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AFRIQUE

Centrafrique : Marie-Reine Hassen condamne les actes barbares de Djotodia et de la Séléka


Alwihda Info | Par Marie-Reine Hassen - 30 Juin 2013 modifié le 30 Juin 2013 - 12:30


Marie-Reine Hassen, ex-ministre centrafricaine. Crédits photos : Sources
Marie-Reine Hassen, ex-ministre centrafricaine. Crédits photos : Sources
Depuis la prise de pouvoir par la coalition Séléka, la République Centrafricaine subit inexorablement sa descente aux enfers, dans l’indifférence presque générale. Les populations sont à la merci des envahisseurs soudanais et tchadiens.

Les droits de l’homme sont violés en permanence. Les tueries, enlèvements, tortures, pillages, viols, massacres et humiliations sont généralisées. Les chrétiens sont tout particulièrement touchés. Les innombrables chefs de guerre se sont emparés des régions et ont créé des fiefs qui échappent au contrôle du gouvernement. La RCA vit dans la terreur totale et sa population est dans un état mental désastreux.

Il n’y a pas de capitaine sur le bateau Centrafrique. Michel Djotodia l’autoproclamé n’a aucune autorité sur la multitude de groupes hétéroclites qui écument l’ensemble du pays. Le gouvernement de Nicolas Tiangaye est encore plus incompétent et clanique que celui du régime précédent. Depuis le changement intervenu en Centrafrique le 24/03/2013, je continue à dénoncer l’incapacité des autorités de la transition à redresser le pays.

La classe politique centrafricaine reste muette face à cette tragédie.

Demander à la communauté internationale d’accroître le financement destiné à l’aide humanitaire n’est pas la solution. Avant le coup d’Etat, la situation humanitaire était déjà déplorable. Elle est de plus en plus désastreuse. Donner des fonds maintenant n’aidera pas à remettre le pays sur pied. Dans le contexte actuel, l’aide ne peut pas avoir un impact tangible sur la population. La communauté internationale sait parfaitement que seul le retour de la sécurité et le rétablissement de la PAIX DEFINITIVE permettront aux Centrafricains d’avoir enfin accès aux services élémentaires.

« Il n’y a jamais de solution humanitaire aux problèmes humanitaires, la solution est toujours politique », estime M. Antonio Guterres,  Haut-commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés. « Ce qu’il faut absolument, c’est une solution politique, pour que la Centrafrique devienne un pays en paix ».

Une mère qui porte ses enfants et les mets au monde dans la douleur, puis les élève contre vents et marées, ne peut rester indifférente à un tel désastre.

Je condamne les actes barbares de la Séléka, et je rappelle l’alerte au génocide lancée par l’organisation Genocide Watch le 04 avril 2013 pour la République Centrafricaine.

La solution politique doit être appliquée toutes affaires cessantes.

Marie-Reine Hassen
Paris le 29 juin 2013


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