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AFRIQUE

Centrafrique : le Tchad a contribué à déjoué un génocide


Alwihda Info | Par Abbas Kayangar - 16 Avril 2014 modifié le 16 Avril 2014 - 20:55


Par Abbas Kayangar

La tête décapitée de l'Imam Adam surnommé "Saki", de SOSSO-NAKOMBO, non loin de Berberati
La tête décapitée de l'Imam Adam surnommé "Saki", de SOSSO-NAKOMBO, non loin de Berberati
N’en déplaise aux nombreuses personnes qui privilégient leur intérêt politique et leur divergence avec Deby au détriment de la fierté nationale, les récentes accusations de l’ONU contre les soldats tchadiens de la MISCA, largement réfutées par les observateurs sur le terrain nous réconfortes dans cette pensée. La montée en puissance dans la sous-région bouleverse grandement le calendrier d’un certain groupe et déstabilise l’ambition de certaines puissances Occidentales notamment la France qui, veut se « réinstaller » dans son ancien domaine qu’elle avait perdu.
 
La France avait posé tous les jalons d’une épuration religieuse et d’un véritable génocide en soutenant avec une complaisance ahurissante les terroristes anti-balaka, lesquels, sous les yeux et l’indifférence des soldats français de Sangaris, lynchaient, décapitaient, violaient, brulaient vifs, cannibalisaient des femmes, des enfants et de jeunes supposés de confession musulmane. En Centrafrique, la France s’est rendue coupable en refusant d’assister des milliers de personnes en danger de mort. Les soldats français fraternisaient avec les Anti-balaka, foulant ainsi aux pieds les objectifs assignés par l’ONU. Forte des complicités des autres puissances Occidentales, la France qui a su bien effacer son forfait et sa complicité dans le génocide Rwandais, veut rééditer la même chose en RCA, pour détourner l’opinion publique française des difficultés et de l’incapacité du gouvernement de François Hollande de sortir la France du marasme économique auquel il fait face.
 
Des milliers de français ont perdu leur emploi, leur maison, leur espérance et leur fierté d’appartenir a une grande puissance qui, en réalité est un tigre en papier, qui trouve sa raison d’être dans les troubles imposés aux autres peuples du continent africain. Au lieu de se consacrer à ses problèmes internes qu’elle est incapable de résoudre sous la gouvernance du socialiste François Hollande, expert en problèmes de jupes plutôt qu’en gestion d’un pays, la France contribue comme elle l’avait fait au Rwanda a une situation de pré-génocide en Centrafrique.



1.Posté par CAMEROUNAIS le 17/04/2014 22:32 (depuis mobile) | Alerter
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Ahurissant, c'est le moins que l'on puisse dire. Je vais bientot dépasser le demi siècle de vie sur cette terre et je n'ai jamais vu ça. Quelle cruité!

2.Posté par Abdallah le 18/04/2014 12:10 (depuis mobile) | Alerter
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Vraiment ce desolable!avec tt ça,la france couvre l anti balaka?c est la genocide pure et simple,et la france qui est responsable.

3.Posté par koumra le 18/04/2014 21:10 (depuis mobile) | Alerter
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Pas la peine d'accuser la france. Ce st les tchadiens qui ont poussé ls centro à ce nivo. Ils étaient pas comme ça. Il faut ls comprendre ils st dépassés.

4.Posté par koumra le 18/04/2014 21:14 (depuis mobile) | Alerter
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Des crimes que les tchadiens de seleka ont commis dépasse ce que vs voyez. C'est la résistance des autoctones.

