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EDITORIAL

Centrafrique : Le réveil dans l’inconscience de la classe politique, signe annonciateur du désespoir et de sérieuses inquiétudes !


Alwihda Info | Par Jean-Gualbert Togba - 28 Septembre 2015 modifié le 28 Septembre 2015 - 16:16

L’inconsistance de la conscience de la classe politique centrafricaine serait le prolongement de lourd héritage politique, de la transfusion de la médiocrité érigée peu à peu dans l’esprit communautaire parce qu’étant le seul modèle en circulation dans ce pays pour parvenir à la gloire suprême et à l’enrichissement (sans cause) sur cette terre des mortels et je mets en défit quiconque me prouvera le contraire.


Le silence de la mort des politiciens centrafricains


La Centrafrique, devenue vaste abattoir humain à ciel ouvert à la merci des aventuriers en tout genre et de toutes les opérations mafieuses manipulées par une communauté des gens peu scrupuleux, à discerner de la communauté internationale qui « est une expression politique désignant de façon imprécise un ensemble d'États influents en matière de politique internationale », nous définit l’encyclopédie.

En effet, arracher sans effort la clé des champs pour le désarmement en étant juge et partie, pour préserver ses intérêts au détriment de la population vulnérable, la France imbriquée dans un conflit d’intérêts est à la fois juge et partie, artisan de la paix et pyromane. Pour un esprit avertit, la situation de désolation et de chaos ne surprend pas mais ce qui l’est moins est l’attitude de la classe politique centrafricaine qui alourdit la note et c’est incompréhensible.

Le silence de la mort des politiciens centrafricains
D’autre part, cette caricature grandeur nature est tout simplement leur participation tacite aux massacres de la population car ici, il s’agit de non assistance à personne en danger. De surcroit, l’enchevêtrement des tueries en cascade d’une population centrafricaine livrée en pâture aux vampires assoiffés de sang est aussi le fait que des individus se sont déclarés Hommes politiques mais n’ont aucune capacité de défendre ni ne veiller aux grains de la Nation centrafricaine car occuper l’espace publique est une chose mais affronter le défi, se hisser à la hauteur de l’ambition en un mot, s’impliquer et se donner corps et âme pour la cause qu’on prétend défendre s’en est une autre.

L’inconsistance de la conscience de la classe politique centrafricaine serait le prolongement de lourd héritage politique, de la transfusion de la médiocrité érigée peu à peu dans l’esprit communautaire parce qu’étant le seul modèle en circulation dans ce pays pour parvenir à la gloire suprême et à l’enrichissement (sans cause) sur cette terre des mortels et je mets en défit quiconque me prouvera le contraire.
Et comme par ailleurs, le comportement non éthique vient souvent d’un effet d’entrainement dans un système corrompu comme le cas de la Centrafrique ou on assiste à un spectacle ahurissant de toute la classe politique centrafricaine qui nous donne l’impression de s’entendre comme des larrons en foire. C’est le coup de pied de l’âne aussi complice que responsable ayant pour conséquences, des milliers de victimes centrafricaines dans cette crise. Pour me comprendre, je pars du principe qu’on ne peut pas dissocier la politique de l’éthique, l’éthique de la morale et par ricochet, la politique de la morale dans le sens de l’engagement. Nous assistons là à un contraste saisissant et ahurissant entre l’ampleur de la crise et la flaccidité de cette classe politique qui n’a pas de poigne et de rigueur mais qui ose malgré tout vouloir gouverner un peuple qu’elle méprise. Tout compte fait, selon l’observation des faits, quelqu’un peut tenter de dire que leur comportement est semblable au comportement d’un renard qui attend une proie en agonie pour s’emparer de son cadavre.

Dans l’absolu, je suis sensé être un animal politique et c’est pour cette raison que je me donne de la peine à taper sur cette classe politique car j’estime pour ma part que le combat politique est tout d’abord un défit d’affirmation des idéaux des valeurs humaines, d’intégrité, de justice, de mérite et de responsabilité. Etre dans la réalité sur le front et si ça ne marche pas dans un sens, il faut savoir des fois le courage d’abdiquer et de changer son fusil d’épaule pour avoir un meilleur angle possible d’action car la notion de sacrifice vaut mieux que s’agripper/s’accrocher à quelque chose au lieu de se monter le bourrichon. Cependant, je m’interroge sur le positionnement aussi stupide qu’idiot de toute cette classe politique centrafricaine dans cette crise qui est politique ou l’absence d’éthique fait naitre le doute sur le sens de leur engagement et de leur prise de conscience et qu’ils ne mesurent pas en fait qu’ils sont les véritables problèmes de la Centrafrique dans cette crise.

