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AFRIQUE

Centrafrique : Le président de la transition est-il tenu de faire des promesses mirobolantes ?


Alwihda Info | Par Rodrigue Joseph Prudence MAYTE - 11 Juin 2013 modifié le 11 Juin 2013 - 03:27


Centrafrique : Le président de la transition est-il tenu de faire des promesses mirobolantes ?
                                    Décidément les promesses mirobolantes et pétaradantes du président de la transition contribuent davantage à la crispation de l’environnement sociétal. Depuis l’accession du nouvel homme fort au pouvoir, il ne se passe pas un seul instant sans qu’il fasse des promesses de façon spontanée à l’endroit de la population. Tantôt il promet l’éradication de la rébellion ougandaise de Joseph Kony dans un laps de temps, tantôt il bassine les fonctionnaires en leurs promettant le versement de deux (2) mois de salaires…Aussi le président de la transition pèche le plus souvent par orgueil en s’imposant comme l’homme des dossiers brûlants et prétend même sans ambages la formation immédiate avant 72 heures du nouveau gouvernement de la transition alors que le délai imparti est largement dépassé de plus de 120 heures. Même si le président de la transition parvienne à résoudre les promesses faites ça et là, le hic demeure une promesse non tenue dans le temps et dans l’espace.
 
                                         Ce qui est marrant, le président de la transition fait toujours des promesses datées alors qu’il ne dispose pas véritablement les moyens idoines pour corroborer ses propos. Un journaliste qui a requis l’anonymat disait que le président de la transition semble avoir la phobie du micro. Il martèle en affirmant que le Chef de la junte au pouvoir est trop discursif lorsqu’il est en face des professionnels de médias. Ce contact perpétuel du nouvel homme fort avec les professionnels de médias crée une gouvernance paparazzi et une gestion bling bling  de la chose publique. Tellement que le président de la transition se livre aux professionnels de médias, les chroniqueurs n’hésitent pas à s’emparer d’une manière sémiologique des propos démagogiques de ce dernier pour alimenter la « Une » des différentes tribunes. On a l’impression que la fonction présidentielle perd sa quintessence, sa valeur et se dénature au fur et à mesure. D’ailleurs le président de la transition est’ il obligé de faire une promesse aux fonctionnaires ? Pourquoi doit ‘il s’enfoncer davantage dans l’erreur en repoussant la fête des mères sans pour autant honorer sa promesse ? Le président de la transition dispose t’il encore une parole d’honneur ?
 
                                               Une chose est sûre, l’ex Consul de Nyala ne se rend pas compte des frasques de sa gouvernance. A force de faire des promesses mirobolantes et pétaradantes, le Chef de la junte  risque d’entretenir une grogne populaire. Ce qui est sûr et certain, il est entrain d’attiser le volcan de contestation sociale qui demeure en léthargie depuis fort longtemps. D’ores et déjà, on remarque que la Centrafrique renoue avec les vieux démons des arriérés de salaire…Les fonctionnaires centrafricains doivent ‘ils revivre encore  les  affreuses périodes d’antan? Le virus des arrières de salaire a t’il refait surface de nos jours en Centrafrique ? En tout état de cause, il est temps que le Gouvernement d’union nationale tant attendu soit mis très rapidement en place pour que les questions épineuses soient abordées sobrement afin que des réponses adéquates soient trouvées. A l’évidence, tous les Centrafricains ont les lampions braqués vers la mise en place du gouvernement d’union nationale.
 
                                     De plus en plus des Centrafricains veulent un gouvernement doté non seulement des compétences distinctives mais des personnalités qui disposent également un carnet d’adresse minutieusement garni pouvant permettre la mobilisation des fonds nécessaires pour la reconstruction nationale. Encore faut’ il que le président de la transition mette un peu d’eau dans son vin en limitant ses multiples décrets de nomination à tout va qui augmentent régulièrement la masse salariale. Déjà, le nombre actuel des officiers dépasse celui de toutes les forces de défense du pays avant le changement brutal du 24 Mars 2013. Manifestement, la junte au pouvoir ne finira jamais de cautériser ses plaies et le pire reste à venir.

Rodrigue Joseph Prudence MAYTE


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