5.Posté par DOROKOUMA le 19/04/2014 07:03 | Alerter
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LE PLAN COHEN
A l’usage de :
- Madame Catherine Samba-Panza Présidente de la transition
- Monsieur le Premier ministre centrafricain
- Mesdames et Messeux les membres du gouvernement de la transition
- Politiques centrafricains (s’il y en a encore)
- Officiers supérieurs de la FACA
- Religieux centrafricains
- Intellectuels centrafricains (s’il y en a encore)
- Etudiants centrafricains
- Lycéens et collégiens centrafricains
- Opérateurs économiques centrafricains
- Paysans centrafricains
- Commerçants centrafricains
Le drame que vit notre cher et beau pays n’est ni plus ni moins que la réplique à l’identique de ce qu’a vécu et continue de vivre la République Démocratique du Congo (RDC). A la lecture de ce plan sordide et diabolique je me suis demandé si je suis au Congo (RDC) ou en République Centrafricaine tant les faits se ressemblent à s’y méprendre. Et pourtant certains centrafricains et non des moindres se sont permis de faire des déclarations sur les ondes des radios et autres chaines de télévisions internationales qu’ils n’ont pas pu voir venir ce drame, ce qui est à mon sens un crime de lèse-majesté. Depuis 2008, on peut lire sur la toile l’original ainsi que plusieurs articles se rapportant à ce plan destructeur.
Pour que NOTRE PAYS ne touche le fond dans sa descente abyssale je vous convie à lire l’article ci-dessous (extrait du cite : LAVOIXDUCONGO ) ainsi que toutes les autres publications inhérentes au LE PLAN COHEN


29 DÉCEMBRE 2008
Plan américain de « fin de guerre » : Herman Cohen piège Obama et la République Démocratique du Congo
Kinshasa, 29/12/2008 / Politique
La Suède, les Pays-Bas et la Norvège ont suspendu leur aide au Rwanda pour son soutien à la rébellion armée de Laurent Nkunda. Les Etats-Unis ne se sont pas encore prononcés clairement sur le rapport des experts de l’Onu quant au soutien que le Rwanda apporte au CNDP. Mais par contre, un « Plan américain de fin de guerre au Kivu » est fin prêt. Il est sur la table de Barack Obama, le président élu des Etats-Unis qui prendra officiellement ses fonctions dans 22 jours.
Herman Cohen, ancien sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines (1989-1993) en est le grand inspirateur.

La guerre au Kivu n’est pas politique, mais bel et bien économique. Chaque jour qui passe confirme cette thèse comme le démontre clairement le dernier rapport des experts de l’Onu. C’est ainsi que dans ses analyses sans complaisance, Le Potentiel soulignait que le « contrôle des mines par le pouvoir central mettrait fin à cette guerre économique ».

Presque dans les mêmes circonstances de temps, Louis Michel, Commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire, en mission de bons offices dans la région des Grands Lacs, s’est attardé sur la « dimension économique » de cette guerre. Il invitait toutes les parties qui se sont impliquées dans la recherche d’une solution durable à la guerre qui sévit en RDC, à s’appesantir sérieusement sur cette « dimension économique ».

Herman Cohen, ancien sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines revient sur cet aspect du problème avec un « plan » à la main. « Le principal responsable de la violence est l’insurrection des Tutsis congolais, dont le chef est Laurent Nkunda, un ex-général de l’armée congolaise qui affirme se battre pour protéger sa communauté. Mais ses opérations militaires visent principalement à empêcher l’armée de Kinshasa de rétablir son autorité sur les provinces de l’Est. Ses troupes sont armées et financées par le gouvernement du Rwanda.

Celui-ci ne renonce pas à des ressources qui représentent une bonne partie de son produit national brut, mais que le gouvernement congolais est en droit de revendiquer pour en faire profiter son peuple. Cette dimension économique du conflit doit être prise en compte », souligne Herman Cohen dans un article signé de sa main et publié dans le journal américain, The New York Times.

Cette personnalité politique américaine va plus loin et demande à Barack Obama, une fois investi, «qu’il devrait nommer un négociateur spécial chargé de proposer un projet de marché commun incluant la RDC, le Rwanda, le Burundi, le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. Cet accord autoriserait la libre circulation des personnes et des biens et garantirait aux entreprises rwandaises l’accès aux ressources minières et aux forêts congolaises. Les produits fabriqués continueraient d’être exportés via le Rwanda.

Le grand changement serait le paiement des droits et des taxes au gouvernement congolais. Pour les entreprises rwandaises, ces prélèvements seraient compensés par des revenus accrus ». Selon Herman Cohen, ce marché commun permettra à la RDC d’utiliser « les ports de l’océan Indien qui sont le débouché naturel des produits du Congo oriental, plutôt que ceux de l’océan Atlantique, à plus de 1600 km de là ».