Pour mieux me comprendre, je citerais un passage de Rudy Aernoudt, éminent auteur et professeur d’économie aux universités de Gand, Liège et Nancy qui écrit ceci « L’homme dans le système politique n’est donc pas amoral, mais il est poussé par la dynamique du système vers l’immoralité. La norme n’est plus le fruit d’une réflexion morale mais est dictée par un comportement dominant, c’est-à-dire ce que chacun fait pour survivre. Le concept de norme perd son lien avec la moralité et l’homme est prêt à rompre avec sa conscience. Etant donné que chacun le fait et que la responsabilité en incombe au système, l’homme accepte facilement de renoncer à son identité, ou du moins à certains éléments de son identité » N’est-ce pas merveilleux cette analyse condensée de ce que nous observons ?

En d’autre terme, si nous savons que les chiens ne font pas des chats et que les poules ne feront jamais des dindons, chacun est à mesure de comprendre que cette situation de ni fait, ni à faire tient son origine quelque part. Cela met à mal l’engagement politique de service pour devenir un engagement d’asservissement. C’est du déjà vu dans les régimes successifs en Centrafrique.

Tout bien considéré, le principal syndrome caractéristique des Hommes politiques centrafricains est que, à défaut de se forger pour être un model social honorable et respectable de référence pour les générations présentes et à venir, ils calquent et « héritent le comportement et les goûts » de leurs prédécesseurs. Mais en peu de mots je dirais que tous ont péché et seront privés de la gloire tant recherchée.

Oui, j’affirme que tous les centrafricains ne sont pas bouchés à l’émeri, loin de là !

Mais néanmoins, l’inertie de la classe politique centrafricaine à quelques mois des échéances électorales fantômes me laisse perplexe. Elle nous fait cette remarquable démonstration dont elle est la seule à apprécier les vertus. L’éthique est un concept vivant qui intègre la morale et cependant est inséparable de la politique.

C’est pourquoi je porte mon regard très critique et pointe du doigt :

J’attribue pour ma part la responsabilité du prolongement stupide de cette crise à tous les Hommes politiques centrafricains par leur incapacité à s’unir comme une seule entité afin d’initier une action politique face à la machine infernale qui est la communauté internationale. Que d’être attentiste pour s’approprier, défendre et appliquer comme des automates une quelconque décision extérieure qui ne concourt jamais aux attentes de la population centrafricaine.

J’attribue la responsabilité du prolongement stupide de cette crise à tous les Hommes politiques centrafricains que je les qualifie d’immatures, même étant si sympathiques qu’ils semblent paraitre.
J’attribue la responsabilité du prolongement stupide de cette crise à tous les Hommes politiques centrafricains par leur incapacité à ne pas pouvoir affronter les vrais problèmes, les sujets de fonds de cette crise centrafricaine mais qui préfèrent lécher les bottes à la communauté des gens peu fréquentables.

J’attribue la responsabilité du prolongement stupide de cette crise à tous les Hommes politiques qui font désormais partie de la communauté des gens peu scrupuleux au même titre que les prédateurs et ne sont en fait que la transfusion maladive d’un héritage politique de la médiocrité.

J’attribue la responsabilité du prolongement stupide de cette crise à tous les Hommes politiques centrafricains par leur incapacité à ne pas crier haro en désignant ceux qui tirent la ficelle, à moins que eux même la tirent. Prendre des gants pour parler à voix basse d’une crise de cette ampleur en évitant ce que tout le monde dit haut.

J’attribue la responsabilité du prolongement stupide de cette crise à tous les Hommes politiques centrafricains de leur soutien à une transition assassine car qui soutient, consent !

J’attribue la responsabilité du prolongement stupide de cette crise à tous les Hommes politiques de ne pas chercher à protéger les centrafricains mais de presque donner le couteau aux barbares pour les égorger.

J’accuse enfin cette classe politique d’être le véritable nœud du problème de la Centrafrique.
Il faut finir avec cette politique de ni quoi ni qu’est-ce que ! La politique de la chambre, du salon ou de calcul égoïste. C’est dans la rue auxs coté de la population que ça doit se passer et avec des solutions pragmatiques. Autant que faire se peut ! N’attendez pas que tout soit fait par l’extérieur pour venir comme des carabiniers italiens ou encore venir défoncer une porte ouverte pour faire tout simplement de la récupération en se parant des plumes du paon.

Trop c’est trop ! Il faudrait que chacun se démarque sur le terrain pour permettre aux centrafricains d’isoler et de discerner le bon des mauvais. À partir de désormais jusqu'à d’dorénavant, le ban est ouvert pour faire le tri. Un Homme politique ça s’implique, ça parle, ça dénonce, il/elle est sur le terrain aux côtés des centrafricains - sinon ça dégage ! Ras le bol !


Jean-Gualbert Togba


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