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Complicité de crime contre l'humanité : Le dictateur Ismail Omar Guelleh a été un infâme collabo durant la période coloniale, un traître par excellence


Alwihda Info | Par Mouvement patriotique "IOG doit partir" - 22 Mars 2017 modifié le 22 Mars 2017 - 12:28


A l'heure où nous commémorons le cinquantième anniversaire du massacre colonial du 20 mars 1967, il nous a paru indispensable d'évoquer le passé obscur de l'actuel dictateur de Djibouti, Ismail Omar Guelleh. Nous allons dans ce présent billet braquer notre projecteur sur la période de shadirleh (collaborationniste) de ce personnage, lors de l'occupation coloniale de notre pays.
Alors que la majorité des Djiboutiens luttaient avec détermination et bravoure contre le colonialisme français, ont tenu tête à la cruelle soldatesque de l'administration coloniale et ont engagé une lutte sans merci pour l'indépendance de leur pays, un certain Ismail Omar Guelleh effectuait des tâches de renseignement au profit de l'occupant. Il était ce que l'on nomme communément chez nous un « shadirleh », autrement dit un collaborateur ou un harki djiboutien. Cet individu travaillait pour le compte de l'ennemi et ses laquais à la tête duquel se trouvait le sinistre Ali aref.
« Guduney ima aadan goyseen hadii gabalkay kugu jirin », dit le dicton populaire. Si le peuple de Djibouti a subi les affres du colonialisme et que la puissance occupante ait pu commettre à son encontre des atrocités telles que des déportations, des exécutions sommaires, des rafles, des privations de liberté, des tortures entre autres horreurs, c'est en partie à cause de la collaboration active d'une minorité de Djiboutiens qui ont choisi de trahir les siens. Le plus célèbre de ces traîtres est sans conteste Ismail Omar Guelleh qui a été un zélé collaborateur de l'administration coloniale, notamment dans sa chasse aux indépendantistes. Par opportunisme ou par vénalité, ce félon a joué un rôle prépondérant dans la lutte contre la Résistance et a été le collabo numéro un de l'occupant. Conséquence de sa forfaiture : sur la base des renseignements fournis par Ismail Omar à la puissance occupante et à ses fidèles serviteurs, des milliers de nos compatriotes Somalis furent arrêtés, torturés, emprisonnés, tués quand ils ne sont pas déportés et largués dans la tristement célèbre plaine de « Giriyaad » (un no man's land situé entre Loyada et Zeila). Comment a-t-il pu se rendre coupable d'une telle félonie ?
Tout commence lorsqu'il a été recruté en 1964 dans la police coloniale grâce à un coup de piston de son oncle Gouled, alors ministre du gouvernement du félon Ali Aref. C'est précisément sa tante paternelle Amina Guelleh qui lui a arrangé le rendez-vous avec le vieux Gouled : « Amina lui avait précisé qu'il était en tête de liste des personnes reçues, ce jour là, en audience par Gouled », peut-on lire dans sa biographie, un panégyrique signé par un journaliste de « jeune à fric ». Selon IOG, Gouled lui a dit ce jour là : « l'administration doit organiser dans quelques semaines un concours d’admission pour le poste de stagiaire dans la Sûreté du Territoire, je peux te faire une lettre de recommandation pour que tu sois inscrit ». C'est donc sur intervention de son vieux oncle qu'il rentre dans la police coloniale, fin 1964. Ne pouvant concourir pour le poste d'inspecteur stagiaire à cause de son faible niveau d'instruction (il a quitté l'école à la classe de 5ème), il a finalement été affecté à la brigade des mœurs où il devient « agent traitant d'un groupe de travailleuses du sexe d'origine éthiopienne en raison de sa connaissance de l'amharique ».