Piège

Avant de revenir sur ce « plan », force est de s’attarder sur les propos de John Carré, ce célèbre romancier de renommée internationale. Il évoquait déjà dans son roman « Le chant de la mission », le vingtième publié en France en septembre 2007, la dimension économique de cette guerre du Kivu. Il s’attarde, en ces termes, sur toutes ces réunions internationales sur la RDC : « Rien que des théoriciens avant-gardistes, des néo-conservateurs en vue, des sommités de la géopolitique. Le genre de types qui se réunissent dans des stations de ski pour décider du destin des nations.

Ce n’est pas la première fois qu’ils se penchent sur le Congo oriental, et qu’est-ce qu’ils y voient ? L’anarchie comme résultat probable des prochaines élections, les Chinois qui grattent à la porte pour rafler toutes les matières premières. Alors que faire ? Les Congolais n’aiment pas les Américains, et c’est réciproque. De leur côté, les Rwandais méprisent les Congolais, ils sont disciplinés et surtout efficaces.

Alors le plan des Américains, c’est de consolider la présence économique et commerciale du Rwanda au Congo oriental jusqu’à le rendre incontournable. Ce qu’ils veulent, concrètement, c’est une annexion en douceur, et ils comptent sur un coup de main de la CIA ». Propos prophétiques. La guerre du Kivu illustre tous ces propos et Herman Cohen reconnaît que depuis 1996 les «provinces du Kivu sont économiquement intégrées au Rwanda ».

Effectivement, ce « plan » de Herman Cohen fait la part belle du Rwanda et vise à le rendre incontournable et son économie forte. Pire, il aura pour conséquence l’affaiblissement de l’économie congolaise en réduisant fortement les exportations vers l’ouest, c’est-à-dire le port de Matadi et bientôt de Banana pour renforcer la valeur marchande des pays anglophones de l’Est, notamment le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie et bien sûr le Rwanda qui se verra ainsi désenclavé.

Ce « plan » vise également à réduire l’influence géostratégique de la RDC au niveau de l’Afrique centrale, un coup dur pour la CEEAC. Mais combat par le fait même l’existence de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, CIRGL. En effet, si jamais ce « marché commun verrait le jour », il enlèverait toute la substance à cette conférence internationale qui a été créée pour que la RDC joue le rôle de la plaque tournante tant en Afrique centrale, des Grands Lacs qu’en Afrique australe.

C’est justement cette influence que l’on est en train de casser subtilement et malicieusement. Partant de cela, la CEPGL aura du mal à repartir du bon pied. Tel est l’objet poursuivi par ces opérations militaires visant à déstabiliser la RDC, à l’affaiblir davantage économiquement. Un complot international pour balkaniser la RDC se confirme chaque jour davantage.

Le « cabinet Clinton »

Ce « plan » risque d’être géré par les anciens collaborateurs de Bill Clinton, mais qui font désormais partie de l’équipe de Barack Obama. Le président élu qui a promis de concentrer ses efforts au plan interne en vue de l’amélioration des conditions de vie de ses concitoyens, pourrait accorder une oreille distraite à la politique africaine, et particulièrement à ce qui se passe en République démocratique du Congo.

Aussi, le lobby américain, facilement identifiable et qui a ses intérêts dans cette partie de la RDC et de l’Afrique, pèsera de tout son poids pour obtenir « l’annexion en douceur » du Congo oriental au Rwanda. Et pourtant, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs qui a intégré la relance de la CPEGL a pris en compte la « dimension économique » des conflits armés dans la région des Grands Lacs.

Ce « plan américain » doit interpeller la classe dirigeante et l’élite congolaise. Comme pour dire que la menace de la balkanisation de la République démocratique du Congo est toujours à l’ordre du jour.

