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REACTION

Céphas Germain EWANGUI Préoccupé par la Liberté de la Presse au Congo


Alwihda Info | Par - 1 Octobre 2012 modifié le 1 Octobre 2012 - 16:06

La Fédération Congolaise des Droits de l’Homme tient à souligner toute l’importance de votre institution et la place capitale qu’elle se doit d’occuper, pour favoriser la promotion et la consolidation de la démocratie dans notre pays.



Dans une missive adressée à Philippe MVOUO, président du C.S.L.C (Conseil Supérieur de la Liberté de Communication), Céphas Germain EWANGUI, président de la FECODHO (Fédération Congolaise des Droits de l’Homme), exprime sa vive préoccupation sur la liberté de la presse au Congo, à la suite de la décision prise par cette institution de suspendre deux journaux paraissant à Brazzaville.
Le président de la FECODHO défend le rôle des journalistes de rapporter même des informations qui dérangent les gouvernants, car la liberté d’expression est à ce prix. Voici, ci-après, l’intégralité de cette lettre.
Monsieur le président, la Fédération Congolaise des Droits de l’Homme (FECODHO), plateforme des O.N.G. et associations œuvrant pour la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales, a l’honneur de vous adresser cette présente, question de faire savoir ses regrets sur la décision rendue, le samedi 3 septembre 2012, par votre institution, portant suspension de deux organes de presse écrite à savoir: "La Voix du Peuple" et "Le Glaive".
La Fédération Congolaise des Droits de l’Homme tient à souligner toute l’importance de votre institution et la place capitale qu’elle se doit d’occuper, pour favoriser la promotion et la consolidation de la démocratie dans notre pays.

Toute démocratie repose sur le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Et dans les libertés fondamentales, nous avons, au point central, la liberté d’expression considérée comme la pierre angulaire de toute société qui se veut démocratique. Cette liberté bénéficie, naturellement, à toute personne, mais le journaliste en est le vecteur principal avec, entre autres, devoirs :
- de mener les enquêtes et de révéler les vérités qui se dissimulent derrière les déclarations et actions des gouvernants et de les obliger à rendre compte de leurs actes ;
- de jouer le rôle de "chien de garde" quant à l’action des gouvernants et aux agissements des institutions publiques...
De ce fait, la liberté de la presse vaut, non seulement pour les informations accueillies, avec joie et ferveur, par les gouvernants, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent, inquiètent ou considérées par l’opinion publique de fausses, répugnantes, réfléchies ou, tout simplement, de mauvais goût. Ainsi valent le pluralisme, la tolérance et l’esprit d’ouverture sans lesquels, il n’est pas de société démocratique.
La Fédération Congolaise des Droits de l’Homme, en prenant référence aux pays qui ont fait des avancées remarquables en matière de démocratie, tout en regrettant que certains journalistes, malheureusement, mettent à mal les principes sacro-saints de la déontologie professionnelle, plaide pour une presse réellement libre, soutenue par les pouvoirs publics, défendue farouchement dans le libre exercice de leur métier par le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, en mettant en exergue le principe selon lequel : "Le remède à la liberté de parole est la liberté de parole".

Car, la FECODHO est convaincue que c’est en élargissement les débats et non en cherchant à museler la parole et la contestation que l’on peut, en fin de compte, rétablir la vérité et rendre plus judicieuse l’action des pouvoirs publics.
Monsieur le président, la question des libertés, en général, et la liberté de la presse, en particulier, doit faire l’objet d’une vigilance particulière, C’est pourquoi, elle est proclamée par tous les instruments internationaux de protection des droits, de l’homme et est devenue une règle coutumière du droit, international.
Ensemble, Monsieur le président,
Mobilisons-nous pour défendre la liberté de la presse, en vue de contribuer, significativement, à la construction et la consolidation d’une société démocratique, respectueuse des droits de l’homme et des libertés fondamentales. La réelle légitimité de votre noble institution est à ce prix.


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