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Congo Brazzaville : Le Sabotage en Règle du Système Aérien


Alwihda Info | Par Alwihda Info - 31 Mars 2011 modifié le 31 Mars 2011 - 10:43


 

Ayant des dettes de plusieurs centaines de millions voir des milliards vis � vis de l'ANAC et de l'ASECNA, la compagnie Trans Air Congo (TAC) ne prend m�me pas la peine de payer les redevances a�ronautiques. Si les deux entit�s qui veillent sur le transport a�rien au Congo Brazzaville et vivent de ces redevances (ANAC et ASECNA) veulent bloquer cette compagnie voyou, un simple coup de fil suffirait pour d�bloquer la situation.

Le gérant de cette compagnie voyou (un libanais qui n'est qu'un sous fifre) fait ce qu'il veut au niveau de l'aviation, enfreignant � sa guise la r�glementation qui est tr�s peu suivie par l'ANAC, surtout � cause de la mainmise politique sur cette entit� (un ancien ministre - actuellement au tourisme - s'est permis de recruter plus de 300 personnes non qualifi�es en quelques mois, ce qui est suicidaire dans un domaine aussi sp�cifique et technique que l'aviation et qui requi�re des sp�cialistes form�s et aguerris).

Ce qui est malsain, c'est de cacher la v�rit� car il y a eu plus de morts que ce qui est annonc�. Au d�collage de Brazzaville le 21 mars 2011, il y avait au moins une vingtaine de personnes qui avaient embarqu�s dans cet avion-cargo dont on n'a pas voulu faire �tat car embarquer dans les avions cargos est interdit depuis plusieurs ann�es mais, la t�l�vision congolaise n'a annonc� qu'une dame avec un enfant comme passager.

Comment Peut-on penser une seule seconde que si quelqu'un avait un ami ou un parent � bord, cela ne pourrait �tre connu de la population ? D�autre-part, la r�fection de cet avion-cargo aurait d� intervenir avant le voyage mais le responsable a pr�f�r� que l'�quipage aille sur Pointe-Noire sans effectue les travaux n�cessaires.

Une autre "idiotie" c'est que le pilote qui s'est retrouv� bless� aurait �t� emmen� au commissariat de Mvoumvou pour �tre entendu par la police avant d'�tre conduit � l'h�pital.

Ce qui est inepte, c'est le journaliste de la DRTV qui, le soir de l'accident, annonce que "le pilote et le co-pilote auraient saut� en parachute" ce qui laisserait envisager qu'ils auraient donc pr�m�dit� l'accident car un avion civil n'a pas de parachute et s'il en ait le cas, on peut se poser des questions.

Pourquoi fait-on garder tout le secteur du crash de l�Antonov par l'arm�e, bien apr�s le crash ne permettant m�me pas aux riverains d'�voluer et m�me d�interdire � une �cole proche du lieu du crash de poursuivre ses activit�s ! Si enqu�te il y a ou il y aura, depuis quand a-t-on d�j� men� jusqu'� terme ce genre d'enqu�te au Congo Brazzaville ?

Les maux de l'aviation au Congo Brazzaville sont politiques et connus de tous, la mauvaise gouvernance, la corruption la cleptomanie le favoritisme au d�triment de la comp�tence etc�.

Depuis le soi-disant av�nement de la d�mocratie dans les ann�es 90 tout n'a fait que p�ricliter. L'accentuation s'est produite apr�s le retour de Denis SASSOU NGUESSO qui a vu m�me des gens revanchards saboter en coulisse l'un des rares domaines dans lequel le Congo Brazzaville pouvait se vanter d'avoir exceller durant des d�cennies.

Le Congo Brazzaville est ainsi tomb� dans des aberrations telle que la construction d'une seconde piste � 200 m�tres � peine d'une premi�re ce qui va occasionner � cou s�re une cacophonie dans l'exploitation et donc du danger potentiel pour les s�parations.
Les aberrations des responsables politiques au Congo Brazzaville r�sident dans le fait qu'ils font des choix incoh�rents r�sultats des appels d�offres pip�s d�avance au d�triment m�me du bon sens ce qui conduit � une perte d'argent pour l'�tat au b�n�fice de quelques privil�gi�s qui profitent des dysfonctionnement des structures.