(SL/Milor/GW/Yes)

Le Potentiel


RDC : Balkanisation du Congo; Après le « Plan Cohen », le « Plan Sarkozy » (RDC) posté le mardi 20 janvier 2009 06:20
Les pans de voile commencent à être levés. Il est désormais clair que toutes les guerres d'agression imposées à la République démocratique du Congo sont dictées de l'extérieur. Mieux, de véritables coups de boutoir en vue de consacrer l'inexistence de la RDC en tant qu'Etat et Nation. Si le « Plan Cohen » évoque le rattachement économique du Kivu au Rwanda et à d'autres pays anglophones, le président français vient de jeter le pavé dans la mare en proposant la « restructuration » de la région des Grands Lacs. Donc la balkanisation de la RDC pour des raisons économiques.
Lors de son message de vœux au corps diplomatique accrédité en France, le président français, Nicolas Sarkozy, a fait un tour d'horizon général de grandes questions internationales. Abordant le chapitre de l'Afrique, et plus particulièrement de la région de l'Afrique des Grands Lacs, il a tenu exactement ces propos ; « Quant à la région des Grands Lacs, la violence s'est une fois déchainée. L'option militaire n'apportera aucune solution aux problèmes de fond qui se posent de façon récurrente depuis dix ans. Il faut trouver une nouvelle approche pour apporter aux pays de la région l'assurance que l'ensemble de ces questions sera réglé de façon globale. Cela met en cause la place, la question de l'avenir du Rwanda avec lequel la France a repris son dialogue, pays à la démographie dynamique et à la superficie petite. Cela pose la question de la République démocratique du Congo, pays à la superficie immense et à l'organisation étrange des richesses frontalières. Il faudra bien qu'à un moment ou un autre, il y ait un dialogue qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel mais un dialogue structurel comment dans cette région du monde, on partage l'espace, on partage les richesses et on accepte de comprendre que la géographique a ses lois, que les pays changent rarement d'adresse et qu'il faut apprendre à vivre les uns à côté des autres ? »
Quelques heures plus tard, le Journal Le Monde, dans son édition du 18 janvier 2009, reprend ce discours en allant en profondeur pour confirmer l'existence du « Plan Sarkozy » comme initiative de paix qu'il compte en discuter avec les autorités de Kinshasa lors de son séjour au mois de mars. Séjour prévu initialement au mois de janvier. A ce propos, Sarkozy avait envoyé un de ses conseillers, Bruno Joubert qui a été reçu par le président Kabila. Si le président Kabila a manifesté de « l'intérêt » à ce plan, selon le journal Le Monde, « aucun accord ne s'est encore dessiné », affirme toujours le journal Le Monde.
Mais dans les axes du Plan Sarkozy, le premier ne diffère pas du « Plan Cohen ». Il propose « l'exploitation en commun par la RDC et le Rwanda les richesses du Nord-Kivu ». Ce qui permettrait à la RDC de récupérer « des revenus aujourd'hui détournés par l'exploitation illégale des minerais évacués vers l'océan Indien » (Sic). Exactement comme le soulignait Cohen avec la création d'un « Marché commun comprenant le Rwanda, la RDC, l'Ouganda, la Tanzanie, le Kenya et le Burundi ».Ce « plan » Sarkozy a tout l'air d'avoir été influencé par un « lobby » facile à deviner.
Restructuration, partage, organisation étrange : trois concepts dangereux
Cependant, le « Plan Sarkozy » dit tout haut ce que les commanditaires des guerres d'agression contre la RDC expriment par les armes. Le président français propose la « restructuration » de toute la région des Grands Lacs. Cette restructuration ne peut se faire que par la convocation de la « Conférence de Berlin-bis » pour remettre en cause les frontières héritées de la colonisation lors de l'accession des pays africains à l'indépendance. Pourrait-on savoir si le président Sarkozy aurait le même courage politique de proposer au parlement français la restructuration de l'Europe centrale pour accorder l'indépendance à la Corse qui la réclame depuis de nombreuses années ? Non. Pourquoi alors le demander aux Congolais ?
Sarkozy va plus loin en proposant le « partage » de l'espace et « des richesses naturelles ». Quel est l'espace que l'on doit partager ? Le Kivu ? Pourquoi ? Si la nature a fait que la superficie du Rwanda soit « petite » et que l'étendue géographique de la RDC soit immense, quel est le crime commis par le Congo pour devenir impérativement « trop généreux » de par la volonté des étrangers ? Ensuite, pourquoi seulement les richesses du Kivu ? Qu'est-ce que le Rwanda donne en échange pour partager avec la RDC ?
Non ! La RDC partage déjà un même espace avec le Rwanda dans le cadre de l'Afrique centrale et de l'Afrique des Grands Lacs. Ce qui explique l'existence de la Communauté économique des Pays des Grands Lacs, CEPGL, et de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs, CIRGL. Ces organisations existent de par la volonté des pays européens dont la France. Pourquoi les ignorer subitement ?
