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COMMUNIQUE

Centrafrique : Samba Panza se comporte "comme un dictateur sans compassion" (MRC)


- 22 Avril 2014 modifié le 22 Avril 2014 - 16:42


La Présidente de la Transition, Catherine Samba Panza. © SIPA PRESS
La Présidente de la Transition, Catherine Samba Panza. © SIPA PRESS
LE MOUVEMENT POUR LE RASSEMBLEMENT ET LE CHANGEMENT (MRC-Centrafrique)
 
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
 
Pour la mise en place d’une transition véritable.
 
Le Mouvement pour le Rassemblement et le Changement (MRC-Centrafrique) et sa présidente Marie-Reine Hassen, ont, de manière constante, alerté le monde sur les dangers d’extermination qui pèsent sur le peuple centrafricain et sur les conditions insupportables et inacceptables de sa survie. Le remplacement de Michel Djotodia par Catherine Samba-Panza avait donné une lueur d’espoir, mais les événements nous ont montré très vite que ce choix n’était pas judicieux. Les exactions se sont poursuivies et multipliées et la situation humanitaire est désastreuse. Mme Samba Panza s’est montrée dépourvue de volonté politique et n’affiche aucune vision claire de la transition. Elle a démontré son incapacité à ramener l’ordre et la sécurité dans le pays, ainsi qu’à calmer les différents groupes armés, rassurer les Centrafricains et commencer à panser les plaies des victimes.
 
Mme Samba Panza n’était de toute évidence pas préparée à ce qui lui est arrivé. Elle n’a pas compris pourquoi elle est là. Alors que son rôle est de rétablir le calme, l’ordre et la paix sociale, et de jeter les fondations d’un Etat de droit qui continuera à se bâtir après elle, elle se comporte non seulement comme un président élu, mais surtout comme un dictateur sans compassion.
 
La mission qui lui a été confiée par la communauté internationale est celle de parachever prioritairement le démantèlement de toutes les milices et groupes armés, de manière impartiale, et d’assumer la sécurité des populations qui ont payé un lourd tribu aux soubresauts dont l’histoire post indépendance de la RCA est jalonnée.
 
Trois mois se sont écoulés, et aucune initiative n’a été prise, ni pour mener à la réconciliation et à la paix civile, ni pour mobiliser les forces vives autour des questions cruciales à la survie du pays. Aucun jalon n’a été posé dans les différents domaines. Le bilan est négatif en terme de piliers : la sécurité, la santé, la justice, l’éducation, l’agriculture, les infrastructures…Cette liste n’est pas exhaustive. Finalement aucun pilier n’a été posé, et il n’y a jamais eu de gestion consensuelle et inclusive de la crise.
 
Ce pays continue à s’enfoncer dans l’anarchie. Les atrocités se poursuivent.
 
* 8 corps trouvés dans un puits à Yakité-Sara le 17/04/2014 ;
 
* 5 tués à Galabadja le 18/04/2014 ;
 
* assassinat le 18/04/2014 de l’abbé Christ Formane Wilibona, curé de la paroisse de Paoua ;
 
* enlèvements de religieux ;
 
* incarcération des journalistes pour des délits qui ont été dépénalisés depuis maintenant près de 10 ans grâce à la loi sur la presse de 2005;
 
* instrumentalisation des lois nationales pour des objectifs personnels et à court terme ;
 
* nombre pléthorique de ministres et secrétaires d’Etat pour un pays exsangue.
 
* aucune initiative tendant à la mobilisation des forces vives pour un retour à l’ordre constitutionnel
 
* aucune enquête ouverte pour identifier les auteurs de crimes de guerres et de crimes contre l’humanité commis en RCA depuis l’invasion Séléka en décembre 2012.
 
Cette transition est un échec. Puisque la communauté internationale nous a imposé une personne incompétente qui n’a pas la capacité de diriger le navire ivre RCA, il est temps de passer à la phase de prise de RESPONSABILITE COLLECTIVE: rassemblons tous les Centrafricains autour de la même table, sur notre propre territoire, afin de mettre en place l’organisation d’une véritable transition.
 
La transition doit être dirigée par des personnalités opérationnelles, compétentes, indépendantes et de grande probité, au sein d’un collège identifié à travers un grand débat national incluant toutes les composantes de notre société.
 
Ce collège, composé d’une vingtaine de personnes, sera comptable de la transition devant le peuple centrafricain et la communauté internationale.
 
Le MRC-Centrafrique et sa présidente Marie-Reine Hassen restent persuadés que ce processus demeure crucial et incontournable pour une sortie de crise rapide et définitive de la République Centrafricaine, unie et inaliénable. C’est l’unique voix qui nous mènera vers des élections véritablement libres et transparentes dans un climat apaisé pour une nouvelle nation centrafricaine.
 
Marie-Reine Hassen,
Présidente
 
Le 21 avril 2014


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