Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
POLITIQUE

Centrafrique : La Séléka doit s'abstenir de désigner le président de la transition (Diaspora)


Alwihda Info | Par kodegue guy simplice - 25 Mars 2013 modifié le 25 Mars 2013 - 13:59

La communauté centrafricaine fixe le cap suite au départ du pouvoir de BOZIZE EN EXIGEANT LA CONVOCATION D'UNE CONFÉRENCE NATIONALE SOUVERAINE


Centrafrique : La Séléka doit s'abstenir de désigner le président de la transition (Diaspora)
DECLARATION DE LA DIASPORA CENTRAFRICAINE

Face à cette situation qui prévaut en République Centrafricaine, suite à l'entrée de la Séléka dans la Capitale Bangui d'une part, et d'autre le départ précipité du président François BOZIZE, la diaspora centrafricaine prend acte de cette nouvelle donne qui s'impose malgré les accords de Libreville.

Mais que nous réserve l’avenir ? L’exemple de la Tunisie et de bien d’autres pays doit nous inciter à la réserve et à la plus grande vigilance !

Nous rappelons que notre pays a trop souffert des hommes qui arrivent en libérateurs et se transforment en dictateurs en confisquant le pouvoir avec des élections truquées jusqu’à ce qu’une autre révolte s'impose. C’est un cercle vicieux que nous devons absolument briser pour libérer notre pays.

Nous lançons un appel pressant et solennel aux nouvelles autorités militaires quelles qu’elles soient, de ne pas céder à la tentation de perpétuer cette pratique récurrente.

Nous leur demandons de prendre dès à présent, toutes les mesures qui s’imposent pour ramener la paix dans le pays, sécuriser les routes, protéger les populations, les biens meubles et immeubles, les étrangers, les structures économiques de notre pays, les organisations nationales et internationales installées sur notre territoire.

Les accords de Libreville étant sujet à caution du fait du départ précipité du président François BOZIZE, nous exigeons la convocation sans délai d'une conférence nationale ouverte à toutes les composantes de la nation centrafricaine, aux observateurs étrangers représentant les organisations internationales et les pays amis, afin que soient arrêtées, d’un commun accord, les modalités et les organes dirigeants de la transition, ainsi qu’une feuille de route pour l’organisation d’élections présidentielles, législatives et municipales dans des délais raisonnables acceptés de tous.

Pour ce faire et en attendant la convocation de cette conférence nationale souveraine, la Séléka doit s'abstenir de désigner d'une manière unilatérale, le président de la transition.

Nous appelons toutes les forces vives de la nation centrafricaine à soutenir l’avènement de la démocratie, le processus de paix, de relayer cet appel, afin qu’ensemble nous arrivions à sauver notre pays du cercle vicieux décrit ci-dessus et à le doter définitivement d’institutions stables respectueuses du peuple.

Par ailleurs, la diaspora centrafricaine lance un vibrant appel à la France, aux Etats Unis d'Amérique, la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale, à l'Union Africaine, à l'Organisation Internationale de la Francophonie, à l'Union Européenne, au Conseil de Sécurité des Nations Unies d'appuyer et de contribuer à la recherche d'une solution durable en République Centrafricaine.

A paris, le 24 mars 2013
Le PRESIDENT
GUY SIMPLICE KODEGUE



Dans la même rubrique :
< >

Lundi 30 Novembre 2015 - 14:55 Cameroun :Députés et Sénateurs sous pression

Lundi 21 Mars 2016 - 17:13 Cameroun : La société civile menace