Dans le cadre de la CEPGL, la RDC, le Rwanda et le Burundi ont créé des sociétés mixtes. Notamment l'Energie des Grands Lacs, EGL ; l'Institut de Recherche Agronomique et Zootechnique, IRAZ ; la Société internationale pour l'Electricité des Grands Lacs, SINELAC ; et enfin, la Banque de Développement des Etats des Grands Lacs, BDEGL.
Bien plus, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs a approuvé 10 projets prioritaires à impacts visibles sur les populations frontalières. Il s'agit des projets suivants : Création d'un Mécanisme régional d'Appui aux Institutions de micro-finance, Bassins transfrontaliers de Développement, Projet régional sur la sécurité alimentaire dans la région des Grands Lacs, Relance de la Communauté économique des pays des Grands Lacs (qui a déjà reçu un montant de 50 millions de dollars pour redémarrer), Mécanisme régionale de certification des ressources naturelles pour mettre un terme à l'exploitation illégale des ressources naturelles congolaises ; Exploitation du Gaz méthane du Lac Kivu, Programme d'amélioration des projets d'infrastructures et facilités des transports… et nous en passons.
Un Fonds spécial pour la reconstruction de la région a été mis sur pied. La RDC a déjà affecté 500 mille dollars ainsi que la Tanzanie pendant que le Rwanda a versé sa participation pour le bon fonctionnement du Secrétariat exécutif de la CIRGL. Mieux encore, il a été décidé de créer des « triangles ou zones de croissance », justement pour « partager » l'espace des Grands Lacs et les richesses naturelles de cette région et non d'un seul pays. Le but poursuivi « est de susciter des implications sur la paix, la sécurité ainsi que sur l'intégration sociale et la participation des communautés au développement des régions concernées ». Doit-on rejeter tous ces projets parce qu'ils ont été proposés par des Africains ?
Si les choses traînent, c'est parce que le Rwanda brandit toujours la question sécuritaire. Or, le président français ne devrait pas oublier que la République démocratique du Congo compte près de 450 ethnies et qui ne se sont jamais fait la guerre. Mais depuis des décennies, le Rwanda qui ne compte que « DEUX » ethnies est toujours en guerre avec au bout le génocide de 1994 après avoir exporté la rivalité interethnique au Congo (Voir le Kivu et l'Ituri). A ce propos, la France y est intervenue avec l'Opération Turquoise. Ce « Plan Sarkozy » viserait-il à dédouaner la France pour son dialogue avec le Rwanda, surtout après l'arrestation tumultueuse de Rose Kabuye ? C'est une affaire franco-rwandaise qui ne concerne nullement la RDC. Elle ne peut servir de voie de sortie. Pire ; le président français qualifie « d'organisation étrange » les institutions et les dirigeants de la RDC. Propos et concepts très dangereux aux agendas cachés quand on sait que des « conseillers occidentaux » sont à la base de cette organisation étrange. A quoi servent alors tous ces appuis et encouragements des ambassadeurs français accrédités en RDC ? De la poudre aux yeux ?
Encore un « faux pas de Sarkozy » après celui de Dakar qui a soulevé le tollé en Afrique sur la repentance. Que ce « plan » soit publié quatre jours avant l'entrée en fonction de Barack Obama, cela suscite des interrogations et n'est pas gratuit.
Le Kivu n'est pas le Proche Orient
La RDCconsidère la France comme un « Etat partenaire naturel ». Depuis De Gaulle jusqu' à Chirac en passant par Giscard D'Estaing et Mitterrand, la France a toujours été aux côtés des opprimés, et particulièrement avec la RDC en se distinguant par une coopération dynamique et multisectorielle. Particulièrement la Francophonie. Si la France de Sarkozy voudrait « changer » le monde, il ne lui appartient pas de transformer le Kivu en Proche-Orient. En se rendant ce lundi 19 janvier à Charm el Cheik, en Egypte, Sarkozy devrait mesurer toutes les conséquences de sa proposition porteuse des germes de guerre. Il n'y a pas de paix dans cette partie du monde pour autant que certaines puissances ont fait « d'Israël un Etat fort ». Si telle est la vision pour la région des Grands Lacs, il n'y aura jamais de paix. Sarkozy le reconnaît lui-même avant de proposer le contraire ; « … on accepte de comprendre que la géographie a ses lois, que les pays changent rarement d'adresse et qu'il faut apprendre à vivre les uns à côté des autres ». Qui de la RDC ou du Rwanda devrait changer d'adresse ? Il revient au chef de l'Etat français de répondre à cette interrogation au regard de son plan.
Ceci dit, il appartient au peuple congolais dans la sérénité et maturité, surtout aux autorités congolaises de bien analyser tous ces « plans ». Ils convergent vers un même objectif ; la balkanisation de la République démocratique du Congo. Et lorsque le président français parle « d'une organisation étrange », ce n'est nullement un compliment à l'endroit du peuple congolais, moins encore à la classe politique congolaise. C'est peut-être une vérité, mais à la fois une véritable méprise.

