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COMMUNIQUE

Centrafrique : Non à la délocalisation des musulmans


- 28 Avril 2014 modifié le 28 Avril 2014 - 23:00


Des soldats de la Misca escortant le convoi, le 27 avril. © AFP
Des soldats de la Misca escortant le convoi, le 27 avril. © AFP
LE MOUVEMENT POUR LE RASSEMBLEMENT ET LE CHANGEMENT (MRC-Centrafrique)
 
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
 
Le MRC-Centrafrique et sa présidente Marie-Reine Hassen, avaient déclaré dans un communiqué de décembre 2013 que le poison de la division a été importé de l’étranger et instillé dans la population de la République centrafricaine afin qu’elle s’auto détruise. Ils avaient mis en garde le peuple centrafricain dans son ensemble, chrétiens, musulmans, athées, animistes et autres, afin qu’ils ne deviennent pas l’otage de cette instrumentalisation.
 
Ce processus, débuté avec la razzia de la coalition Séléka et poursuivi par la réplique des groupes d’auto-défense anti-Balakas, a atteint une étape extrêmement inquiétante et dangereuse avec la déportation des musulmans et leur concentration dans des camps prévus à cet effet.
 
Le MRC-Centrafrique et sa présidente considérent que les populations musulmanes de Centrafrique sont des citoyens centrafricains avant d’être musulmans. Par conséquent, ils ont les même droits que tout citoyen de ce pays et doivent rester chez eux et dans leur environnement habituel.
 
Le déplacement de ces populations, à l’extérieur de la RCA ou à l’intérieur du pays n’est pas la solution. Cela n’arrêtera pas la poursuite des violences. Bien au contraire, cela ne fera qu’encourager l’antagonisme et la radicalité des populations déracinées, et favorisera la partition du pays.
 
Le régime de transition, faible et apathique, n’a pas été capable de mettre en place un cahier des charges destiné à orienter les actions des organisations agissant en RCA. Cet amateurisme du pouvoir de transition a encouragé d’une part la Séléka à reprendre les hostilités et d’autre part les Anti-Balakas à multiplier leurs attaques féroces, en dépit de la présence des troupes internationales qu’ils défient.
 
Face au manque d’initiatives du Gouvernement, ces organisations, « sur le principe de l’impératif humanitaire », ont décidé d’agir pour mettre les musulmans en sécurité.
 
Le MRC-Centrafrique et sa présidente Marie-Reine Hassen affirment que c’est la faiblesse de l’Etat qui pousse les organisations à agir, et demande au gouvernement transitionnel de la République centrafricaine d’adopter une position claire. Ils encouragent le gouvernement de la République Centrafricaine et le Conseil National de Transition (CNT) à convoquer toutes les Institutions Internationales présentes dans le pays afin de canaliser leur travail à travers un cahier des charges auquel ils devront se conformer. Les Centrafricains sont des êtres humains qu’on doit traiter avec un minimum de respect.
 
L’intégrité territoriale est un droit fondamental pour tous les peuples, nous nous opposons donc à la partition du pays.
 
Le MRC-Centrafrique et sa présidente Marie-Reine Hassen demandent que les résolutions des Nations Unies soient strictement appliquées, que les troupes françaises Sangaris et les troupes africaines de la MISCA procèdent au désarmement de toutes les milices et groupes armés. Les forces internationales doivent également protéger toutes les populations, quelle que soit leur appartenance ethnique ou religieuse, dans leur environnement habituel.
 
En même temps que le processus militaire, il est cependant nécessaire et urgent qu’un processus politique solide soit mis en place afin d’apporter une solution durable qui redonne espoir.
 
Le MRC-Centrafrique et sa présidente Marie-Reine Hassen continuent à répéter inlassablement que la tenue sur le territoire centrafricain d’un grand débat national, rassemblant toutes les strates de la société centrafricaine, est l’étape cruciale et déterminante pour réussir la transition, car la réconciliation est l’affaire de tous les Centrafricains. C’est seulement sur la base de la vérité assumée et de la justice rendue aux victimes qu’une réconciliation nationale peut avoir lieu, suivie de la pose de fondations solides pour la reconstruction.
 
Marie-Reine Hassen Le 28 avril 2014



1.Posté par camerounais le 29/04/2014 14:16 (depuis mobile) | Alerter
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les centrafricains ont oublié qu''ils ont l''obligation de morale de bien garder nos enfants qui sont chez eux parce que eux aussi (centrafricains) ont leurs enfants par centaines de milliers chez nous. La mort du soldat camerounais de la misca survenu le samedi,26/04/2014 à paoua n''est pas pour arranger les choses entre nous. De toutes les façons, les nouvelles vous parviendront. Impardonnable!!!!

2.Posté par MBALLA le 29/04/2014 15:46 | Alerter
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Camerounais, le Comforce de la Misca est ton compatriote, si tu peux lui parler c'est bien au lieu d'accuser les pauvres populations centrafricaines du meurtre de ton compatriote. Monsieur TUMENTA est en train de faire le jeu des blancs et particulièrement des français. En tant Comforce de la Misca, ils ont respecté leur mandat, je pense que nous ne devrons arriver à ce niveau d'insécurité mais.... Ils font le jeu du pompier au pyromane, tu comprends la suite.

3.Posté par youssouf le 29/04/2014 18:30 (depuis mobile) | Alerter
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les discours ne protègent pas les musulmans pris en otage par les anti-balaka. la présidente et son gouvernement sont dans les bureaux pour consommer les peu fonds reçus et critiquer les humanitaires sur le terrain qui protégent les vies humaines.

4.Posté par un centrafricain du nord le 29/04/2014 21:42 | Alerter
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ls se réveillent maintenant de leur amnésie . Marie-Reine Hassen qui a dit il n'y a pas longtemps qu'elle est issue de plusieurs brassages ethniques et qu'elle a du sang peuhle, elle est où quand on extermine les peuhls dont des femmes et enfants ? Elle n'a même pas dit un seul mot et maintenant elle a peur que le pays se sépare . Que des hypocrites ces politiciens . Musulmans centrafricains ne perdront pas de temps avec des gens qui nous détestent : nous et notre religion

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