Tenez, la nouvelle piste de Maya-Maya, ne r�pond pas aux normes dans la mesure o� une premi�re piste est situ�e � 200 m�tres. Une piste pour ce que dans le jargon a�ronautique on intitule "destin�e � un atterrissage aux instruments" ne peut pas �tre construite � moins de 900 � 960 m�tres d'une premi�re pour Maya-Maya.

A d�part, on envisageait de r�fectionner la premi�re piste mais, comme on ne voulait pas la "fermer en exploitation" ne fut-ce que quelques minutes, on a simplement jet� plus de 200 milliards dans l'eau pour construire cette deuxi�me piste. Techniquement, la construction de cette seconde  posera des probl�mes surtout pour des atterrissages car les deux pistes sont comme confondues. Si un avion se trouve en stationnement sur l'une des pistes alors que l'autre piste est d�volue � un avion en atterrissage, ce dernier peut confondre les deux pistes et prendre l'une pour l'autre, fon�ant ainsi sur l'avion qui est stationn�.

Prenez pour exemple deux gros v�hicules de transport de 24 tonnes sur la m�me voie mais roulant en sens inverse � une vitesse de 90 Km/h chacun. Le courant d�air que cela va provoquer lorsqu'ils vont se croiser peut faire basculer l�un des deux v�hicules sinon les deux v�hicules. Cela est ce qu'on appelle en aviation "le ph�nom�ne de turbulence de sillage" qui va influer beaucoup sur la circulation des avions au d�collage comme � l�atterrissage car comment faire �voluer deux avions sur les deux pistes en m�me temps.

Des mono moteur oui. Mais quand un gros avion d�colle ou atterrit, la pr�sence d'un autre sur l'autre piste va �tre probl�matique, les vitesses �tant situ�es � pr�s de 400 KM/H au moins.

La n�cessit� de la construction d'une seconde piste est l'acc�l�ration du trafic. La r�paration de la premi�re piste s'imposait depuis le milieu des ann�es 90. Dans tous les autres a�roports du monde, cela se fait et on n�a jamais �t� oblig� de construire une seconde piste et surtout dans un espace aussi r�duit que le site de Maya Maya.

Pour le cas de Brazzaville, cela est une utopie car d�j�, la premi�re piste et celle de Kinshasa sont consid�r�es comme �tant parall�les et donc influent directement l'une sur l'autre. Si l'on ne supprime pas la premi�re piste, cela va causer des tas de probl�mes ne fut-ce que dans la r�alisation des trajectoires d'atterrissage et de d�collage on finira par mettre en cause le travailleur qui s'occupe de la tour de contr�le.
Partout dans le monde on r�fectionne les pistes sans pour autant en construire une seconde. Faire cette d�pense pour une piste et sur un terrain qui est situ� en pleine ville n'a pas du tout �t� r�fl�chie � moins qu'� la longue on vise la fermeture de cet a�roport pour non convenance aux normes d'exploitation car il faudrait, soit marquer continuellement cette vielle piste pour l'�liminer dans le trafic, soit la d�truire, ce qui correspond � du gaspillage.
Les autres probl�mes de l'aviation congolaise sont bien connus de tous les congolais qui devraient b�n�ficier de plus de facilit�s pour voyager.

On a ainsi maintenu sciemment les prix les plus exorbitants (surtout par TAC) qui par les manigances perp�tr�s dans les coulisses, a emp�ch� l'ouverture de beaucoup d'autres compagnies a�riennes concurrentes tels que Kouilou Airways qui voulait baisser le prix du billet Pointe-Noire-Brazzaville � moins de 23000FCFA, WAC qui a eu plein de d�boires, et d'autres compagnies dont on oublie les noms, dont les avions lou�s, pourtant de belle facture, ont �t� sciemment bloqu� au sol sous des pr�textes fallacieux, alors que TAC visait les m�mes avions mais non conc�d�s par les propri�taires.

Ce n'est pas K�nya Airways qui pourra contredire ces assertions eux qui n'ont pas compris comment on a pu leur fermer la porte au nez pendant des mois sous de fallacieux pr�textes.