Kinshasa — Les pans de voile commencent à être levés. Il est désormais clair que toutes les guerres d'agression imposées à la République démocratique du Congo sont dictées de l'extérieur. Mieux, de véritables coups de boutoir en vue de consacrer l'inexistence de la RDC en tant qu'Etat et Nation. Si le « Plan Cohen » évoque le rattachement économique du Kivu au Rwanda et à d'autres pays anglophones, le président français vient de jeter le pavé dans la mare en proposant la « restructuration » de la région des Grands Lacs. Donc la balkanisation de la RDC pour des raisons économiques.
Lors de son message de voeux au corps diplomatique accrédité en France, le président français, Nicolas Sarkozy, a fait un tour d'horizon général de grandes questions internationales. Abordant le chapitre de l'Afrique, et plus particulièrement de la région de l'Afrique des Grands Lacs, il a tenu exactement ces propos ; « Quant à la région des Grands Lacs, la violence s'est une fois déchainée. L'option militaire n'apportera aucune solution aux problèmes de fond qui se posent de façon récurrente depuis dix ans. Il faut trouver une nouvelle approche pour apporter aux pays de la région l'assurance que l'ensemble de ces questions sera réglé de façon globale.
Cela met en cause la place, la question de l'avenir du Rwanda avec lequel la France a repris son dialogue, pays à la démographie dynamique et à la superficie petite. Cela pose la question de la République démocratique du Congo, pays à la superficie immense et à l'organisation étrange des richesses frontalières. Il faudra bien qu'à un moment ou un autre, il y ait un dialogue qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel mais un dialogue structurel comment dans cette région du monde, on partage l'espace, on partage les richesses et on accepte de comprendre que la géographique a ses lois, que les pays changent rarement d'adresse et qu'il faut apprendre à vivre les uns à côté des autres ? »
Quelques heures plus tard, le Journal Le Monde, dans son édition du 18 janvier 2009, reprend ce discours en allant en profondeur pour confirmer l'existence du « Plan Sarkozy » comme initiative de paix qu'il compte en discuter avec les autorités de Kinshasa lors de son séjour au mois de mars. Séjour prévu initialement au mois de janvier. A ce propos, Sarkozy avait envoyé un de ses conseillers, Bruno Joubert qui a été reçu par le président Kabila. Si le président Kabila a manifesté de « l'intérêt » à ce plan, selon le journal Le Monde, « aucun accord ne s'est encore dessiné », affirme toujours le journal Le Monde.
Mais dans les axes du Plan Sarkozy, le premier ne diffère pas du « Plan Cohen ». Il propose « l'exploitation en commun par la RDC et le Rwanda les richesses du Nord-Kivu ». Ce qui permettrait à la RDC de récupérer « des revenus aujourd'hui détournés par l'exploitation illégale des minerais évacués vers l'océan Indien » (Sic). Exactement comme le soulignait Cohen avec la création d'un « Marché commun comprenant le Rwanda, la RDC, l'Ouganda, la Tanzanie, le Kenya et le Burundi ».Ce « plan » Sarkozy a tout l'air d'avoir été influencé par un « lobby » facile à deviner.
Restructuration, partage, organisation étrange : trois concepts dangereux
