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COMMUNIQUE

Communiqué de presse du CPR n°3/2015, du 27.04.2015


Alwihda Info | Par Direction du CPR - 27 Avril 2015 modifié le 27 Avril 2015 - 08:45

La République Centrafricaine s'éveille.


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Le CPR se réjouit de la mise en place même tardive d'une Cour Pénale centrafricaine et internationale. Cependant le CPR dénonce et regrette la méthode. Les autorités actuelles de la République Centrafricaine mettent la charrue avant les bœufs. Une manière de se disculper eux-mêmes. D'autre part en mettant la date limite à 2003, on exclut ipso-facto les villages brûlés à Paoua, la mort du Dr Conjugo, les centaines de bœufs de somme des paysans de la région de Bocaranga qui ont été décimés par balles le long de la route de Bocaranga-Ngaoundaye parce que les militaires s'ennuyaient, les maisons et les biens de Patassé, de Bozizé pulvérisés, une moitié de Bangui placé quartier rouge et traité comme tel, les séquelles sont encore-là. Faut-il écarter tout cela? -les détournements des milliards angolais sont-ils un crime économique, oui ou non? Faut-il minimiser la souffrance des uns? A ce stade nous attirons solennellement l'attention sur le ressenti d'une justice partisane, du Sud contre le Nord selon la théorie politique en vigueur. Dans ce cas les prochains soubresauts prévisibles donc risquent d'être encore plus compliqués. Les 23 organisations de défense des droits humains en Centrafrique à travers leur louable communiqué de presse, mais opportunistes pour beaucoup d'entre-elles, le CPR se demande si l'essentiel de ces organisations ne sont pas déjà embrigadées et s'étonne de les voir tous apparaître subitement. Le CPR comprend que les autorités de Bangui le tiennent à distance. Le CPR comprend que si la volonté est claire, sa présence ne se marchande pas. Alors comment aller à un dialogue pas du tout souverain dans ce contexte avant le passage de la Justice? Les bailleurs qui ont financé ce dialogue assorti de conditions auront leur facture et leur satisfaction sur Papier et le Centrafricain qu'a-t-il compris dans tout ça? Aucune sensibilisation, aucune mesure d'apaisement, aucune politique de rapprochement. Les groupes armées demeurent sur leur position et le grappin du pouvoir clanique de Bangui mange tranquillement, tout en perpétuant la tradition dans les immondices qui encombrent la ville de Bangui, tenant les mallettes prêtes pour décamper comme d'habitude (Bokassa, Patassé, Bozizé, Djotodia). Le Général autoproclamé Marcel Ndalé en est déjà une victime. Mr le secrétaire général des Nations unies, trouvez ci-joint la déclaration en date de février 2014 de cet individu. Mr le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, ce gros "Machin" n'a pas assez d'argent pour acheter des menottes (voir photo de Ndalé ci-contre: la Torture exercée par les éléments des Nations unies en Centrafrique). Nations unies, FIDH et autres organismes de bonne foi, l'argent du DDR en question a toujours été détourné non pas à votre insu. Alors quels sont les vrais criminels dans ce pays? Le CPR s'interroge. Il s'agit d'une mentalité globale au sommet de l'Etat d'une période à une autre, une culture de mal gouvernance qui s'enracine de plus en plus. Le CPR exhorte avec la dernière énergie la communauté internationale à ne plus s'attaquer aux conséquences mais aux causes sinon par mégarde, par manque de clairvoyance, nous serons tous complices. L'Afrique berceau de l'humanité, dans le même processus de l'immigration originelle coule dans l'Océan, pour les mêmes peines les Nigérians donc Africains seront exécutés en Indonésie dans l'indifférence générale alors que certains condamnés par le même tribunal vont s'en sortir. Comment faut-il faire pour que les Nations soient réellement unies, Mr Ban Ki-moon ? La JUSTICE d'abord et la Réconciliation après ! Direction du CPR, le 27.04.2015 " BOUAR : INTERVIEW EXCLUSIVE DE NDALE MARCEL, LE CHEF DES ANTI-BALAKA BOUAR (RADIO SIRIRI) — Ndalé Marcel de son vrai nom Gbokaho Minang Sylvain, est né en 1960 à Niem. Il est le chef des anti-balaka de la Nana Mambéré. Il déclare avoir enterré la hache de guerre depuis son arrivée à Bouar le 22 janvier 2014. Ancien