses du Ministre inquiètent au plus haut point certaines sommités mondiales. A partir du moment où les Américains estiment qu’il y’a risque de terrorisme en Centrafrique, Monsieur Nourredine devient inéluctablement le fusible qu’il faut changer dans le Gouvernement. A priori, une mission des experts onusiens avait séjourné en Centrafrique le samedi 17 Août 2013 dans l’intention de poser les préalables de la communauté internationale aux autorités de Bangui avant qu’une résolution finale des Nations Unies ne tombe dans les jours à venir. Il s’est avéré que la nomination de Monsieur Jean Jacques DEMAFOUTH dans le Gouvernement est un signal d’allégeance que la junte au pouvoir souhaiterait envoyer envers la communauté internationale. Pour preuve, le nouveau ministre travaillera en symbiose avec la nouvelle force onusienne(MISMA). Déjà , certaines indiscrétions révèlent que la nouvelle force œuvrera sous le chapitre 7 (l’usage de force). Par conséquent, le Ministre DEMAFOUTH jouera le chef d’orchestre entre la junte au pouvoir et les forces onusiennes. En tout cas il y’a un adage lobayen qui dit « On ne peut pas remplacer la lèvre d’un cheval par celle d’un âne ».Observons !!!

Rodrigue Joseph Prudence MAYTE
Chroniqueur, Polémiste Courriel : mayterodrigue@yahoo.fr France, Vitré


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