Cependant, le « Plan Sarkozy » dit tout haut ce que les commanditaires des guerres d'agression contre la RDC expriment par les armes. Le président français propose la « restructuration » de toute la région des Grands Lacs. Cette restructuration ne peut se faire que par la convocation de la « Conférence de Berlin-bis » pour remettre en cause les frontières héritées de la colonisation lors de l'accession des pays africains à l'indépendance. Pourrait-on savoir si le président Sarkozy aurait le même courage politique de proposer au parlement français la restructuration de l'Europe centrale pour accorder l'indépendance à la Corse qui la réclame depuis de nombreuses années ? Non. Pourquoi alors le demander aux Congolais ?
Sarkozy va plus loin en proposant le « partage » de l'espace et « des richesses naturelles ». Quel est l'espace que l'on doit partager ? Le Kivu ? Pourquoi ? Si la nature a fait que la superficie du Rwanda soit « petite » et que l'étendue géographique de la RDC soit immense, quel est le crime commis par le Congo pour devenir impérativement « trop généreux » de par la volonté des étrangers ? Ensuite, pourquoi seulement les richesses du Kivu ? Qu'est-ce que le Rwanda donne en échange pour partager avec la RDC ?
Non ! La RDC partage déjà un même espace avec le Rwanda dans le cadre de l'Afrique centrale et de l'Afrique des Grands Lacs. Ce qui explique l'existence de la Communauté économique des Pays des Grands Lacs, CEPGL, et de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs, CIRGL. Ces organisations existent de par la volonté des pays européens dont la France. Pourquoi les ignorer subitement ?
Dans le cadre de la CEPGL, la RDC, le Rwanda et le Burundi ont créé des sociétés mixtes. Notamment l'Energie des Grands Lacs, EGL ; l'Institut de Recherche Agronomique et Zootechnique, IRAZ ; la Société internationale pour l'Electricité des Grands Lacs, SINELAC ; et enfin, la Banque de Développement des Etats des Grands Lacs, BDEGL.
Bien plus, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs a approuvé 10 projets prioritaires à impacts visibles sur les populations frontalières. Il s'agit des projets suivants : Création d'un Mécanisme régional d'Appui aux Institutions de micro-finance, Bassins transfrontaliers de Développement, Projet régional sur la sécurité alimentaire dans la région des Grands Lacs, Relance de la Communauté économique des pays des Grands Lacs (qui a déjà reçu un montant de 50 millions de dollars pour redémarrer), Mécanisme régionale de certification des ressources naturelles pour mettre un terme à l'exploitation illégale des ressources naturelles congolaises ; Exploitation du Gaz méthane du Lac Kivu, Programme d'amélioration des projets d'infrastructures et facilités des transports et nous en passons.
Un Fonds spécial pour la reconstruction de la région a été mis sur pied. La RDC a déjà affecté 500 mille dollars ainsi que la Tanzanie pendant que le Rwanda a versé sa participation pour le bon fonctionnement du Secrétariat exécutif de la CIRGL. Mieux encore, il a été décidé de créer des « triangles ou zones de croissance », justement pour « partager » l'espace des Grands Lacs et les richesses naturelles de cette région et non d'un seul pays. Le but poursuivi « est de susciter des implications sur la paix, la sécurité ainsi que sur l'intégration sociale et la participation des communautés au développement des régions concernées ». Doit-on rejeter tous ces projets parce qu'ils ont été proposés par des Africains ?
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