Un jour, Ismail Omar se présente dans le bureau de l'inspecteur de la police coloniale, un certain Bérand, et lui propose ses services dans la traque des indépendantistes que mène le pouvoir colonial. Bérand ne semble nullement étonner de la proposition du supplétif Guelleh car il avait déjà décelé en lui l'âme d'un traître. Moyennant une rétribution payée au noir, l'inspecteur Bérand confie au policier subalterne Guelleh des missions d'espionnage et de renseignement. Il était en fait chargé d'espionner les milieux indépendantistes. Une tâche ingrate qu'il accomplira en dehors de ses affectations officielles. Le shadirleh Guelleh commence son sale boulot suite à la visite mouvementée du président-général français Digol dans notre pays, en août 1966. Il va livrer les valeureux porteurs de banderoles qui ont défié le criminel Digol à l'administration coloniale. Première félonie du collabo Guelleh !
A partir de cette infâme forfaiture, Ismail Omar devient l'informateur privilégié de l'inspecteur Bérand. Cependant, il ne renseigne pas seulement les responsables blancs, il fréquente aussi le bureau du chef de cabinet du traître en chef Ali Aref, un certain Abdoulkader Abdourahman Ali. Une fois par semaine, il se rend chez ce dernier pour l'informer sur les faits et gestes des indépendantistes. Abdoulkader Abdourahman Ali sera d'ailleurs décoré bien plus tard par son informateur, devenu entre temps président de la République de Djibouti, de la médaille de l'ordre national du 27 juin.
Le passé obscur d'Ismail Omar Guelleh, notre compatriote Marwo Warsama Adoyta en fait également mention dans son livre intitulé « A Djibouti, une dictature amie ». Voici un extrait qui corrobore nos dires : « Ainsi fonctionne l'enquêteur de police que l’administration coloniale envoie, sur le tard, infiltrer les rangs des indépendantistes de l'intérieur. Outre sa docilité, c'est sa proximité filiale avec Hassan Gouled et Amina Guelleh qui désigne Ismaël Omar à cette mission peu patriotique. Les indépendantistes ne s'y trompent pas qui se méfient de lui. Plus d'un acteur de l'époque rapportent que même Hassan Gouled se montre soupçonneux à son endroit. « Attention, je vois arriver mon jeune indicateur de neveu ! », se serait-il souvent écrié. C'est donc en agent du colonisateur qu'il tente de s'incruster dans les rangs de la LPAI. N'inspirant ni confiance ni respect, il ne peut bien entendu prétendre à quelque responsabilité au sein du mouvement. Ce, même si l'administration coloniale le renvoie officiellement de sa police pour le crédibiliser aux yeux des indépendantistes et qu'il essaie comme il peut de participer à la rédaction des bulletins de la LPAI. Point glorieux comme parcours. Il n'y a pas là de quoi pavoiser à l'heure du bilan sous les couleurs fraîchement hissées. N’empêche qu'il tire un gros lot en obtenant par népotisme, le poste de chef de cabinet du président de la République, chargé de la sécurité, de l'information et des artistes. » (PP. 49/50)
Si dans l'imaginaire occidental, Judas Iscariote est l'archétype du traître absolu, il ne serait pas exagéré de dire que le « shadirleh » Ismail Omar Guelleh est son pendant djiboutien. Un traître par excellence !
En somme, le collabo IOG s'est rendu coupable d'indignité nationale en collaborant avec la puissante occupante, en trahissant la cause patriotique. Il a d'ailleurs été un zélé « shadirleh », de 1964 jusqu'à la veille de l'indépendance. Cela va sans dire que l'infâme collabo Ismail Omar porte une lourde responsabilité sur les souffrances infligées par la puissance occupante à la population djiboutienne durant la période coloniale.
Mauvais sang ne saurait mentir, dit-on. IOG est un traître génétique. Il a ça dans le sang. A cet égard, il y a lieu de citer le cas de son grand-père Guelleh Betel qui espionnait, au début du vingtième siècle, pour le compte du pouvoir colonial les paisibles autochtones djiboutiens qui l'avaient pourtant bien accueilli lors de sa venue de l’Éthiopie. Les Guelleh, des traîtres et des ingrats de grand-père en petit-fils ! Cette famille est le symbole de la trahison et de la honte.
Vivement le jour où nous pourrons crier à l'adresse du « shadirleh » Guelleh : « Ah, traître, ton compte est bon ! C'est le moment de payer pour les actes infâmes que tu as commis à l'encontre du peuple de Djibouti ».
A suivre, comment le traître Guelleh a vendu notre pays à l’Éthiopie !