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EDITORIAL

Centrafrique : Le contrat de responsabilité citoyenne implique la prudence, le vote utile s’impose. (Volet 1)


Alwihda Info | Par Jean-Gualbert Togba - 21 Décembre 2015 modifié le 21 Décembre 2015 - 05:38

Je suis d’autant plus dubitatif et circonspect sur l’agissement et l’agitation de certains brasseurs de l’air, bruyants comme un tonneau vide, fiers comme un pou, heureux comme un enfant légitime, qui affichent une scélératesse morbide, à l’encontre desquels je lance une mise en garde aux votants d’user à bon escient le bulletin de vote pour faire un vote utile, d’user cette expression démocratique pour ne pas qu’au lendemain des résultats électoraux, les centrafricains n’aient que les yeux pour pleurer.


Le center à fric victime de la diversité des minerais de son sous-sol cherche toujours son chemin de Damas. Une guerre de prédation instaurée pour engraisser une communauté hétéroclite internationale de malfrats en bande organisée. Ma réflexion est celle-ci : De la même manière qu’on parle de blanchiment d’argent sale, il est temps que les activistes soulèvent aussi la problématique du blanchiment de ressources minières sales dans les économies occidentales. Ce ne serait pas trop demandé !

Mon journal de campagne électoral.

Le center à fric victime de la diversité des minerais de son sous-sol cherche toujours son chemin de Damas. Une guerre de prédation instaurée pour engraisser une communauté hétéroclite internationale de malfrats en bande organisée.

Ma réflexion est celle-ci : De la même manière qu’on parle de blanchiment d’argent sale, il est temps que les activistes soulèvent aussi la problématique du blanchiment de ressources minières sales dans les économies occidentales. Ce ne serait pas trop demandé !
Durant plus de deux années, les centrafricains d’une manière générale et plus particulièrement la jeunesse centrafricaine ont sué sang et eau pour défendre ce qui reste de la patrie, dans une crise confectionnée de tout poil assorti d’un traitement de sortir de crise comme un cautère sur une jambe de bois.
Et comme si le malheur ne suffisait pas, on finance une mort subite qu’on demande aux centrafricains de s’assister sans défibrillateur. De grâce - Il n’est un secret de polichinelle pour personne quand j’ai publié mon ressentiment, mon angoisse à travers mes analyses sur la tenue prématurée et désordonnée d’une élection qui vient noircir le tableau et causer plus de problème qu’elles n’en résolvent. Parce que j’estime pour ma part que le nouveau locataire du palais de la Renaissance doit avoir suffisamment de marche de manouvre à la hauteur de l’enjeu et pour des actions d’envergure à la hauteur de la crise et non être tenu à la barbichette par une frange fallacieuse anti progressiste nuisible qui veut mettre à genoux et tenir en lisière un pays souverain . Car les pressions et charges exercées sur ses épaules risqueraient de conduire à un échec de gouvernance et décider la fin de ce pays.
Ce fut un temps !
Faisons contre mauvaise fortune bon cœur, nous nous rendons tout simplement à l’évidence, que le rouge est mis, le vin est tiré, mal gré, il ne reste plus qu’à boucher son nez pour le boire !
A défaut de se faire entendre, il est temps de jeter l’ancre pour mener un autre combat, changer son fusil d’épaule pour dépeindre le paysage de la campagne électorale afin d’obvier au loup de rentrer dans la bergerie. Ce qui éviterait aussi de rajouter de l’huile sur la case en feu.
Je suis d’autant plus dubitatif et circonspect sur l’agissement et l’agitation de certains brasseurs de l’air, bruyants comme un tonneau vide, fiers comme un pou, heureux comme un enfant légitime, qui affichent une scélératesse morbide, à l’encontre desquels je lance une mise en garde aux votants d’user à bon escient le bulletin de vote pour faire un vote utile, d’user cette expression démocratique pour ne pas qu’au lendemain des résultats électoraux, les centrafricains n’aient que les yeux pour pleurer.
Il s’agira de faire un choix cornélien pour les cinq prochaines années. Cinq années irréversibles nécessaires et suffisantes pour faire de la partition une réalité en cas de mauvais votes.
Je dis en toute confiance et en toute sincérité que la nécessité fait loi.
Car qui casse les verres les paie.

Eu égard à la perfidie de ceux-là hier qui ont confectionné, les premiers à initier la République du Logone dont Séléka et Nourredine Adam ne sont que l’émanation d’une traîtrise laissée en fermentation et qu’aujourd’hui la Centrafrique reçoit en plein visage le retour de la flamme.
Face à ceux-là même qui hier à la tête de l’Etat et dans l’exercice de leur fonction, animés d’une haine tribale viscérale et exacerbée, livrèrent toute une ethnie entre les mains d’une milice armée étrangère sur le sol national, invitée pour la circonstance aux massacres des membres de ladite ethnie qui furent leur souffrent douleur. Sur ce, en toute franchise, la Centrafrique qui peine à l’unité sans parler de la réconciliation, peut-il se permettre le luxe et le culot de voter un président qui va d’avantage accentuer la fracture sociale, le tribalisme, le népotisme et le despotisme ? À ce cher candidat, je dirais tout simplement que « nul ne peut servir deux maîtres à la fois … ».

Ou encore, quand certain veut jouer la carte communautaire pour démontrer leur appartenance à la minorité et prouver leur sens de rassemblement qu’il aurait lui seul le secret, parce que la Séléka a ouvert la brèche pour que maintenant la Centrafrique se conjugue en rivalité communautaire ? Je dis non - tout au contraire. Faire appel au communautarisme est un signe de mauvais présage qui viendrait entériner et en faire un usage de droit, une sorte de jurisprudence ! Et puis merde !
Qui est minoritaire par rapport à qui ? Et que dirons-nous des pygmées - une vraie minorité parmi les minorités ?
Enfin, certain démontre leur qualité à la cupidité au vu et au su de tous, dans la pratique de la corruption et du mensonge. La popularité est un acte que je qualifierais d’extérieure alors que l’estime est un sentiment venant de l’intérieur. On a confectionné en vain l’homme de la communauté international qui n’a pas pris. Et maintenant c’est l’homme du peuple. Et quoi encore ! Quelqu’un peut-être populaire sans être aimé et le danger dans ce cas c’est l’hypocrisie qui appelle l’hypocrisie parce qu’il forge une popularité qui n’en est pas une, tellement forcée au point d’être véreux – comme c’est le cas de payer pour grossir le nombre des gens à son meeting, un acte réservé aux indélicats. Et par conséquent, accéder à la présidence de la République pour vulgariser la pratique de la corruption, du mensonge - Lla Centrafrique n’en a pas besoin.
QUI VA PIANO VA SONO ! Autrement dit, qui va doucement va sûrement.
C’est effrayant - Le compte à rebours est enclenché et l’avenir de la Centrafrique se joue entre vos mains.

Jean-Gualbert TOGBA


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