chef d’un groupe d’autodéfense fondée en 2006 pour lutter contre les zaraguina ou coupeurs de route, il a décidé il y a huit mois, de rentrer dans le maquis pour chasser les Séléka de la terre de ses ancêtres. Cette interview fait suite au « Dossier exclusif anti-balaka » publié récemment par la Radio Siriri et l'agence de presse LNC. Mais dès l’occupation de la base laissée par les Séléka, Ndalé demande à ses hommes et à tout le monde de l’appeler désormais « général » en attendant le DDR. _ Radio Siriri : Bonjour Monsieur, pouvez-vous vous présenter ! _ Ndalé Marcel : Bonjour Monsieur le journaliste. Je suis Ndalé Marcel, le Chef des Anti-balaka de la Nana Mambéré. _ Radio Siriri : Vous étiez dans la brousse et vous voilà maintenant sortis en occupant la base militaire laissée par les Séléka. Que s’est-il passé ? _ Ndalé Marcel : Depuis Boganda nous n’avons rien vu de pareil. Tous les présidents qui se sont succédé ont toujours essayé de réunir les fils et les filles de ce pays. Mais depuis l’arrivée de Sélaka, ce n’était plus la même chose. Ils ne sont pas venus pour rassembler comme les autres présidents l’ont fait par le passé, mais plutôt pour diviser. Les exactions ont atteint un degré tel que j’ai décidé de rentrer dans la brousse pour préparer des antidotes afin de les chasser. C’est ainsi que j’ai invité mes frères à venir me suivre pour nous préparer en vue d’une contre-attaque. Et nous l’avons fait au bout de huit mois passés dans la brousse. _ Radio Siriri : Que dites-vous de toutes ces accusations ? Quand on parle de « anti-balaka a fait ceci », « anti-balaka a fait cela »… questions de vols et d’exactions ? _ Ndalé Marcel : Nous ne sommes pas de voleurs. Cependant il peut y avoir des infiltrés mais je demande aux autorités de mener les enquêtes afin d’identifier les coupables et de les punir conformément à la loi. Il y avait eu au courant de novembre dernier une attaque contre un camion au niveau de Vakap. Nous avons poursuivi les bandits et avions récupéré tous les biens, ainsi qu’une somme d’argent importante que nous avons envoyée aux autorités compétentes. Voici un exemple que je vous donne. _ Radio Siriri : Qu’allez-vous faire avec tous ces hommes. Seront-ils tous intégrés dans l’armée ? _ Ndalé Marcel : Cela dépendra de l’issue du programme DDR qui sera mis en place par le nouveau gouvernement. Une fois démobilisés, c’est à chacun de voir s’il est fait pour intégrer l’armée ou non. Mais notre objectif n’est pas forcément d’intégrer les forces armées centrafricaines, mais plutôt de protéger notre territoire. Nous l’avons fait, donc nous avons atteint notre objectif. _ Radio Siriri : La peur de la communauté musulmane c’est de voir ce qui se passe ailleurs arriver ici à Bouar. _ Ndalé Marcel : Nous ne sommes pas venus pour détruire mais pour protéger. Nous ne déclarons pas la guerre ou la chasse aux musulmans. C’est pourquoi je tiens à demander aux musulmans de regagner leurs foyers respectifs. De même je demande aux chrétiens de ne pas paniquer non plus. Ceux (les anti-balaka) qui ne respectent pas nos principes, après enquête, nous les arrêtons et les mettons en prison. _ Radio Siriri : Pouvez-vous nous présenter cette dame qui vous suit toujours ? Il paraît qu’elle est aussi une anti-balaka ? _ Ndalé Marcel : C’est Nafissatou Ndalé, [rire…] c’est ma femme. Depuis notre mariage, elle me suit partout dans mes déplacements et je l’ai initiée également à l’art de la guerre. _ Radio Siriri : Comment faites-vous pour nourrir tout ce monde ? _ Ndalé Marcel : C’est pourquoi de je demande au préfet et aux autorités religieuses de nous venir en aide pour nous permettre de nourrir tous mes éléments. Et toute aide sera la bienvenue. Une fois sortis, nous cessons toute hostilité car nous avons atteint notre objectif puisque nous occupons désormais la base militaire de Camp Leclerc. © Février 2014 RADIO SIRIRI" http://www.rjdh-rca.net/actulites/actualite/centrafrique-bangui-l-adoption-de-la-loi-portant-creation-d-une-cour-penale-speciale-en-rca-constitue-une-avancee-pour-la-justice.html#KBErl8kcqJlz22ke.99 https://www.facebook.com/lanouvellecentrafrique/photos/a.109124315813946.12000.107434389316272/649098091816563/


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