Ce qui est encore plus dangereux, c'est le fait que presque tous les travaux effectu�s (piste de Pointe-Noire, d'Impfondo, de Dolisie, d'Ollombo et m�me a�rogare de Maya) sont inaugur�s et mise en service sans qu'aucune commission technique n'en valide les travaux parce que dans ce no mans land qu�est devenu le Congo Brazzaville cela ne se fait pas de v�rifier ou de contr�ler les travaux effectu�s par ami.

C�est une insulte pour les congolais qui deviennent la ris�e du monde entier car "n'ayant pas de techniciens appropri�s en la mati�re" (les vrais techniciens �tant souvent d�laiss�s parce qu�ils ne sont pas compatibles avec le chemin d�avenir). Se dire Congolais et �tre fier de l��tre est devenu une v�ritable gageure quel que soit le lieu o� l�on r�side.

Selon le rapport d�Aout 2010 de l�Organisation de l�Aviation Civile Internationale (OACI), "� parmi les compagnies a�riennes africaines � risque ne remplissant pas les normes de s�curit� internationales, l'on peut citer Air jet et Angola Air service d'Angola, soci�t� nouvelle Air Congo, Trans Air Congo du Congo, Ceiba Intercontinental, Guinea Airways, Sudan Airways, Sudanese states aviation Company et des dizaines d'autres soci�t�s de transport a�rien qui ne peuvent, exercer leurs droits de trafic qu'en louant des avions aupr�s des compagnies remplissant les conditions requises pour survoler et atterrir en Europe..."

"Les Falcon 50 et 900 de la compagnie gabonaise sont les seuls autoris�s � mener des op�rations a�riennes dans l'espace a�rien europ�en ; seul le Boeing B-767-200 de Gabon Airlines est autoris� � atterrir dans les a�roports europ�ens. Les trois 777 de la compagnie angolaise Airlines Angola peuvent eux aussi exercer leur droit de trafic dans l'espace a�rien europ�en".

Le "riche" Congo Brazzaville n�a aucune compagnie a�rienne aux normes internationales de s�curit� contrairement au Burkina Faso, pays pauvres d�Afrique.

Quand on regarde simplement en brousse apr�s avoir lu l'article sur l'eau, il y a dans un village � 79 Km de Brazza (NKO) sur la nationale 2 o� il existe 2 forages. Les propri�taires avaient trouv� bon de ne facturer qu'au maximum 100FCFA le bidon de 25 litres.

Cependant, le pr�fet au cours d'une r�union a impos� pour le m�me bidon 200FCFA. Donc c'est une politique concert�e de ne pas accorder des facilit�s au peuple afin qu'il croupisse dans des difficult�s et la mis�re pour vite se retrouver dans la tombe afin de mieux asseoir certainement une couche sociale de nantis et mieux dominer le reste.

Il faudrait aussi savoir que c'est au Congo Brazzaville que la compagnie Air France fait ses meilleurs b�n�fices du monde car les prix du billet sont souvent 4 � 5 fois ce qu'ils sont ailleurs, pr�textant "l'assurance � cause de la guerre".
Ainsi, faire de la politique ne peut �tre tentant pour qui veut vraiment travailler honn�tement car quand on est technicien, on ne peut comprendre qu'un milliard sont soi-disant offert par SASSOU NGUESSO pour la r�fection au CHU, et que trois ans apr�s, on ne voit m�me pas une am�lioration dans les travaux envisag�s et stipul�s comme prioritaires.

Des tron�ons de route (parfois moins de 400 m�tres) sont souvent bloqu�s pendant plus de 5 mois pour soit disant des travaux de r�fection, mais cela ne contribue qu'� asphyxier le trafic dans la ville comme Brazzaville qui ne poss�de m�me pas le cinqui�me des routes de Cotonou, construite � l'aide de l'argent en provenance du Congo Brazzaville et notamment de Pointe-Noire.

Un exemple concret est la route de la maison d'arr�t allant vers le rond-point de la corniche qui est bloqu�e depuis Septembre 2010.
C'est un malin plaisir de bloquer le syst�me et de venir s'en accaparer par la suite avec l�aide d�une soi-disant entreprise "mieux structur�e" pour mieux g�rer.



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