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AFRIQUE

Congo Brazzaville : Les congolais aux urnes courant premier trimestre de 2016 pour les présidentielles


Alwihda Info | Par Jonas Mvouanzi - 23 Décembre 2015 modifié le 23 Décembre 2015 - 08:19

Face à l’Assemblée nationale, le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N'Guesso, a annoncé, le 22 décembre 2015, à Brazzaville, que l’élection présidentielle aura lieu courant le 1er trimestre de 2016. Ce rendez-vous va ainsi marquer le début effectif de la mise en œuvre de la nouvelle constitution qu’il a promulguée le 6 novembre dernier.


C’est une séance plénière spéciale que l’Assemblée nationale a organisée ce 22 décembre, pour permettre au président de la République de fixer l’opinion nationale et internationale sur la marche du pays, au lendemain du vote référendaire du 25 octobre dernier et de la promulgation de la nouvelle constitution le 6 novembre dernier.

Dans son message, Denis Sassou N’Guesso s’est voulu fidèle à l’esprit de la Constitution du 6 novembre 2015. Pour lui, en effet, c’est une question de bon sens, si l’élection présidentielle amorce la mise en œuvre effective de cette constitution : « le bon sens commande que l’élection présidentielle soit, après le vote de la nouvelle Constitution, le tout premier acte qui consacre l’entrée effective dans la nouvelle République», a déclaré le chef de l’Etat congolais, pour justifier la convocation de façon anticipée de l’élection présidentielle.

L’article 244 de la nouvelle loi fondamentale le lui autorise, puisqu’il prévoit la mise en place progressive des nouvelles institutions de la République. Selon cet article, « les institutions issues de la Constitution du 20 janvier 2002 fonctionnent jusqu’à la mise en place des nouvelles institutions sans pouvoir dépasser, pour les institutions pourvues par voie élective, l’expiration de leu mandat ».

Mais, plus le temps passe, plus les interrogations et les impatiences accroissent. Pour apaiser ces ‘’passions’’, le président congolais a, donc, jugé utile d’accélérer l’avènement effectif de la nouvelle République. Pour cela, «le conseil des ministres sera rapidement amené à convoquer le corps électoral plus tôt que prévu afin que l’élection présidentielle se tienne dans le courant du premier trimestre de l’année 2016 », a affirmé Denis Sassou N’Guesso, pour qui, « la césure entre les deux Républiques datera du jour de la prise de ses fonctions par le nouveau président de la République ». Selon le chef de l’Etat congolais, « c’est à partir de ce moment que s’enclenchera la réorganisation de l’Etat et la mise en place des nouvelles institutions prévues par la loi qui régit actuellement le fonctionnement de la République ».

Pour ne pas laisser les vides dans la compréhension et dans le fonctionnement de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso ne laisse pas de vide, précise : « pendant la période qui nous sépare de l’élection présidentielle, le gouvernement actuel continue d’assurer la charge des affaires de notre pays. Ainsi, sans qu’il n’y ait eu rupture dans le fonctionnement de l’Etat ni flottement dans la vie de la nation, ceux qui auront la responsabilité de la mise en place de l’ensemble de l’édifice institutionnel, le feront conformément à l’esprit et à la lettre de la nouvelle République, en des délais raisonnables qui soient en nécessaire adéquation avec la légalité et la légitimité nouvelles portées par les nouvelles institutions ».

L’urgence revient à l’actuel exécutif de faire adopter la nouvelle loi électorale, qui définira de nouvelles dispositions sur la préparation, l’organisation et le déroulement des élections au Congo, en se conformant aux principales conclusions du dialogue national de Sibiti ainsi qu’aux recommandations des concertations et consultations qui avaient précédé ce dialogue.

lectoral plus t



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