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POINT DE VUE

Centrafrique : Une découverte macabre à la colline des panthères


Alwihda Info | Par François ABDERAMANE - 27 Décembre 2013 modifié le 27 Décembre 2013 - 16:05


Bangui, le 26 décembre 2013. REUTERS/Andreea Campeanu
Bangui, le 26 décembre 2013. REUTERS/Andreea Campeanu

Par François ABDERAMANE

La découverte d’un charnier d’une trentaine de corps au niveau de la colline des panthères jouxtant le palais présidentiel et le camp de roux ne doit faire l’objet d’aucun doute quand on connait d’emblée que ce lieu est strictement gardé et interdit au public. À quelques encablures de là, il y’a la résidence du président de la transition Michel DJOTODIA au Camp de Roux où sont détenus des prisonniers politiques, arrêtés. Une prison sécrète que le procureur connait l’existence mais qui échappe à son contrôle. Ces prisonniers sont détenus dans de conditions abominables et inhumaines des plus sordides et d’inqualifiables.

Il se trouvait qu’en date du 15 décembre 2013, il y’avait eu selon une source militaire qui aimerai requérir l’anonymat, une série d’exécution sommaire au camp de roux ; exécution sommaire et extra judiciaire sur l’ensemble des prisonniers. Le fait générateur remonte en ce jour où le tristement célèbre Abakar Sabone rendait visite à Djotodia à sa résidence. A ce moment précis, on a fait sortir une pléthore de nombre de prisonniers repartis dans deux geôles d’une promiscuité inimaginable et qu’on fait présenter à Djotodia en présence bien sûr d’Abakar Sabone. Ironie du sort, le président de la transition demandait l’identité des prisonniers pour montrer qu’il n’était nullement informé de leur détention. C’est ainsi qu’il a expressément déclaré ce qui suit à l’adresse des prisonniers: « vous allez montrer celui qui vous a envoyé et on saurait comment régler votre cas ».

Mais que par la suite, Monsieur Abakar Sabone, sortant de son entrevue avec le chef de l’Etat de la transition a intimé l’ordre aux geôliers d’emmener les prisonniers au niveau du garage du camp de roux. Là où ils ont été finalement pendu, sauvagement torturé et exécuté de la manière la plus sordide avec mutilations de corps ; histoire de se disculper que les personnes n’ont pas été abattu par des armes si vraiment une quelconque enquête arrivait à être ouverte comme il en est le cas aujourd’hui.

Nous estimons que cette fois ci, le procureur de la république fera montre d’un dépassement de soi, de travailler selon la déontologie professionnelle et les règles de l’art. Le procureur déjà dans ses propos d’appel à témoin, s’est mis en en porte à faux quand il émet la présomption que les victimes auraient été tués dans un endroit autre que celui là où ils ont été trouvés. Or cet endroit est hautement gardé et qu’il serait impossible qu’une tiers personne puisse franchir le périmètre en dehors des éléments de la garde présidentielle qui soit, pourrait perpétrer de tel meurtre en faisant emmener les personnes en file indienne ou soit enfin à bord de véhicule et qu’ils sont les seules habiletés à le faire.

A titre de rappel, cette colline des panthères surplombant la ville a toujours été un lieu stratégique dont l’accès est strictement interdit au public, sauf autorisation expresse préalable. En dehors de l’issue principale d’entrée, il n’ya aucune autre entrée.

François ABDERAMANE.