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INTERVIEW

Charles Monefong Abessolo: « Tout produit non conforme sera systématiquement détruit »


Alwihda Info | Par - 31 Décembre 2015 modifié le 31 Décembre 2015 - 12:26

Le chef de Brigade nationale de contrôle et de répression des fraudes au ministère camerounais du Commerce intervient à la suite d’une descente sur le terrain, et au cours de laquelle, une cargaison des pâtes alimentaires jugées impropres à la consommation a été retirée des marchés.


Charles Monefong Abessolo:  « Tout produit non conforme sera systématiquement détruit »
Quelle est la situation sur nos marchés au moment où les ménages s’apprêtent à passer les fêtes de fin d’année ?
Après les descentes faites par le ministre du Commerce dans le but de s’assurer sur la disponibilité des stocks, il est question pour nous d’éviter aux ménages pendant cette période des fêtes, se velléités de spéculation, de rétention des stocks pour faire des bénéfices indus. Il se trouve dont que nous avons la charge de permettre que le produit qui est effectivement en stock soit accessible aux ménages en quantité, en quantité et surtout au juste prix. Cette descente vise à sortir du marché certains produits qui entrent de façon irrégulière sur les marchés et qui présentent des non conformités.
C’est le cas des pâtes alimentaires dont il est signalé une invasion de marques non conformes sur les marchés, nous avons pour rôle dans le cadre de cette opération coup de poing, de les sortir du marché et ne laisser en circulation que des produits ayant connu une certification.

Monsieur le chef de brigade, où vont ces produits saisis ?
Un produit non conforme à la norme est appelé à être détruit, s’agissant particulièrement des produits alimentaires. On n’envisage pas de faire autre chose des produits alimentaires jugés non conformes. Concernant l’opération coup de poing menée il y a quelques semaines à Essazok (non loin de Yaoundé, ndlr), à son terme, une commission ad-hoc s’est réunie et nous avons détruit les poulets, les gésiers et autres produits saisis en provenance d’un pays voisin sans certification technique à rentrer sur le marché local. Nous vous invitons à assister à ces opérations à l’avenir. Mais nous faisons attention à ne détruire que les produits pour lesquels cette non-conformité est établie sans autre équivoque.

Vous avez été interpellé à l’Assemblée nationale sur un certain commerce illicite concernant la question de la téléphonie mobile ?
Effectivement mon ministre l’a été sur ce qui apparait comme un vrai fléau. Au-delà de cette interpellation des élus, nous recevons d’autres dénonciations relatives à certaines pratiques relevées chez les opérateurs de la téléphonie mobile. Nous avons des dossiers y relatifs. Nous ferons bientôt des propositions au ministre du Commerce par rapport aux enquêtes que nous menons auprès de ces opérateurs. Ces derniers auront à répondre si cela est établi, des actes jugés en marge des pratiques normales.
Pour revenir à l’origine des produits saisis, il faut dire que nous avons des produits venant des pays voisins du Sud, de la Côte Ouest. Il arrive parfois que les opérateurs par négligence ou parfois ne suivent pas très bien leur travail disposent des documents. Je ne voudrais pas arriver aux conclusions des dossiers alors que nous ne sommes qu’aux débuts, vous aurez toutes les informations le moment venu.


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